Une poutine néofasciste

Les parallèles entre le régime de Poutine en Russie et l’ancien Troisième Reich allemand d’Adolf Hitler ne sont plus à démontrer  : homophobie avouée ( une loi a été entérinée en ce sens); xénophobie rampante ( raids policiers contre les «  étrangers  »); contrôle des médias par l’État; pouvoir autocratique du gouvernement; répression des opposants politiques; et culte du chef.

Et, dernièrement, la ressemblance vient de se resserrer encore plus entre les deux régimes avec l’invasion de l’est de l’Ukraine par les forces armées russes et l’annexion antérieure de la Crimée.

En effet, tout comme les nazis ayant annexé les Sudètes en Tchécoslovaquie et l’Autriche à l’orée du deuxième conflit mondial sous le prétexte de réunir tous les Allemands de souche, le Kremlin use du même prétexte dans sa velléité d’étendre ses frontières en Ukraine afin de ramener au bercail les ressortissants russes de ce pays.

À l’époque, les futurs pays alliés avaient concédé aux demandes de l’Allemagne espérant ainsi atténuer ses ardeurs hégémoniques. Mais rien n’y fit. Hitler continua ses conquêtes jusqu’à l’invasion de la Pologne qui déclencha les hostilités de la Seconde Guerre mondiale.

Nous pouvons constater le même schème de pensée de la part de Vladimir Poutine. Après la prise de possession de la Crimée et de l’est de l’Ukraine, voici que ce dernier affirme lors d’un discours prononcé il y a deux jours devant une foule en liesse que «  le peuple russe et le peuple ukrainien sont quasiment un seul et même peuple  »… laissant présager des manœuvres militaires expansionnistes à venir.

Un pareil scénario que jadis se profile à l’horizon et advenant la conquête totale de l’Ukraine par la Russie, les puissances occidentales pourraient être obligées de monter dramatiquement le ton afin de sécuriser les frontières de ses alliés de l’OTAN jouxtant l’Ukraine.

Avec une telle «  poutine néofasciste  » composée d’ingrédients aussi indigestes, reste à savoir si l’histoire se répétera…

La droite xénophobe

Une tendance inquiétante balaie la droite politique dans le monde occidental.

De l’Europe à l’Amérique du nord, l’ancienne droite libérale multiculturaliste cède la place à une droite conservatrice réactionnaire et xénophobe.

Les représentants du pouvoir exécutif des trois grandes nations européennes, tous conservateurs, tournent le dos à l’intégration des immigrants qu’ils qualifient comme étant un échec: le président de la France, Nicolas Sarkozy; la chancelière allemande, Angela Merkel; le premier ministre britannique, David Cameron.  À ce stade, il n’y a qu’un pas à franchir pour parler de xénophobie, voire de racisme.

De plus, en Suède, un parti d’extrême droite a réussi à faire élire des députés au parlement tandis qu’en Hongrie, un régime fasciste contrôle le pays d’une main de fer.

Et, en Amérique du nord, le Tea Party de Sarah Palin, mouvement politique ultraconservateur, accusé de racisme, prend de l’ampleur en dénigrant fanatiquement le premier président américain noir de l’Histoire, Barack Obama.

Lentement, mais sûrement, l’Occident s’éloigne des principes démocratiques et d’ouverture sur les autres cultures de la planète tandis que le monde musulman s’éveille aux principes du libéralisme politique, pourtant issu de la sphère occidental, dans sa propre Renaissance en pleine ébullition, notamment en Libye, Tunisie et en Égypte.

Une situation plus que paradoxale.

D’un coté, un glissement vers l’extrême droite est en train de s’opérer dans les sociétés occidentales et de l’autre, les pays musulmans, qui s’ouvrent à la démocratie et à l’éveil des libertés individuelles, dont celles des femmes.

Par ailleurs, sociologiquement, le paradoxe est encore plus prononcé.  Une jeune population musulmane aspirant à plus de liberté et de justice s’oppose à une communauté vieillissante en Occident cherchant à protéger à tout prix ses prérogatives et ses paradigmes culturels face à une immigration étrangère en progression, beaucoup composée de personnes de confession musulmane.

Cependant, on peut se questionner sur les véritables motifs de cette montée de l’extrême droite en Occident.  Le multiculturalisme a connu bien des heurts, exacerbés par les médias aux penchants sensationnalistes, mais, globalement, on ne peut parler implicitement de fiasco.  Sans compter que les nations occidentales ont besoin d’immigrants pour contrer l’implosion de ses populations générée par leur déficit de régénération démographique.

Mais, surtout, les motivations de la droite conservatrice doivent être mises en examen.

En propageant la crainte de l’étranger à la nation ou d’une immigration menaçante et agressive contre les caractéristiques culturelles de l’Occident via la propagande des conglomérats médiatiques privés souvent sous son contrôle idéologique, la nouvelle droite xénophobe espère susciter la peur afin de maintenir sa mainmise sur le pouvoir politique et même de l’accentuer encore plus.

C’est pourtant vieux comme le monde.  Adolf Hitler a déjà usé du même stratagème dans le but d’obtenir l’autocratie totale en échafaudant l’incident de l’incendie du Reichstag tout en rejetant sa paternité sur la communauté juive après avoir monté son peuple contre elle…

Niveau de difficulté de texte selon Scolarius d’Influence Communication :  191 (initié)

Barack Obama est le nouvel Adolf Hitler!

Si vous voulez rire un bon coup et constater la bêtise de la droite libertarienne en face de l’élection de Barack Obama, regardez ce clip!

Pour les tenants de cette idéologie, toute intervention de l’État est du fascisme.  Il vaut mieux ne jamais interférer dans le divin marché et laisser faire la main invisible pour résoudre tous les problèmes sociaux et économiques.   

N’importe quoi!