Politoblogue

Parce que tout est politique

Diagnostic de l’ADQ

interdiction_adqMouton noir des partis politiques pendant toute son existence, l’ADQ a connu deux vagues de popularité dans l’électorat lui permettant d’espérer prendre le pouvoir.  Mais, à deux reprises, les électeurs ont détourné leur affection pour ce parti politique qui n’est, en réalité, qu’un succédané du Parti Libéral du Québec.   Et, on le voit présentement, le jugement de l’électorat a été avisé.

Faisons un court diagnostic de l’ADQ : elle fut longtemps le parti d’un seul homme même après l’élection de 2007 avec une présence en chambre de 41 élus. À cette époque pas si lointaine,  la députation adéquiste de piètre qualité faisait bien pitié face à deux groupes parlementaires expérimentés que sont le Parti Québécois et le Parti Libéral du Québec. 

L’ADQ avait enfin eu sa chance et a passé à coté de manière lamentable.  Même avec l’ajout de quelques personnalités plus ou moins connues, comme Gilles Taillon,  le jugement des citoyens a été sans équivoque car aucun parti politique ne peut aspirer à diriger un État avec une équipe autant dénuée des compétences essentielles à la bonne gestion d’un gouvernement.

La dernière course à la chefferie, que l’on peut qualifier comme la pire qu’ait connu un parti politique au Québec, illustre clairement que l’ADQ n’a jamais atteint un stade de maturité lui permettant de réclamer pertinemment les rênes du pouvoir.

Et il y a quelques jours, la scène disgracieuse de la démission du nouveau chef récemment élu, Gilles Taillon, à la suite des départs des députés adéquistes Marc Picard et Éric Caire, confirme une fois de plus que les bases de ce parti ne se sont jamais consolidées après 15 ans de présence sur la scène politique. 

Et le « couronnement catastrophe » de Gérard Deltell, un novice en politique active, en tant que successeur du court règne de Gilles Taillon,  atteste davantage que l’ADQ fut, est et sera toujours un parti sans réelles assises qui vogue au gré des marées sans compas à son bord. 

Bref, une formation politique n’ayant jamais pu compter sur une clientèle électorale solide, une représentation parlementaire crédible et un programme cohérent en raison de son populisme facile et de ses affirmations démagogiques à l’emporte-pièce.

L’Action Démocratique du Québec a toujours vacillé sur des fondations qui tenaient à peine debout et la même histoire se répète encore après le départ de Mario Dumont.

Il ne suffira que d’un petit coup de vent pour faire s’écrouler toute la baraque…

À lire:

Un chef à l’image de l’ADQ

Le torchon brûle à l’ADQ

L’ADQ est toujours aussi déconnectée

L’ADQ est moribonde

novembre 15, 2009 Posté par Jimmy St-Gelais | politique, québec | , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

En hommage à G.W. Bush

Dans cette vidéo, Megadeth, un groupe heavy métal des années 80-90, a été précurseur du règne de G.W. Bush et a même dépassé la réalité avec un scenario que plusieurs avaient envisagé.

Prenez attention aux symboliques!  Elles sont nombreuses!

À VOIR JUSQU’AU BOUT (ça en vaut la peine)!

APRÈS VOTRE PREMIER CLIC SUR LA VIDÉO, VOUS DEVREZ CLIQUER SUR “WATCH ON YOU TUBE” AFIN DE RESPECTER LES DROITS D’AUTEUR.

BON VISIONNEMENT!

novembre 13, 2009 Posté par Jimmy St-Gelais | états-unis | , , | 6 commentaires

Pour une démocratie plus participative

art081201121922La démocratie au Québec est en crise.  Le taux de participation à tous les niveaux du gouvernement est en baisse dans la foulée de tous les scandales qui ont accablé le monde politique.

La dégradation du sentiment démocratique appelle à une revalorisation du devoir citoyen par un recentrage de l’électeur dans la prise de décision politique.

Au-delà de la volonté de revoir les règles entourant le financement des partis politiques, il y a une constatation de plus en plus évidente : la démocratie représentative vient de démontrer ses limites et a peut-être atteint son stade de non-viabilité.  Ou, dû moins, elle devrait être agrémentée d’une participation citoyenne plus directe afin de rétablir la crédibilité du processus démocratique.

La récente proposition du Directeur général des élections, Marcel Blanchet, va en ce sens.  La formation éventuelle d’un jury citoyen délibérant sur le dossier du financement politique est un pas vers une réappropriation, même partielle, des centres décisionnels par les citoyens après une dérive concentrant le pouvoir dans les mains de professionnels de la politique, de technocrates et de lobbys d’affaires infiltrés dans toutes les sphères de l’autorité publique. 

Les partis politiques officiels, PQ, PLQ et ADQ, ont pourtant rejeté l’idée du DGE car l’établissement d’un tel exercice participatif rapprochant les électeurs des leviers politiques édulcorerait leur influence déterminante sur la chose politique.

Le temps est désormais venu de retourner le pouvoir dans les mains de ceux à qu’il appartient de droit et pour ce faire nous pouvons nous inspirer de plusieurs exemples de part le monde de démocratie participative (comme dans les cantons suisses par exemple).

Il est plus que jamais nécessaire de cesser d’apprécier l’électeur comme un enfant dont l’élu serait le parent et de l’impliquer enfin dans la gérance politique à l’aide de jurys citoyens, de budgets participatifs, de sondages délibératifs ou de référendums car la démocratie québécoise vient de dépasser son stade infantile et demande d’atteindre sa maturité.

À lire:

Collusion dans la construction et mœurs politiques

La machine à magouille des libéraux

L’argent parle chez les conservateurs

Une loi vide de sens

Une démocratie plus équitable

Pour en finir avec la corruption politique

novembre 8, 2009 Posté par Jimmy St-Gelais | philosophie politique, politique, québec | , , , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Convergence politico-médiatique

jean-charest-005pierre karl peladeauLe rideau est levé.  La grande pièce théâtrale de la tragédie grecque de la dette publique du Québec peut enfin être jouée.

Le gouvernement Charest entame le premier acte avec l’annonce d’un déficit projeté de 4,7 milliards pour 2009.  Et Quebecor via TVA et l’antisyndical Journal de Montréal dramatise la scène en amplifiant pernicieusement le sujet avec des semaines de reportages titrés « Le Québec dans le rouge », question de faire « freaker » encore plus les contribuables et de les préparer à la suite des choses qu’élaborent les metteurs en scène de cette campagne propagandiste.

On le sait, les 475 000 employés du gouvernement provincial regroupés sous le front commun syndical (Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), Confédération des syndicats nationaux (CSN), Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec(FTQ)) rentrent désormais en période de négociation avec l’État québécois. 

Les frictions s’annoncent intenses: d’un coté, le gouvernement libéral qui n’apprécie guère le mouvement syndical mais plutôt les intérêts de grandes entreprises privées telle que Power Corporation;  et de l’autre, les salariés de l’État qui réclament 11,25% sur trois ans et qui en ont gros sur le cœur avec le décret de 2005 les ayant antérieurement amputé de deux années de hausses salariales.

Alors, il est de mise de mettre de la pression sur les syndiqués gouvernementaux en martelant encore et encore dans les médias que le pauvre petit Québec s’enlise dans un trou noir financier et qu’il faut limiter et même dépecer le budget de l’État coûte que coûte car notre endettement menace le bien-être des générations futures.

Comme toujours, la faute revient évidemment aux méchants parasites syndiqués ainsi qu’à nos services sociaux trop dispendieux, et non pas à la diminution au fil des années des quotes-parts des compagnies privées aux coffres de l’État, à l’évasion fiscale ou au pillage de nos ressources naturelles par les grands capitalistes sans ristourne véritable au peuple québécois. Bien sur que non!

En fait, la dette publique du Québec, qui fut de 2,2 milliards en 1971, augmenta jusqu’à 128,7 milliards en 2009 en complète synchronicité avec les élévations des bénéfices ainsi que des allégements d’impôt des entreprises privées canadiennes.  De 1964 à 2004, les profits des compagnies furent multipliés par un facteur de 4,7 tandis que leurs contributions fiscales diminuèrent de 4,2% à 2,4% du PIB de 1984 à 2004 (soit 43% de moins)! En 1999, 52% des entreprises québécoises n’ont pas payé d’impôt alors qu’elles avaient enregistré plus de 9 milliards de bénéfices! De plus, en 2002, Québec a octroyé 4,2 milliards d’aide financière aux gens d’affaires tandis que leurs compagnies n’avaient contribué que 3 milliards aux deniers publics!  Un manque à gagner de 1,2 milliard (source)!  Et les mercantiles ne cessent de se plaindre qu’ils sont trop taxés au Québec!

Quel est le résultat de cette dynamique de transfert du fardeau fiscal des entreprises vers les petits citoyens? En 2008, 80% des revenus de l’État provenaient des particuliers!

C’est alors que Quebecor, dirigé par l’infâme Pierre-Karl Péladeau (ex-sympathisant communiste et maintenant gros capitaliste avare), rentre en scène et jette de l’huile sur le feu en utilisant son empire médiatique afin de faire gober à la population les vertus de la recette des Lucides de Lucien Bouchard et compagnie.   Avec tout le poids de ses journaux, de ses magazines et de son réseau de télédiffusion, Pierre-Karl Péladeau cherche à éclipser les vraies raisons de l’explosion de la dette publique en blâmant nos acquis collectifs et le mouvement syndical afin de détourner l’attention des citoyens de ses véritables causes.

En outre, PKP fait d’une pierre deux coups en privilégiant dans ses médias les propos dogmatiques des « grands penseurs » de la droite économique qui pullulent à l’Institut Économique de Montréal.

En premier lieu, il emploie de soi-disant collaborateurs au Journal de Montréal (qui ne sont, en fait, que des émissaires de l’IEDM) en les utilisant comme briseurs de grève (scabs) durant le lock-out imposé aux syndiqués de ce quotidien. 

Pensons à Daniel Audet, membre du conseil d’administration de l’IEDM, qui nous déverse par sa chronique quotidienne le même discours creux et répétitif de dégraissage de l’État ou à l’inimitable Nathalie Elgrably-Lévy dont les travers démagogiques sont bien connus. 

Plus récemment, c’est-à-dire le 28 octobre 2009, on publiait le prétendu témoignage d’un papa québécois qui s’inquiète de la dette refilée à son bambin.  Ce que le Journal de Montréal a évité de dire dans cet article est que ce père, Yannick Labrie, est un chercheur associé à l’Institut Économique de Montréal!  Quebecor est vraiment prompt à faire toutes les bassesses et joue sur la fibre sentimentale ainsi que sur la fourberie afin de faire passer son message doctrinal et propagandiste.

En second lieu, avec cette collaboration de l’Institut Économique de Montréal, Pierre-Karl Péladeau attaque de front et dénigre tout le mouvement syndical québécois en propageant les vils mensonges de l’IEDM pour en finir avec les syndicats présents dans ses entreprises qui gênent ses activités commerciales.  En affaiblissant l’ensemble des syndicats québécois, il espère nuire à ceux qui l’empêchent de mener sa shop à sa guise.

C’est dans ce contexte que débutent les négociations dans le secteur public.  En trame de fond, une concentration indue des médias au Québec contrôlée par un homme d’affaire sans scrupule poussant à une privatisation accrue des services collectifs ainsi qu’à la décapitation des « vaches sacrées » et un gouvernement libéral trop heureux du tapage médiatique autour de la question de la dette publique qui lui donnera les coudées franches pour dicter par décret la future convention collective des fonctionnaires.

Il s’agit d’une véritable complicité entre deux acteurs dont les intérêts coïncident.  Une collusion naturelle entre un empire médiatique dominant peu préoccupé par les conditions des travailleurs au Québec avec un gouvernement au parti pris pro-patronal et antisyndical.    

Après la convergence médiatique, voilà la convergence politico-médiatique!

Tout est en place!  Que le spectacle commence!

À lire:

Le combat des employés du Journal de Montréal est le combat de tous les travailleurs

Pierre-Karl Péladeau : l’avarice du parvenu des médias

Pierre-Karl Péladeau se maintient dans sa mégalomanie

À l’attaque des programmes sociaux!

novembre 1, 2009 Posté par Jimmy St-Gelais | médias, politique, québec, ressources naturelles | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Collusion dans la construction et mœurs politiques

corruption1Rien ne va plus.

Les récentes révélations d’une collusion des entrepreneurs en construction lors de l’octroi de contrats municipaux ou gouvernementaux, la corruption politique afférente et le ras-le-bol général appellent à une remise en question des mœurs politiques.

Tout a commencé avec la saga des compteurs d’eau pour être suivi par les allusions de relations douteuses de Benoit Labonté, ancien chef de l’opposition à l’Hôtel de ville de Montréal,  avec l’entrepreneur Tony Accurso.  En entrevue à RDI, Monsieur Labonté a répondu à ces accusations en impliquant anonymement plusieurs élus et fonctionnaires dans le « système mafieux » qui régnerait à la Ville de Montréal.

Et le gouvernement libéral de Jean Charest réagit avec tiédeur en écartant une enquête publique, comme s’il avait des choses à cacher, et remet la paternité du dossier à la Sureté du Québec (SQ) avec l’opération Marteau afin de se délester des conséquences politiques éventuelles et de diluer ses rapports incestueux avec certaines entreprises privées de génie-conseil et de construction.

Pourtant, les coûts de construction en infrastructure au Québec sont de 42% supérieurs à la moyenne des provinces canadiennes (selon le reportage d’Enquête à Radio-Canada) et l’on se demande pourquoi notre réseau routier est en si pitoyable état.  Il y a évidemment anguille sous roche.

Le monde politique québécois est malade, même si notre démocratie est l’une des plus saines de la planète par ses pratiques électorales intègres.  Mais le symptôme de la maladie se situe en amont, pas en aval. 

Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. 

Le nœud du problème se situe dans le financement des élus et des partis politiques.  Bien qu’une loi sur le financement des partis politiques ait été votée en 1977 par le Parti Québécois, il semble évident que cette législation manque de dents et devrait être revue de fond en comble. 

Comme je l’affirmais dans un précédent article publié dans Le Devoir, il faudrait limiter le financement des partis politiques qu’aux contributions de l’État déterminées en rapport aux nombres de voix obtenues.  Ainsi, un parti politique ne recevrait qu’un budget égal à la quantité de votes reçus lors du dernier scrutin et ne pourrait travestir les élections et la gestion des affaires publiques par des dons électoraux privés et particuliers contraires aux intérêts collectifs.

Seulement ainsi pourrions-nous assainir les mœurs politiques et se payer une véritable démocratie.

À lire: Une loi vide de sens, Une démocratie plus équitable, Pour en finir avec la corruption politique

octobre 22, 2009 Posté par Jimmy St-Gelais | politique, québec | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 11 commentaires

Un chef à l’image de l’ADQ

PC_090915gilles-taillon_8Enfin.  L’Action Démocratique du Québec a un chef à la juste mesure de son idéologie politique. 

Il était un peu anachronique d’avoir un jeune dans la trentaine à la tête d’une formation politique aussi rétrograde et même réactionnaire à certains égards.  Mais c’était là la beauté de la chose :  mettre en avant de la scène un petit jeune “premier de classe” pour faire avancer les lubies vétustes d’un parti fondé et dirigé à ses tous débuts par une relique du passé (Jean Allaire, né en 1930). 

Bref, on essayait de draper le programme carrément conservateur du parti sous un emballage de nouveauté afin de séduire ainsi que duper un électorat peu conscientisé politiquement.

En fait, un tel parti politique aurait été beaucoup plus cohérent avec un dirigeant dont l’âge réflétait les notions arriérées de l’ADQ.  Maintenant, c’est chose faite avec Gilles Taillon. 

Désormais, la voix principale de l’ADQ est au diapason de sa plate-forme électorale et les électeurs peuvent enfin voir le vrai visage de ce parti avec son nouveau chef âgé de 64 ans, issu du patronat et imprégné des idées d’une autre époque. 

On est loin du sympathique Dumont, fier représentant de la jeunesse et soi-disant porteur d’idées « novatrices », qui faisait écran aux véritables promoteurs et objectifs du parti.

octobre 20, 2009 Posté par Jimmy St-Gelais | politique, québec | , , , , , | 10 commentaires

Des origines et de l’utilité des religions

world-religions-11Quelle est la source de l’éclosion d’un phénomène religieux?  La révélation divine à un messie ou un simple contexte historique favorisant son apparition?

De prime abord, l’Homme a toujours tenté d’expliquer ce qu’il ne saisissait pas des phénomènes naturels ou des grandes questions existentielles par des références surnaturelles, mythiques ou divines.  Une réaction anthropologiquement normale qui permettait et permet encore à l’Humain de combler le vide dont ce qu’il ne peut expliquer l’existence.    

Par ailleurs, les religions ont toujours joué un rôle social prépondérant dans les sociétés plus primitives.  Dès les débuts de la vie en collectivité, les communautés humaines cherchaient à définir les rapports sociaux entre les individus.  Aucun État de droit n’étant présent, les groupes humains devaient édicter un code de conduite applicable à tous et chacun pour le bien commun.  Ainsi, toutes les religions possèdent un ensemble de règles morales qui ont inspiré d’une façon ou d’une autre les lois qui régissent actuellement les civilisations contemporaines.  

De plus, l’avènement et l’expansion d’une religion peuvent trouver leurs origines en réaction à un environnement d’oppression ou d’indigence. 

Par exemple, le christianisme est né de l’opposition au joug romain et au barbarisme de l’Empire.  À la force et la violence, les chrétiens proposaient la compassion et la paix. Ainsi, il semble plus plausible que Jésus-Christ ait été un agitateur politique et l’un des premiers révolutionnaires de l’Histoire que l’improbable fils de Dieu affirmé par la Bible.  Tout ce qui a été écrit par la suite à son sujet n’est probablement qu’exagération et fabulation tirées de la pensée rudimentaire régnant dans les siècles subséquents.

Un autre exemple est la popularité et l’extension de l’Islam aux XXe et XXIe siècles.  Cette religion monothéiste se renforce à l’époque contemporaine et accueille progressivement un nombre croissant de fidèles, particulièrement en Afrique où la misère est grande.  Encore ici, il s’agit d’un réflexe à une situation historique et socio-économique particulière.  Devant l’extrême pauvreté, bien des populations se refugient dans la foi en un dieu protecteur dans l’espoir d’une après-vie meilleure. 

Quel est l’avenir des religions?  En face des temps difficiles au niveau social, géopolitique, économique ou environnemental que nous entrevoyons par la porte embrouillée du futur, nous pouvons assister à une recrudescence de la fibre ecclésiastique, chez-nous, en Occident.  La crainte de l’avenir, la plus grande inconnue de toute, surtout à notre ère perturbée, alimente les religions et ravive la flamme croyante au risque de s’éloigner de la raison et de la logique.

octobre 18, 2009 Posté par Jimmy St-Gelais | anthropologie, religion | , , , , , , , , | 7 commentaires

Les effets négatifs de la consommation

Voici une petite vidéo destinée aux petits et aussi aux plus grands expliquant très bien le cycle insensé de la surconsommation de masse (vous devrez cliquer sur les vidéos suivantes afin de voir la suite- partie 2 jusqu’à 7):

octobre 11, 2009 Posté par Jimmy St-Gelais | environnement, ressources naturelles, société, économie | , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Le vol de la dette publique

ressourcesNous jouissons, au Québec, d’une qualité de vie exceptionnelle.  Des services sociaux à faire pâlir de jalousie un grand nombre d’américains, surtout en ces temps de disette économique, et un environnement social généralement paisible dans lequel on peut évoluer sans avoir peur de se faire agresser au tournant de la rue ou au dépanneur du coin. 

Par ailleurs, le coefficient de Gini, mesurant le niveau d’inégalité économique dans une société donnée, a récemment fait ressortir que le Québec a connu depuis vingt ans une moindre accentuation de l’iniquité sociale en comparaison des autres provinces canadiennes ou des États-Unis.  Il en est de même pour les pays à tendance social-démocrate de la Scandinavie et de l’Europe de l’Ouest qui ont su freiner l’aggravation des écarts de revenus dans leurs populations respectives.  

Certains rétorquent que le poids d’un tel ensemble de mesures d’aplanissement socio-économique est trop lourd à porter et que celui-ci se maintient au prix d’un endettement public dangereusement élevé. Ceci est l’éternelle rhétorique de la pensée mercantile qui réduit tout ce qui est social à la plus simple expression monétaire sans apprécier le facteur humain de l’équation sociétale. 

Même si l’on admet que la dette publique de l’état du Québec demeure l’une des plus élevées en Amérique du nord, on est en droit de se demander comment en est-on arrivé là? 

Depuis la grande noirceur de Duplessis jusqu’au présent gouvernement libéral de Jean Charest, le Québec a toujours plié les genoux devant les multinationales, particulièrement américaines, et a éternellement hésité à demander de véritables redevances sur l’exploitation abusive de ses ressources dont l’objectif aurait été d’assurer la préservation de celles-ci et l’enrichissement de la nation.

On apprenait, en juin dernier, que 22 entreprises minières ont échappé à l’impôt entre 2002 et 2008 en s’appuyant sur tel ou tel avantage fiscal douteux. 

Les compagnies forestières, elles aussi, ne sont pas à plaindre.  Après avoir rasé les aires forestières durant des décennies avec le consentement implicite des gouvernements tout en ne retournant que des miettes à la collectivité, elles ont reçu, en 2007,  351 millions de dollars en remboursement de travaux sylvicoles après avoir déboursé 228 M$ en redevances et 5 M$ en impôt sur les profits! Faites le calcul vous-même!  À cela, il faut ajouter les centaines des millions de dollars d’aide à l’industrie forestière octroyés par le provincial!

Parlons de l’eau qui sera la ressource la plus convoitée dans l’avenir.  Durant longtemps, Pepsi, Coca-Cola, Danone, Nestlé et Naya s’en sont donnés à cœur joie en pompant notre ressource hydrique sans contrôle ni perception monétaire de l’État. Devant le tollé général, la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), Line Beauchamp, a annoncé qu’à partir de 2009 les grands exploitants d’eau seront soumis à une taxe pouvant rapporter un misérable 5,5 millions aux deniers publics!  Pourtant, Québec devrait taxer davantage ces compagnies qui aspirent l’eau de nos rivières, de nos lacs, de notre nappe phréatique sans créer le moindre emploi de qualité et concourir à la prospérité économique du Québec.

Notons qu’en Alberta, seulement dans le domaine des sables bitumineux, la province a pu engranger plus de douze milliard$ en redevances – douze milliard$!- et cela pour une seule et unique ressource!

Le peuple québécois, jadis colonisé de la couronne britannique et maintenant colonisé du capital américain, a constamment su courber l’échine comme une bonne populace servile habituée à se faire piétiner en vendant ses richesses naturelles pour une bouchée de pain à des intérêts étrangers.

Une dette publique de l’ordre de celle que nous possédons actuellement est une aberration.  Il existe un véritable décalage entre notre capital de trésors naturels et la condition de nos états financiers publics.

Après tout, le territoire du Québec regorgeait et regorge encore de richesses naturelles et nous devrions, en rapport à notre petite population et notre faible occupation du sol, n’avoir aucune dette de la dimension de celle qui accable actuellement nos finances publiques.

Une somme colossale a été tirée de nos poches au fil des décades et s’est enfuit hors de nos frontières à notre plus grand désavantage.  Et maintenant, nous payons l’addition de notre laisser-faire et de notre laxisme.

Ce n’est pas le filet social dont notre peuple s’est doté qui est la cause de notre endettement collectif, comme tente de nous faire croire la bien pensante élite mercantile nord-américaine qui a le culot de nous culpabiliser pour notre solidarité sociale, mais bien le vol de nos ressources naturelles par cette dernière.

octobre 10, 2009 Posté par Jimmy St-Gelais | politique, québec, ressources naturelles, économie | , , , , , , , , , | 2 commentaires

Nous nous verrons sur l’autre rive mon Pierre!

Si tu te couches, ils vont te piler dessus. Si tu restes debout et tu résistes, ils vont te haïr mais ils vont t’appeler ‘monsieur’ ” – Pierre Falardeau

octobre 3, 2009 Posté par Jimmy St-Gelais | citations, québec | | 2 commentaires