Les banques prêtent de l’argent qu’elles ne possèdent pas

C’est une vérité peu connue.

Les banques prêtent de l’argent qu’elles ne possèdent pas.

L’histoire du système bancaire contemporain remonte au XVIIe siècle et le résultat actuel se résume en la fondation de la monnaie scripturale menant au gonflement de la masse monétaire par l’opération des banques lors des octrois de prêts à leurs clients.

En fait, le tout se joue par une double écriture au bilan de l’entreprise bancaire.

Ainsi, lorsqu’une banque prête de l’argent à un particulier ou à une entreprise privée ou publique, elle inscrit le montant de ce prêt autant dans son actif que dans son passif, même si elle ne détient pas dans ses livres la globalité de cette somme.

La seule obligation de sa part est de maintenir en liquidité une fraction du prêt déterminée par la banque centrale du pays dans lequel elle opère.  C’est ce qu’on appelle la réserve obligatoire.

Ce taux de réserve obligatoire peut varier d’un pays à l’autre car les diverses banques centrales établissent les ratios de réserves obligatoires des banques commerciales selon des objectifs de politique économique propres à chaque nation.  De la sorte, en haussant le pourcentage de cette réserve, un État met un frein au crédit ou, dans le cas contraire, le favorise.

Mais le problème de tout ce beau stratagème de l’ordre bancaire se situe à un niveau éthique.

Même si les banques comptabilisent les crédits octroyés dans leurs passifs et actifs, ce qui revient à une balance nulle, il faut noter qu’elles chargent tout de même des intérêts sur des capitaux prêtés qu’elles ne disposent pas en totalité.

C’est en cela que les banques volent tous leurs clients et bien que certains défenseurs avancent les bienfaits des effets multiplicateurs du crédit sur la viabilité économique, il n’en reste pas moins que les prérogatives concédées à la structure bancaire et financière méritent d’être questionné, surtout en rapport aux milliards de dollars qu’elle engrange à chaque année.

Ajout: " La banque peut aussi créer simultanément la monnaie et la créance qui en constitue la contrepartie. En effet, elle peut, par exemple, accorder une avance de trésorerie ou une autorisation de découvert à un agent en contrepartie d’un simple engagement de rembourser pris par cet agent. Elle détient alors une créance sur l’argent, en échange de laquelle elle crédite son compte en banque. Lorsque le client rembourse sa dette à la banque, la monnaie créée par l’opération initiale est détruite” – Jacques Généreux, Introduction à l’économie, Page 85.

À lire: La fin de la logique comptable

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53 réflexions sur “Les banques prêtent de l’argent qu’elles ne possèdent pas

  1. Il faut dénoncer les arnaques du monde bancaire pendant que d’autres essaient de convaincre les gens qu’il faut démanteler l’état… qui serait responsable de tous les maux…

  2. Pour moi, le problème avec les banques n’est pas là. Le principe des banques fut le même que celui des cies de téléphone. Pour faire des sous, il faut se rendre indispensable. Donc, on charge au début le moins possible pour les services de base, frais bancaires pour les banques et service de base pour le téléphone (et première ligne de coke…), quitte même à ce que ces services soient déficitaires, en concentrant ses profits sur les services spécialisés, prêts pour les banques, appels interurbains pour le téléphone. En effet, pour vendre ces services spécialisés, il faut que le client potentiel ait le service de base.

    Le temps passant, ces services deviennent essentiels. Alors, on convainc la population que l’interfinancement est inéquitable. On peut alors allègrement augmenter le prix des services de base. Bref, les frais bancaires (et le service de base pour la téléphonie), qui coûtent proportionnellement beaucoup plus chers aux pauvres, augmentent (comme on veut faire augmenter le tarif patrimonial) en flèche… et ce sont les plus pauvres qui subissent le plus ces hausses !

  3. @darwin

    Néanmoins Darwin, on doit avouer que le passe-passe comptable que les banques effectuent dans l’octroi de prêt est questionnable.

    Si un particulier usait de la même technique lorsqu’il prête de l’argent, il serait vite millionnaire!

  4. lutopium :
    @L’Agitateur… agir? Entièrement d’accord. Alors, on marche cet après-midi? 13 heures au métro Lionel-Groulx.

    Cela reste technique. Quand je parle de transformer la réalité, ce n’est pas en marchant et scandant des slogans qu’on y arrivera. Les caméras n’abolissent pas le capitalisme, ni même les paroles.

  5. Et de toute façon… Regardez le beau travail des médias!

    «Les «méchants casseux» du Centre Bell doivent payer!»

    Et hop, quelqu’un parle ici de «groupes marginaux», et hop, un autre aborde les «gangs de rue», et vite, les communistes, les anarchistes, etc., deviennent des gangs de rue, donc illégaux..?!?

    Dsl, mais le discours de l’Agitateur est juste…. Seulement, tout est fait pour contrer cela. Comment passe t-on par-dessus cela?

  6. Je suis content qu’on s’intéresse de plus en plus à ce sujet du côté de la gauche, mais la logique que cet article expose est quelque peu erronnée (comme celle de plusieurs documentaires et autres articles disponibles sur le web, tel que le film Money Masters par exemple).

    Lorsque les banques font un prêt, elles n’inscrivent pas à la fois un actif et un passif et ne prennent pas l’argent de nulle part. L’argent provient soit des dépôts, soit des marchés "wholesale" ou soit de la banque centrale. Dans les trois cas, l’argent n’est pas gratuit (mais presque) puisque la banque doit verser de l’intérêt. La banque fait son profit sur la différence entre le coût de ces fonds et le taux chargé.

    Si je prends les chiffres de la banque Royale, qui a rapporté ses résultats du deuxième trimestre hier, sa marge de profit pour les activités "retail" était de 2.86%. Cette banque a des prêts se chiffrant à $286 milliards et des dépôts de $398 milliards.

    En passant, Darwin s’en fait avec les frais, mais ceux-ci ne sont pas très important. Pour la Royale, ils n’ont représenté que 7% de ses revenus.

    Ceci étant dit, c’est là que l’arnaque se produit. Lorsque vous déposez de l’argent dans votre compte chèque, vous pouvez la retirer comme bon vous semble alors que la banque peut le prêter pour 5 ans. Comment la banque peut-elle se le permettre? Parce qu’elle sait qu’un nombre limité de déposants viendront retirer leurs dépôts à vue un jour donné, et si c’était le cas, elle pourrait emprunter des liquidités à la banque centrale (qui elle créerait cette monnaie à partir de rien).

    Maintenant, même si une banque commerciale n’a pas le pouvoir de créer de la monnaie à partir de rien, comme le présent article le prétend, il y a quand même de la création de monnaie qui se fait dans le système.

    C’est bien simple: Sylvain dépose $100 à sa banque, sa banque ABC garde $10 en réserve et prête $90 à Lutopium; qui lui utilise l’argent pour s’acheter un lecteur mp3 chez Future Shop; qui déposera ses recettes de la journée à sa banque XYZ; qui elle conservera $9 en réserve et prêtera $81 à Darwin le lendemain, etc…

    Comme mon exemple le démontre, la banque crée des prêts à partir de dépôts qui ne lui appartiennent pas légitimement. À la fin de mon exemple, il y a $190 de dépôts et $81 dans les poches de Darwin, ce qui totalise $271, tout ça à partir du $100 déposé par Sylvain!

    J’explique le phénomène et ses conséquences de long en large sur mon blogue, à commencer par ceci:

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/20/comment-les-banques-creent-de-largent-partie-2/

    L’autre gros problème avec le système bancaire est qu’il est subventionné. Par exemple, le gouvernement Fédéral a injecté $125 milliards dans la SCHL l’an passé pour que celle-ci achète des hypothèques aux banques pour les titriser. Cela a permis aux banques de faire des milliards de profits faciles sur notre dos.

    Par ailleurs, la Banque du Canada supporte l’arnaque en créant de la monnaie ex nihilo chaque fois que les banques commerciales en ont besoin, ce qui leur permet d’opérer l’arnaque ci-haut décrite sans crainte de manquer de liquidité.

    La création de monnaie a un coût pour la société: l’inflation; nous subissons ce coût par la perte de notre pouvoir d’achat (de notre salaire et de nos épargnes).
    Ainsi, on peut dire que nous subventionnons tous le système bancaire avec notre pouvoir d’achat.

    Pour de bonnes lectures sur le sujet, je recommande What government has done to our money de Murray Rothbard et The Case against the Fed, du même auteur.

  7. @ Minarchiste

    «Darwin s’en fait avec les frais, mais ceux-ci ne sont pas très important »

    Pour vous, sûrement, car vous n’en payez pas ! Je ne peux croire que vous ne gardez pas un solde suffisant pour éviter ces frais…

    À la page 6 de http://www.desjardins.com/fr/a_propos/publications/rapports_financiers/rapport_annuel/etats-financiers-2009.pdf , on peut voir que les «Frais de services sur les dépôts et paiements» ont rapporté la bagatelle de 500 millions $ à Desjardins en 2009. Et cela représente moins de 5 % de ses revenus, soit moins encore que pour la RBC. N’ayant pas accès aux rapports des banques, je ne peux que supposer que les Québécois doivent payer au moins 1,5 milliards $ en frais bancaires, y compris certaines entreprises. Si on tient compte du fait que les plus riches comme vous n’en paient pas, cela représente tout de même des centaines de dollars pour chaque personne pas assez riche pour ne pas en payer. Il s’agit donc d’un tarif ultra régressif, pour un service qu’on ne peut pas éviter.

    Et ils augmentent sans cesse ! Il y a quelques années un montant minimum mensuel de 1000 $ suffisait pour n’avoir aucun frais à payer dans les caisses Desjardins. Du jour au lendemain, hop, ce montant est passé à 5000 $ !

    Et le sens premier de mon commentaire était que le mode de création de monnaie est loin d’être le drame que certains racontent (si une bonne réglementation les encadrent…), comme vous l’avez écrit. Vous avez sûrement lu comme moi certains des 7 parler de la monnaie fractionnaire comme la cause de tous les problèmes économiques. Ne me dites pas que vous endossez cela !

    C’est dans ce sens que j’ai parlé des frais bancaires. J’aurais pu aussi parler de la culture du crédit…

  8. @Minarchiste

    « Lorsque les banques font un prêt, elles n’inscrivent pas à la fois un actif et un passif et ne prennent pas l’argent de nulle par (…) même si une banque commerciale n’a pas le pouvoir de créer de la monnaie à partir de rien, comme le présent article le prétend, il y a quand même de la création de monnaie qui se fait dans le système. »

    Vous avez tort. C’est un fait. Les banques privées ont le pouvoir de créer de la monnaie par une double écriture comptable. Comment la masse monétaire gonfle-t-elle pensez-vous?

    « Elle pourrait emprunter des liquidités à la banque centrale (qui elle créerait cette monnaie à partir de rien). »

    Je le répète encore : les banques privées jouent le plus grand rôle dans la création de la monnaie. Avez-vous lu « Introduction à l’économie » de Jacques Généreux ?

  9. "C’est bien simple: Sylvain dépose $100 à sa banque, sa banque ABC garde $10 en réserve et prête $90 à Lutopium; qui lui utilise l’argent pour s’acheter un lecteur mp3 chez Future Shop; qui déposera ses recettes de la journée à sa banque XYZ; qui elle conservera $9 en réserve et prêtera $81 à Darwin le lendemain, etc…"

    Et ce que vous parlez ici est l’effet multiplicateur du crédit, pas le processus de création de la monnaie. Vous mélangez tout.

  10. @ Jimmy

    Désolé, mais Minarchiste a raison au sujet du mécanisme de création de la monnaie. C’est exactement comme cela que cela fonctionne. L’État établit les % de réserve (qui varient en fait selon le type de dépôt) et réglemente les institutions financières, mais, au bout du compte, ce sont les banques qui créent la monnaie.

  11. @Darwin

    "mais, au bout du compte, ce sont les banques qui créent la monnaie."

    Ouais, c’est ce que je dis, que les banques créent de la monnaie en octroyant des prêts. D’ailleurs, wikipedia le confirme comme d’autres sources d’ailleurs.

    "La double inscription simultanée d’un même montant à l’actif et au passif d’une banque constitue l’acte par lequel elle crée de la monnaie." http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire

    "Une banque commerciale crée de la monnaie à l’instant où elle conclut un contrat de prêt avec un emprunteur (voir création monétaire pour plus de détails)." http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_multiplicateur_du_cr%C3%A9dit

    Je ne vois pas du tout en quoi j’aurais tort.

  12. D’ailleurs, l’argent créé par la double écriture est détruite lors du remboursement du prêt. Pour la banque, le capital du prêt est virtuel, car il constitue un actif et un passif. Par contre, comme je le dis dans mon article, les intérêts imputés au client eux sont bien réels et représentent des frais sur un capital que la banque ne détient pas.

  13. @ Jimmy

    «Ouais, c’est ce que je dis, que les banques créent de la monnaie en octroyant des prêts.»

    Ça, on est d’accord. C’est quand tu as écrit «Et ce que vous parlez ici est l’effet multiplicateur du crédit, pas le processus de création de la monnaie» que je ne l’étais pas. Il ne s’agit pas d’opinion ou d’analyse, mais simplement de la description d’une mécanique. Et là-dessus, la description de Minarchiste est correcte.

    Le plus important n’est pas la mécanique, mais ses conséquences. Et, je le répète. avec une bonne réglementation, je ne vois pas de problème avec la mécanique. Pour les conséquences, ses plus néfastes proviennent des marges entre les taux accordés pour les dépôts et ceux pour les prêts. Tu appelles cela du vol. Peu importe le mot utilisé, ces marges permettent des taux de profit indécents, là-dessus, on est d’accord aussi.

    Ces marges sont supposées être établies en fonction de la concurrence entre les banques. Mais, il est clair que cette concurrence n’est pas suffisante, que ce soit en raison de collusions ou de la position oligarchique des banques. Il en est de même des taux indécents sur les cartes de crédit. Quand la concurrence est déficiente (c’est à dire à peu près toujours !), c’est à la réglementation de prendre le relai. Et, de ce côté (mais pas du côté de la mécanique de création de monnaie), la réglementation est insuffisante. Là, c’est Minarchiste qui ne sera pas d’accord avec moi !

    Le problème avec les frais bancaires est d’un autre ordre, parce que les banques ne font pas d’argent avec les clients qui n’ont pas d’épargne. Historiquement, elles acceptaient que le service de base soit déficitaire pour attirer les clients. Mais, aujourd’hui qu’il est impossible de vivre en société sans avoir un compte bancaire, les banques n’ont plus de raison de garder ce service de base déficitaire. Elles ont donc (de concert ?) augmenté considérablement leurs frais bancaires pour que ce service s’autofinance. Et ce sont les clients les plus pauvres qui… en font les frais !

    Il y a aussi le problème du gel des chèques des plus démunis qui se voient souvent forcés de faire affaire avec des services du type «insta-chèque» qui gardent jusqu’à 3 % du montant de leurs chèques. Cela aussi est indécent et provient de l’arrêt du principe d’interfinancement entre les activités bancaires.

    Tout cela me révolte drôlement plus que la mécanique de création de monnaie…

  14. @Darwin

    Tu devrais écrire un billet sur les frais bancaires. Il y a du jus là-dedans.

    Bon, minarchiste a une vision incomplète dans son analyse. L’effet multiplicateur du crédit peut mener à un accroissement de la masse monétaire, certes, mais à la base, même s’il l’a nié en début de commentaire, l’argent est bel et bien créé lors d’une double écriture comptable.

  15. «Tu devrais écrire un billet sur les frais bancaires»

    J’y ai pensé, mais je manque de sources pour pouvoir, par exemple, comparer l’évolution précise de ces frais dans le temps, avec des données spécifiques aux clients individuels. Mais, bon, si je trouve des sources intéressantes, je ne dis pas non.

    J’ajouterai que le rôle des banques n’est pas un de mes sujets favoris…

  16. @Jimmy

    "C’est un fait. Les banques privées ont le pouvoir de créer de la monnaie par une double écriture comptable. Comment la masse monétaire gonfle-t-elle pensez-vous?"

    Oui! mais pas de la façon que vous décrivez dans le billet.

    La banque n’invente pas l’argent à partir de rien (comme le fait la banque centrale), inscrivant à la fois un actif et un passif.

    Ce que la banque fait est qu’elle convertit un dépôt (donc un passif) en prêt (actif), mais au départ elle a besoin de l’argent du dépôt.

    C’est une nuance importante qui est manquée par beaucoup de gens.

    Comment limiter ce pouvoir? J’y vois deux moyens.

    1) Empêcher les banques de faire des prêts en utilisant l’argent des dépôts à vue puisque c’est de la pure fraude. C’est comme louer quelque chose qui ne nous appartient pas et dont le légitime propriétaire pourrait venir récupérer à tout moment. On pourrait continuer de permettre aux banques de prêter les dépôts à terme, mais elles devraient s’assurer que la maturité moyenne des prêts ne dépasse pas celle des dépôts.

    2) Laisser les banques faire comme bon leur semble, mais abolir le pouvoir de la banque centrale de créer de la monnaie pour prêter aux banques, ainsi que toute aide étatique telle que les activités de titrisation de la SCHL (donc faire en sorte que les contribuables ne supportent plus les banques). Dans un tel environnement, les banques seraient beaucoup plus prudentes et maintiendraient un plus grand niveau de liquidité. La création de monnaie serait donc limitée (reprenez mon exemple précédent et remplacez 10% par 90%, la création de monnaie diminue dramatiquement).

    Pour ma part, je ferais les deux.

    Dans ce scénario, les taux d’intérêt augmenteraient certainement, ce qui découragerait l’endettement excessif (pas une mauvaise chose non?) et favoriserait l’épargne. D’ailleurs, cette augmentation de l’épargne mitigerait l’augmentation des taux d’intérêt puisque les banques auraient plus d’argent à prêter.

    L’économie seront moins axée sur la consommation immédiate et l’endettement, et davantage sur l’épargne et l’investissement. Autrement dit, les préférences temporelles des individus seraient davantage axées sur le long terme (à ceux qui blâment le capitalisme pour la sur-consommation des ressources….voici une piste de solution!).

    À cet égard, un petit article qui pourrait vous intéresser:

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/19/la-petrole-et-linflation/

  17. @Darwin

    "Désolé, mais Minarchiste a raison au sujet du mécanisme de création de la monnaie. C’est exactement comme cela que cela fonctionne."

    J’ai failli tomber en bas de ma chaise en lisant cela! :-)

  18. "Ce que la banque fait est qu’elle convertit un dépôt (donc un passif) en prêt (actif), mais au départ elle a besoin de l’argent du dépôt."

    Vous voulez dire d’une fraction de dépôt établie par le taux de réserve obligatoire…

  19. @ Minarchiste

    «J’ai failli tomber en bas de ma chaise en lisant cela!»

    Ah bon. J’ai toujours dit que nous ne partagions pas les mêmes valeurs, ce qui explique 99 % de nos différends. Quand il s’agit de faits (et je ne considère bien sûr pas les études de l’IÉDM et de Fraser comme des faits, mais comme des opinions, des interprétations erronées des faits), nous ne nous opposons pas si souvent que cela…

    Mais, comme nous discutons plus souvent des interprétations des faits que des faits comme tels, c’est sûr que les occasions d’accord sont rares !

  20. @Minarchiste

    "On pourrait continuer de permettre aux banques de prêter les dépôts à terme, mais elles devraient s’assurer que la maturité moyenne des prêts ne dépasse pas celle des dépôts (…) La création de monnaie serait donc limitée (reprenez mon exemple précédent et remplacez 10% par 90%, la création de monnaie diminue dramatiquement"

    Je ne crois pas en la viabilité de telles politiques bancaires. Le crédit fut le moteur de la croissance des 30 dernières années et aussi la raison de la chute de l’économie. Le capitalisme carbure au crédit et comme dans les années 20, l’essor de l’économie a été attribuable à l’emprunt facile.

    Dans les années 80, on déréglementa la structure financière afin de restimuler la croissance et l’on peut facilement affirmer que sans une création monétaire libérée d’entraves, il n’y aurait pas de taux de croissance du PIB de 2 ou 3% par année.

  21. @Jimmy

    Vous dîtes:
    "Le capitalisme carbure au crédit … Le crédit fut le moteur de la croissance des 30 dernières années….sans une création monétaire libérée d’entraves, il n’y aurait pas de taux de croissance du PIB de 2 ou 3% par année."

    Je ne suis pas sûr de vous suivre.

    Vous nous pondez un article démontrant que la création de monnaie par le système
    bancaire est un fléaut, mais vous vous opposez à la réforme que je propose parce que ça ralentirait la croissance économique…

    C’est plutôt paradoxal comme position.

    Le crédit est effectivement un élément important d’une économie saine, mais pour ce faire, il doit être basé sur de l’épargne réelle, et non sur des bouts de papier.

    Le problème n’est pas le crédit comme tel, mais plutôt le crédit excessif résultant des manipulations monétaires de la banque centrale et des banques commerciales.

  22. Le problème n’est pas le crédit, mais le système capitaliste ne permettant pas un sain partage des richesses. On le sait il est où, le bobo…

  23. @Minarchiste

    "C’est plutôt paradoxal comme position."

    Je faisais une analyse purement théorique sans aucun parti pris personnel. Je soulignais que sans le crédit le capitalisme ne peut fonctionner et les taux de croissance augmenter.

    Si vous m’aviez suivi depuis le début de ce blogue, vous sauriez que je m’oppose au modèle que le capitalisme propose car il dilapide les richesses de la planète dans un monde aux ressources limitées.

    "Vous nous pondez un article démontrant que la création de monnaie par le système
    bancaire est un fléaut, mais vous vous opposez à la réforme que je propose parce que ça ralentirait la croissance économique…"

    Je ne crois pas que ça la ralentirait, mais cela mènerait à l’arrêt complet de la croissance. Ainsi, je disais que c’est non-viable d’un point objectif tenant compte de la réalité capitaliste.

    Je n’aurais pas approuvé votre position tout en affirmant que cela plongerait l’économie encore plus dans le marasme tout de même!

    Vous n’êtes pas le premier à se méprendre sur la lignée de certaines de mes affirmations. Comme je le disais, j’essai parfois de prendre cela avec du recul sans position idéologique propre. Ce qui est en soit une qualité.

  24. @Jimmy

    Je respecte ta position.
    Mais il y a un point sur lequel on doit s’entendre: en présence d’une banque centrale et de monnaie fiduciaire, il n’est plus question de libre-marché, mais de marché manipulé.

    Et comme la monnaie est utilisée partout dans l’économie, les conséquences sont omniprésentes. Tous les marchés sont biaisés.

    Tu t’en fais pour l’allocation des ressources? As-tu au moins réfléchi aux conséquences de la manipulation monétaire sur ce processus?

    La tromperie monétaire fait en sorte de briser le mécanisme de marché et de faire dérailler l’allocation des ressources dans le temps.

    Je viens tout juste de publier là-dessus, en prenant le pétrole comme exemple:

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/19/la-petrole-et-linflation/

    Mais encore là, vous faîtes dans le paradoxe pas à peu près! Vous êtes inquiet de la surconsommation des ressources, mais ensuite vous me lancer cette phrase:

    "Je ne crois pas que ça la ralentirait, mais cela mènerait à l’arrêt complet de la croissance. "

    Donc d’un côté vous dîtes qu’on surconsomme, mais de l’autre vous voulez maintenir l’expansion monétaire pour que la croissance continue…c’est ce que j’appelle se peinturer dans un coin…

    Ha mais j’oubliais, si on surconsomme, c’est à cause du méchant capitalisme!

  25. @Minarchiste

    "Mais encore là, vous faîtes dans le paradoxe pas à peu près! Vous êtes inquiet de la surconsommation des ressources, mais ensuite vous me lancer cette phrase:"

    Mais vous oblitérez ma phrase suivante: "Ainsi, je disais que c’est non-viable d’un point objectif tenant compte de la réalité capitaliste"

    Vous n’avez rien compris et vous êtes de mauvaise foi. Visitez mon blogue en profondeur et vous constaterez que la cohérence est fortement présente.

    Si cela ne vous plait guère, alors ne visitez plus ce blogue.

  26. Et dites-moi où je fais l’apologie de la croissance? Pour quelqu’un qui se dit économiste, votre esprit scientifique et critique semble au neutre.

    Vous avez nié les éléments de ce billet quand d’autres sources les supportent pourtant.

  27. @ Minarchiste

    «Tu t’en fais pour l’allocation des ressources? As-tu au moins réfléchi aux conséquences de la manipulation monétaire sur ce processus?»

    La régulation arrangée des marchés, en est une de soupape, qui ne sert qu’à palier aux ratées du système laissé à lui-même. Sans régulation, nous le savons, et cela s’observe dans les pays dits «paradis fiscaux», la richesse se concentre encore plus facilement, rapidement, et moins justement surtout. Il n’est surtout pas question de parler de mérite ici. De toute façon, vous n’y parviendriez pas. Pas tant que je suis là.

    Ensuite, vous dites «Ha mais j’oubliais, si on surconsomme, c’est à cause du méchant capitalisme!», et c’est effectivement une réalité.

    Il y a par exemple, la demande vitale, qui n’a rien à voir avec les babioles luxueuses, que parviennent, justement, certains bourgeois à rendre «essentielles», alors qu’elles ne le sont pas. Cette consommation est déplacée. Elle ne représente pas, de toute façon, l’objet d’études objectives sur la disponibilité des ressources. Et oui, le capitalisme encourage à consommer, à innover, certes pour de bonnes raisons parfois, mais pour d’autres, vous ne parviendrez pas à justifier ces dépenses, encore moins les promotions qui s,y accrochent. Personne par exemple, n’a besoin de maison à 5 étages, à 14 toilettes et finalement, de plusieurs copies de ces maisons fantaisistes.

    Bref, le capitalisme est une ratée monumentale. Un suicide collectif, tout bonnement. Et oui, il nous encourage à fermer les yeux sur notre propre avenir.

    D’ailleurs, si l’on globalisait le modèle nord-américain de consommation, il nous en faudrait des planètes Terre de rechange! Au moins 5! Où sont-elles?

    Mais encore… Le pire, c’est l’idéologie qui se cache derrière ce suicide collectif. La permission, pour une minorité parasitaire, d’exploiter le labeur d’autrui, par simple fait de posséder les capitaux nécessaires pour répondre à la demande. Ici, vous ne pourrez jamais arguer qu’il y a mérite, ni conjuguer le sacrifice à tout ce compte de fée. Le capitalisme est un échec monumental au plans social, parce qu’il est d’abord un échec monumental au plan économique! L’un est relatif à l’autre, comme un processus en explique un autre.

    Le capitalisme, n’en déplaise à ses fidèles croyants, concentre la richesse entre les mains d’une minorité parasitaire. Il ne partage pas la richesse, aux travailleurs qui pourtant, créent cette même richesse. La bourgeoisie non-méritante s’en gargarise, puis distribue les miettes qu’elle désire distribuer. Or, cette pourriture parasitaire n’a aucun mérite pour argumenter qu’elle tienne les leviers économiques, tout ce qu’elle a comme mérite, c’est celui d’avoir posséder les capitaux, au bon moment, au bon endroit! Point final!

    Le capitalisme doit tomber. De toute façon, il est encore mort, une autre fois, en 2008! Mais ces clowns de capitalistes sont incapables de se passer de leur outil principal pour nous dominer. Alors ils impriment des billets de banque, à nos frais!

    Débarrassons-nous des capitalistes et de leurs valets!

  28. @Jimmy

    "Vous avez nié les éléments de ce billet quand d’autres sources les supportent pourtant."

    Entre Murray Rothbard, qui a consacré sa vie à l’étude du système bancaire, et vos sources (lesquelles? wikipedia?), pas trop d’hésitation.

    De plus, croyez-moi, si moi et Darwin s’entendons sur une chose, c’est que cette chose peut être considérée comme véridique! :-)

    "Et dites-moi où je fais l’apologie de la croissance? "

    J’avais peut-être mal saisi le sens de vos propos. Désolé.

    Cependant, là où vous faîtes erreur est d’associer l’obsession de la croissance à tout prix avec le capitalisme. Le capitalisme n’est qu’une forme d’organisation économique et celle-ci n’a besoin d’aucune hypothèse de croissance pour fonctionner. Tout ce dont le capitalisme (le vrai) a besoin pour fonctionner est de la liberté économique et de la protection des droits de propriété.

    Vous pouvez critiquer le capitalisme comme mécanisme d’allocation des ressources, mais il est fallacieux d’inférer que le capitalisme dépend de la croissance.

    Nos politiciens sont ceux qui sont vraiment obsédés par la croissance; parce que plus le PIB est élevé, plus leurs revenus de taxation sont élevés et plus leur empire grossit. Pour atteindre cet objectif, ils sont prêts à tout, y compris manipuler la monnaie pour créer de l’inflation (a.k.a. politique monétaire).

    L’inflation fait bien l’affaire de l’État, puisque ça fait croître ses revenus (et ses dépenses). La création de monnaie du système bancaire permet aussi à l’État de d’endetter pour financer ses déficits. La Federal Reserve est présentement le plus gros acheteur des bons du trésor américain…et elle le fait avec de la monnaie créée ex nihilo!

    Mais le bailout des banques et le plan de relance ne sont que des "peanuts" relativement à l’autre source d’endettement des gouvernements: la guerre.

    Je décris le processus et présente les preuves empiriques ici:

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/10/28/la-guerre-et-linflation/

    C’est comme ça depuis l’Empire Romain: on débase la monnaie pour financer les campagnes militaires; plutôt que lever les impôts, on vole le pouvoir d’achat des gens. C’est hypocryte et immoral.

  29. @ Minarchiste

    «De plus, croyez-moi, si moi et Darwin s’entendons sur une chose, c’est que cette chose peut être considérée comme véridique!»

    Eh, j’étais passé à autre chose ! ;-)

    À ce que je sache, nous ne nous sommes entendus ici que sur l’exactitude du processus de création de monnaie que vous avez décrit. Et, je ne partage pas vos critiques sur la monnaie fiduciaire. Rappelez-vous l’interprétation erronée de Philippe David sur un graphique qu’il a lui-même présenté ! Risible… Étalon or ou papier, tout repose de toute façon sur la confiance.

    C’est pour moi un faux problème. Le vrai problème est la déréglementation ou l’insuffisance de réglementation.

    Pour les banques commerciales, on pourrait aussi s’entendre. Ce sont elles qui créent des «valeurs» qui ne reposent sur aucun bien ou service. Elles pourraient bien réussir la prochaine fois à faire sauter tout le système financier…

  30. @ Minarchiste

    «on vole le pouvoir d’achat des gens. C’est hypocryte et immoral.»

    Moi, c’est drôle, mais je trouve davantage la guerre hypocryte et immorale que les moyens pris pour la financer… Et si on élimine les guerres, on n’a plus besoin de les financer.

    Je sais, je sais, je rêve…

  31. @Darwin

    "Et si on élimine les guerres, on n’a plus besoin de les financer."

    Une autre chose sur laquelle on s’entend! Voici un extrait d’un billet que j’ai publié il y a quelques mois:

    "Je limiterais le budget militaire canadien à la défense raisonnable des frontières et aux opérations spéciales d’urgence. Tous les soldats canadiens oeuvrant à l’étranger seraient rappatriés au Canada. Le Canada adopterait une politique étrangère neutre. Le Canada se retirerait de l’OTAN, du FMI et de la Banque Mondiale. "

    http://minarchiste.wordpress.com/2010/02/28/le-programme-minarchiste-version-federal/

    Ceci étant dit, je persite à affirmer que sans le financement étatique facilité par un système monétaire frauduleux, l’industrie de la guerre serait très limitées et aurait beaucoup moins d’ampleur.

    Sans banque centrale, Hitler n’aurait jamais pu payer pour sa guerre. L’impression de monnaie lui permettait d’avoir l’argent tout cuit dans le bec.

  32. «Tout ce dont le capitalisme (le vrai) a besoin pour fonctionner est de la liberté économique et de la protection des droits de propriété.»

    Et voilà! Sauf que, dans les faits, la liberté d’entreprendre est relative aux capitaux qu’on possède, et ce système permet à certains individus, de multiplier plus rapidement les capitaux, par leurs moyens de production, justement. Rien de logique! Et tout ça, loin du mérite et des sacrifices!

    Je le répète, votre système permet l’exploitation du labeur d’autrui, quoi que vous en disiez. Il permet à des non-méritants, détenant les moyens de production, d’exploiter le labeur de ceux qui vendent leur force de travail.

    Ensuite, nier que la croissance fait partie même du système actuel, c’est nier les faits observables. L’impérialisme états-unien est largement connu, et il se tient depuis plus d’un siècle. Combien de pays ont-ils renversé déjà, dans le seul dernier siècle, aux fins que ces pays adoptent, de gré ou de force, le modèle de monsieur?

    N’importe quoi. Et vos élites en sont aujourd’hui aveugles. Le capitalisme a entre autre, à cause des cartels créés et inévitables sous ce système, comme nous le disait déjà Marx dans son ère, empêché des technologies, comme la voiture électrique par exemple. Je me demande combien d’autres technologies nous ont été bloquées, pour des fins d’enrichissement personnel!

    Mais revenons au capitalisme. Aux possibilités, ou aux «libertés» d’entreprendre comme vous l’affirmez mensongèrement. La réalité, c’est que sans capital, on ne peut pas entreprendre. Et que le capital, ne se retrouve pas toujours dans les mains des méritants, mais plutôt, dans celles de ceux qui sont avantagées, conditionnées par le système actuel. Par exemple, avoir un «papa riche», ça aide! Par exemple, gagner à la loterie, ça aide! Et encore… On ne s’est pas tapé le débat du mérite d’exploiter le labeur d’autrui, et cela constitue un totalitarisme. Parce que de fait, vous ne serez jamais capable d’accoler l’étiquette du mérite ou du sacrifice sur le bourgeois, plus qu’on ne peut les coller sur les travailleurs créateurs de richesses. Vous défendez donc, l’indéfendable.

    Maintenant, que vous défendiez la propriété privée veut tout dire. Elle vient légitimer cette exploitation que vous niez, et/ou que vous direz «entente» entre les deux parties. Mais entente ou pas, il y a exploitation. Et celle-ci n’a jamais été débattue, c’est même à savoir si les travailleurs en sont conscients… Une chose est certaine, personne ne devrait pouvoir posséder des moyens de production, car personne n’a le mérite pour ce, car ce mérite incombe par la suite, un droit immuable d’exploiter le labeur d’autrui. Comment pourrez-vous défendre le droit d’une seule personne, d’exploiter par exemple le labeur de milliers d’autres? Vous en serez incapable! Il a travaillé fort le bourgeois? Ben les travailleurs aussi! Il a fait des sacrifices le bourgeois? Jamais comme le travailleur mort au travail! Il n’y a pas d’argument défendant vos inepties, c’est un fait.

    Et vos libertés sont relatives à la position occupée dans cette hiérarchie sociale, elle-même conditionnée par une hiérarchie économique. Sans capital, quedal! Alors j’ai beau avoir de bonnes idées, le goût d’entreprendre, mes conditions pourraient ne jamais me le permettre! Car chacun a ses propres conditions et ses propres conditionnements. Nous sommes tous conditionnés différemment. Personne n’a les mêmes chances d’entreprendre, dans votre monde magique du capitalisme. C’est relatif, et inévitablement, le capital se concentre dans les poches d’une minorité populaire. Dans celles de la bourgeoisie! Parce qu’elle possède les moyens de production, donc de multiplication des capitaux. C’est tout à fait logique! Et indéniable! D’ailleurs, aujourd’hui, on compte 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui constitue soit dit en passant, 0.15% de la population mondiale! Vous prêcherai à d’autres, votre faux partage des richesses!

    Cessez voulez-vous, de tenter de vous accaparer les mots «liberté» et «droits». Ils peuvent également servir, ces mots, à décrire un modèle anticapitaliste. Voulez-vous un exemple? Je vous en donne deux! On peut être libre de ne plus jamais se faire exploiter par la bourgeoisie dans un modèle socialiste. On a le droit de ne pas se faire exploiter dans un modèle socialiste. Tenez! Des bonus! Les Cubains par exemple, sont libres de ne plus se faire exploiter par la bourgeoisie repliée en Floride. Les Cubains ont le droit de se faire soigner, peu importe l’épaisseur de leur portefeuille!

    «C’est comme ça depuis l’Empire Romain: on débase la monnaie pour financer les campagnes militaires; plutôt que lever les impôts, on vole le pouvoir d’achat des gens. C’est hypocryte et immoral.»

    Mais ce ne serait pas mieux, sous un capitalisme plus sauvage. Car un véritable capitalisme comme vous dites, serait dépourvu de l’État, comme le stade final du communisme. Or, sans cet État, le capitalisme sauvage, et on l’a vu ailleurs, ne tient pas compte du mauvais partage des richesses et impose à toutes et tous, les mêmes coûts, entre autre pour se faire soigner. Et là encore, on retrouve votre ami «libre» d’entreprendre. Il a sa clinique, et s’enrichit sur le dos des malades, qui n’ont que peu ou pas de moyens pour se faire soigner. N’importe quoi… Qui avait au juste, le droit d’entreprendre, ou plutôt, la possibilité ici, d’entreprendre dans cet exemple? Un mieux nanti! Forcément! Toutes et tous dans nos sociétés capitalistes, n’ont pas les moyens de se payer une clinique privée, pour profiter par la suite, des maladies d’autrui pour s’enrichir personnellement. Le capitalisme est la risée des modèles que l’être humain a pu se donner jusqu’ici. Nous sommes en 2010. Conscients que le capital ne se partage pas. Et vous voudriez un capitalisme plus sauvage encore? Qui ne régule rien du tout? Allons…

    Ça n’a rien de méritant, de profiter du fait qu’on possède plus de capitaux que les autres autour de nous, surtout en connaissance du fait que ce capital manque gravement chez certains, pour qui il s’agit du droit de se faire soigner par exemple. Et je note que dans tous les pays capitalistes sauvages, les «droits» d’accès aux soins de santé diminuent. Parce que visiblement, une concentration de richesse se crée… Niez-le, pour voir…

    Les guerres, c’est ce qui a sauvé le capitalisme trop souvent. On crée des dettes, pour obliger un peuple à les payer sur plusieurs années. Durant ce temps, ce peuple ne voit surtout pas à réformer son système. Il est concentré sur sa dette. Une dette fictive et relative au système capitaliste, encore. Ça arrange vos amis bourgeois, soyez en certains! Buffet a adoré, j’en suis sûr! Ça lui a permis de concentrer chez lui, encore plus, la richesse. Aussi, n’oubliez pas que plusieurs pays du monde ont refusé catégoriquement le capitalisme, et que les guerres se sont imposées, pour leur imposer ce modèle sectaire, dépourvu d’argument pour s’appliquer avec le consentement des peuples du monde. Il faut aussi relativiser ces guerres, avec les industries qui en profitent. Vous ne me ferez pas croire que l’industrie états-unienne n’en profite pas. Partout sur Terre, les élus aident les compagnies locales, ce qui équivaut finalement, à un protectionnisme avoué.

    Nous le connaissons notre cancer. C’est le capitalisme et la liberté pour une minorité, d’entreprendre, parce que cette minorité possède le capital non partagé, mais pourtant créé par ceux qui le quémandent. Le capitalisme permet l’exploitation du labeur d’autrui, en s’expliquant par le fait que ces entrepreneurs possèdent les capitaux nécessaires pour jouer l’intermédiaire entre l’offre et la demande. Tout est relatif et ces entrepreneurs ne sont pas plus méritants que la plupart des travailleurs, je dirais, même, moins méritants que la plupart de ces travailleurs. Le capitalisme est un modèle économique totalitaire, imposé sans débat aux peuples de la Terre, qui n’ont jamais voté pour ce parasitisme aliéné. Aliéné, parce que justement, il ne tient pas compte de la survie des êtres humains. Il ne tient pas compte des ressources, des alternatives au pétrole, etc.. Parce que certains individus, trop égoïstes, voient d’un mauvais œil, par exemple, l’arrivée des voitures électriques. OUI, le capitalisme impose une vision étriquée et nous invite à consommer d’avantage, sans tenir compte des possibilités de le faire.

  33. On devrait nationaliser toutes les banques! Et tous les autres moyens de production! Tout en prônant un entreprenariat, qui ne serait plus récompensé par le «droit» ou la «liberté» d’exploiter le labeur, les maux ou les besoins d’autrui! Tout n’est que question de conditionnement! Les humains n’ont pas toujours attendu le $$million$$ contre leurs services! Passons à autre chose!

  34. La réplique à Sylvain (notez que je serai hors du pays jusqu’au 21, donc ce sera mon dernier commentaire):

    « Dans les faits, la liberté d’entreprendre est relative aux capitaux qu’on possède, et ce système permet à certains individus, de multiplier plus rapidement les capitaux, par leurs moyens de production. »

    Oui ! Et idéalement, dans un monde libertarien, tout le monde a la possibilité d’amasser du capital et d’entreprendre : ça s’appelle l’épargne. Mais présentement, l’État s’accapare une grosse part du capital sous forme d’impôts, taxes et par l’inflation. Ce capital est dilapidé en dépenses diverses et sert à grossir une bureaucratie inefficace plutôt qu’à aider les gens.

    « Je le répète, votre système permet l’exploitation du labeur d’autrui, quoi que vous en disiez. Il permet à des non-méritants, détenant les moyens de production, d’exploiter le labeur de ceux qui vendent leur force de travail. »

    Des non-méritants ? À ce que je sache, seul l’État peut octroyer des privilèges non-mérités (subventions, protectionnisme, garanties de prêt, brevets, etc). Le libre-marché consiste justement à ce qu’il n’y ait pas de privilèges indus. Qui êtes vous pour prétendre savoir qui mérite quoi ?

    D’autre part, le libre-marché implique que deux parties consentantes échangent quelque chose sans entrave. Les deux parties ont quelque chose à y gagner, sinon l’une d’elle refuserait l’échange. Notez qu’un emploi constitue l’échange de son temps et de son travail contre une rémunération. Il ne peut y avoir exploitation lorsque les deux parties sont consentantes !

    « Ensuite, nier que la croissance fait partie même du système actuel, c’est nier les faits observables. »

    Il est erroné d’associer l’obsession de la croissance à tout prix avec le capitalisme. Le capitalisme n’est qu’une forme d’organisation économique et celle-ci n’a besoin d’aucune hypothèse de croissance pour fonctionner. Tout ce dont le capitalisme (le vrai) a besoin pour fonctionner est de la liberté économique et de la protection des droits de propriété.

    Vous pouvez critiquer le capitalisme comme mécanisme d’allocation des ressources, mais il est fallacieux d’inférer que le capitalisme dépend de la croissance.
    Nos politiciens sont ceux qui sont vraiment obsédés par la croissance; parce que plus le PIB est élevé, plus leurs revenus de taxation sont élevés et plus leur empire grossit. Pour atteindre cet objectif, ils sont prêts à tout, y compris manipuler la monnaie pour créer de l’inflation (a.k.a. politique monétaire).

    L’inflation fait bien l’affaire de l’État, puisque ça fait croître ses revenus (et ses dépenses). La création de monnaie du système bancaire permet aussi à l’État de d’endetter pour financer ses déficits.

    « L’impérialisme états-unien est largement connu, et il se tient depuis plus d’un siècle. Combien de pays ont-ils renversé déjà, dans le seul dernier siècle, aux fins que ces pays adoptent, de gré ou de force, le modèle de monsieur? »

    La protection de la liberté individuelle et de la propriété privée (y compris celle de son propre corps) sont primordiaux dans le système capitalisme. Lorsqu’il y a agression, comme c’est le cas lorsque les États-Unis mènent leur campagne d’impérialisme, il s’agit en fait d’une infraction à la propriété d’autrui. La guerre et le capitalisme sont donc aux antipodes. Vous confondez capitalisme avec corporatisme ; une erreur très fréquente. Et quel est l’ingrédient essentiel du corporatisme : l’État !

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/08/21/capitalisme-ou-corporatisme/

    « Le capitalisme a entre autre, à cause des cartels créés et inévitables sous ce système, comme nous le disait déjà Marx dans son ère, empêché des technologies, comme la voiture électrique par exemple. Je me demande combien d’autres technologies nous ont été bloquées, pour des fins d’enrichissement personnel! »

    Sylvain décrit ici un concept que je nommerais « cartel technologique ».
    Ces cartels existent grâce aux brevets, lesquels sont en fait des monopoles octroyés et protégés par le gouvernement lui-même. Les brevets sont une invention étatique ; rien à voir avec le capitalisme. Dans un libre-marché, les brevets n’existent pas et il n’y pas de cartels technologiques. J’ai souvent traité de l’arnaque qu’est la propriété intellectuelle sur mon blogue (3 articles).

    « La réalité, c’est que sans capital, on ne peut pas entreprendre. Et que le capital, ne se retrouve pas toujours dans les mains des méritants, mais plutôt, dans celles de ceux qui sont avantagées, conditionnées par le système actuel. Par exemple, avoir un «papa riche», ça aide! Par exemple, gagner à la loterie, ça aide! »

    Le capital que vous détenez vous appartient et c’est à vous et personne d’autre de décider ce qu’il en adviendra à votre mort. À vous de décider qui le mérite, certainement pas à l’État.

    « Une chose est certaine, personne ne devrait pouvoir posséder des moyens de production, car personne n’a le mérite pour ce, car ce mérite incombe par la suite, un droit immuable d’exploiter le labeur d’autrui. »

    Si personne ne peut être le légitime propriétaire des moyens de production qu’il achète ou fabrique ; personne n’investira dans les moyens de production et personne n’en prendra soin. Le capital productif de l’économie sera dilapidé et la création de richesse s’affaissera. Bienvenue dans la perversité du socialisme ! Et le socialisme crée des pénuries, ça c’est un fait. Parlez-en aux anciens habitants de l’URSS, aux Cubains et aux Vénézueliens. Vous pouvez aussi observer les effets de la dilapidation du capital productif par l’État dans la plupart des pays du Tiers-Monde, incluant le Bangladesh (sur lequel j’ai publié une étude sur mon blogue).

    « Alors j’ai beau avoir de bonnes idées, le goût d’entreprendre, mes conditions pourraient ne jamais me le permettre! Personne n’a les mêmes chances d’entreprendre, dans votre monde magique du capitalisme. »

    Plus la liberté économique est grande, plus les opportunités d’entreprise sont faciles à saisir pour tous et plus la richesse croit. Les statistiques le démontrent clairement (voir indice de liberté économique versus PIB per capita). De plus, une plus grande liberté économique n’équivaut pas à accroissement des inégalités (voir indice de liberté économique versus coefficient de Gini).
    L’accès à la richesse est d’ailleurs très bon au Canada.

    En 2007, 56 des 75 plus riches canadiens étaient des self-made billionnaires. Voici quelques exemples d’individus qui sont partis de rien pour accéder à la richesse:
    – David Azrieli (Canpro Investments): Arrivé au Canada en 1939 avec $100 en poche.
    – Rudy Bratty (immobilier): A démarré son entreprise avec un emprunt de $3,000 à sa mère.
    – Fred De Gasperis (immobilier): Arrivé au Canada en 1952, a démarré son entreprise avec ses économies de $4,000.
    – Marcel Adam (Ibertville Developments): Arrivé au Canada en 1939, a démarré son entreprise avec ses économies de $30,000.
    – Marco & Elio Muzzo (immobilier): Arrivés au Canada en 1950, ont commencé comme tireur de joints.
    – Rai Sahi (Morguard): Arrivé au Canada en 1971, a travaillé pour $1.15/heure pour amasser ses économies.
    – Lino Saputo Sr.: Arrivé au Canada en 1952 avec des économies de $500.
    – Jean Coutu: A débuté comme pharmacien à la sortie de l’université.
    – Ron Joyce (Tim Hortons): A quitté la maison à 16 ans avec $5 en poche.
    – Ron Southern (ATCO): A fondé son entreprise avec ses économies de $2,000.
    – Robert Friedland (Ivanhoe): Était mendiant en Inde avant de se prendre en main.
    – Leslie Dan (Novopharm): Arrivé au Canada en 1947 comme réfugié avec rien en poche.
    – Eugene Melnyk (Biovail): A commencé au bas de l’échelle comme vendeur d’articles promotionnels.
    – Mike Lazaridis (RIM): Arrivée au Canada en 1966, sa famille n’avait que 3 valises de vêtements. Son génie lui a permis d’inventer le Blackberry et, combiné à celui de Jim Balsillie, lui a permis de faire fortune.
    – Kwok Yuen Ho (ATI Inc.): Arrivé au Canada en 1983 avec de maigres épargnes.
    – Terrence Matthews (Mittel / Newbridge): A fondé Mittel en empruntant $5,000 sur sa marge de crédit.
    – Guy Laliberté (Cirque du Soleil): A dormi sur des bancs de parc en Europe alors qu’il “vivait de son art” sans le sou.
    – Michael Lee-Chin (AIC): Arrivé au Canada en 1970, il a fondé ce géant canadien des fonds mutuels à partir de rien.
    – Frank Stronach (Magna Corp.): Arrivé au Canada en 1954 avec $200 en poche.

    La preuve est là : tout le monde peut entreprendre dans une économie libre.

  35. @Minarchiste et Darwin

    "Entre Murray Rothbard, qui a consacré sa vie à l’étude du système bancaire, et vos sources (lesquelles? wikipedia?), pas trop d’hésitation. (…)De plus, croyez-moi, si moi et Darwin s’entendons sur une chose, c’est que cette chose peut être considérée comme véridique!"

    Vous voulez une autre source de mes affirmations, cela plus sérieuse que Wiki? Alors voici un passage de livre de Jacques Généreux (un imminent économiste français), "Introduction à l’Économie". Ce livre est pour moi une œuvre qui synthétise bien le système économique basé sur le marché. J’ai pourtant évoqué ce livre en début de débat.

    "La banque peut aussi créer simultanément la monnaie et la créance qui en constitue la contrepartie. En effet, elle peut, par exemple, accorder une avance de trésorerie ou une autorisation de découvert à un agent en contrepartie d’un simple engagement de rembourser pris par cet agent. Elle détient alors une créance sur l’argent, en échange de laquelle elle crédite son compte en banque. Lorsque le client rembourse sa dette à la banque, la monnaie créée par l’opération initiale est détruite". Page 85

    Mais pas les intérêts qui eux demeurent malgré que la banque ne possédait pas le capital du prêt!

    Exactement ce que je disais sur la double écriture comptable!

    Surprenant de la part de Darwin qui connait pourtant Jacques Généreux….

  36. @Jimmy

    Je ne suis pas sûr du fonctionnement des banques en France, mais je peux vous garantir que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne au Canada et aux États-Unis (et je serais surpris que ce soit comme ça en France).

    L’écriture faîtes par les banques consiste à mettre les dépôts à vue en passif (ce qui est correct), mais elles l’inscrivent aussi en tant qu’actif, ce qui leur permet de faire des prêts.

    Autrement dit, l’argent est là (il n’est pas créé à partir de rien), mais il ne leur appartient pas! Ça fonctionne tant que tout le monde ne vient pas retirer ses dépôts le même jour. Pour se soustraire à ce risque, les banques (avec la collaboration de l’État) ont élaboré un système incluant l’assurance-dépôt, les intermédiaires (SCHL, Fannie Mae, Freddie Mac) et, bien sûr, la banque centrale. Supposément créée pour stabiliser les prix et le cycle économique, les banques centrales n’ont en fait servit qu’à permettre aux banques de générer de l’inflation. Depuis la création de la Fed, le dollar US a perdu plus de 95% de son pouvoir d’achat. Ce pouvoir d’achat ne s’est pas évaporé; il a permi aux banques de s’enrichir sur notre dos.

    Si jamais les banques manquaient de liquidité, elle n’auraient qu’à aller cogner à la porte de la banque centrale, qui leur prêterait l’argent fraîchement créé à un taux tellement bas qu’on pourrait le qualifier de subvention.

    Voir ceci:

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/20/comment-les-banques-creent-de-largent-partie-2/

    C’est de ce stratagème qu’est née la crise financière que nous avons traversée. Fannie et Freddie ont titrisé plus de 80% des hypothèques dans les années 2000s, bénéficiant d’une garantie implicite du gouvernement. La création de monnaie a gonflé la bulle immobilière et généré une immense déviance dans la structure de l’économie. Lorsque la croissance de la masse monétaire a commencé à ralentir, la bulle a dégonflé et tout s’est écroulé. Même phénomène qu’en 1929, 1987, 2000, et toutes les bulles de l’histoire.

    Voici comment ça s’est produit:

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/11/20/comment-la-fed-a-gonfle-la-bulle/

    Je vous recommande aussi de jeter un coup d’oeil aux livres (courts) What has governement done to our money et The Case against the Fed de Murray Rothbard. Ils sont simples à lire et gratuit sur internet (en pdf).

    Sur ce, je quitte pour l’aéroport…au plaisir!

  37. @minarchiste,
    Il faut toujours se méfier des affirmations que certains immigrants percent plus facilement que les autres "parce qu’ils travaillent plus fort". Il existent des cas semblables à ceci :
    un immigrant italien ou grec ou libanais ou portugais ou autres décide d’ouvrir un restaurant, ou un hôtel ou un dépanneur ou autres, ensuite il fait venir illégalement d’autres immigrants de sa nationalité pauvres, il confisque passeports ou autres et les fait travailler sous le salaire minimum et sous la table quand ce n’est pas pour aucun salaire.
    Ce stratagème n’existe pas seulement qu’à Montréal.

  38. @Minarchiste

    Le livre de Jacques Généreux ne traite pas de la France, mais de l’économie de marché en général. Il y a même des chapitres sur le commerce international, les balances commerciales et la gestion publique.

    De plus, je crois que les règles bancaires sont assez similaires d’un pays à l’autre, et surtout dans la sphère occidentale. Un pays qui dérogerait trop aux paramètres fiscaux établis serait mis au banc des nations développées.

    Sur ce, je termine ce débat stérile.

  39. Réplique à minarchiste

    «Oui ! Et idéalement, dans un monde libertarien, tout le monde a la possibilité d’amasser du capital et d’entreprendre : ça s’appelle l’épargne. Mais présentement, l’État s’accapare une grosse part du capital sous forme d’impôts, taxes et par l’inflation. Ce capital est dilapidé en dépenses diverses et sert à grossir une bureaucratie inefficace plutôt qu’à aider les gens.»

    Contrairement à vos prétentions, le capital continue de se concentrer dans un monde sans État. Les paradis fiscaux, avec leur petit État, nous le démontrent assez bien. Car encore, tout le monde n’aura pas le même conditionnement du jour au lendemain. Et encore, dès que le capital existe, il est possible de le concentrer.

    Quant à l’État, certes, il pourrait mieux servir nos intérêts, par exemple en ne récompensant pas les parasites, en ne permettant pas l’entreprise privée, en ne la finançant pas… Mais de là dire que l’État nous encombre, il faut quand même savoir que c’est elle qui nous impose des soupapes, évitant les cas de crise. Par exemple, d’une certaine façon, c’est l’État qui est venu nous donner un système de santé universel, beaucoup moins coûteux que s’il serait privé per capita et ne permettant pas qu’un parasite puisse profiter de nos maux. En ce moment, l’État demeure indispensable et régule en réalité, ce que les requins financiers ne réguleraient certainement pas.

    Le monde libertarien est aussi imaginaire que celui des anarchistes. Tout va s’arranger tout seul, quel dogme…

    Quant à la bureaucratie, ce n’est pas elle le problème, mais son efficacité. Celle-ci sert nos intérêts, quand nous y veillons. Une part ici, revient au prolétariat, absent des instances démocratiques la plupart du temps, pour s’adonner à des plaisirs de pacotille ou bien mérités.

    «Des non-méritants ? À ce que je sache, seul l’État peut octroyer des privilèges non-mérités (subventions, protectionnisme, garanties de prêt, brevets, etc). Le libre-marché consiste justement à ce qu’il n’y ait pas de privilèges indus. Qui êtes vous pour prétendre savoir qui mérite quoi ?»

    En fait, c’est plutôt moi qui vous posais la question… Qui êtes-vous, vous, pour nous affirmer qu’un bourgeois est méritant du fruit du labeur d’autrui? Le capitalisme, ou le libertarisme, n’ont rien de concluants en ce sens. Possédez-vous le méritomètre nous permettant de calculer les mérites du bourgeois versus ceux des prolétaires? Seriez-vous en mesure de nous affirmer qu’ils ont travaillé plus fort? Qu’ils ont pris plus de risques –Ce serait impossible, et je vous réfère aux statistiques sur les accidents de travail du Québec!-? Allons…

    Le fait de posséder du capital, en ce système, permet l’élaboration de moyens de production, et comme je vous le dis plus haut, votre monde libertaire ne partagerait pas le capital, qui suivrait malheureusement pour vous, le chemin décrit par Karl Marx. La cartellisation.

    Et à ce que je sache, puisque le capitalisme ne permet pas de partager le capital, nous nous sommes donné des impôts progressifs (istes). Ce pourquoi, vous, vous dites que l’État assure des services non-mérités. Or, le choix de notre population fut celui-là, parce qu’autrement, le capital concentré chez une poignée d’individus, menaçait l’équilibre de nos sociétés. Moi, je n’envie pas le Ghana. Ni le Panama!

    Quant à moi, dès que vous levez le matin pour accomplir votre création de richesse, comme tout le monde, vous faites votre part. Pour sûr, vous ne me ferez pas croire que Steve Jobs est méritant des fruits du labeur de ses employés. Vous en seriez de toute façon incapable.

    «D’autre part, le libre-marché implique que deux parties consentantes échangent quelque chose sans entrave. Les deux parties ont quelque chose à y gagner, sinon l’une d’elle refuserait l’échange. Notez qu’un emploi constitue l’échange de son temps et de son travail contre une rémunération. Il ne peut y avoir exploitation lorsque les deux parties sont consentantes !»

    La vache laitière est très heureuse de se faire traire! Elle n’en est pas moins exploitée pour son lait!

    Votre logique ne tient pas la route. Et dans toutes ententes, l’une des parties gagne plus que l’autre. Toujours. C’est aussi ça, une négociation!

    Alors je m’excuse bien mon cher ennemi idéologique, mais il y a exploitation, dès qu’une PLUS-VALUE est crée puis prise par l’employeur, ne vous en déplaise. Et qui peut investir dans le monde capitaliste? Celui qui a du capital! Le capital vient d’où? Selon minarchiste, des épargnes…, il nie donc que des héritages peuvent constituer un capital nécessaire pour cet entreprenariat. Il nie également l’existence des loteries pour s’assurer des possibilités que des hasardeux chanceux arrivent au même résultat. C’est simple en fait, minarchiste est un idéaliste philosophique et fait fi des processus, qui en expliquent d’autres. Les riches n’ont pas toujours été riches, et les pauvres n’ont pas toujours été pauvres. Un historique explique les conditionnements actuels, dans lesquels nous vivons.

    Le capitalisme m’en déplaise à minarchiste, permet à de parfaits non-méritants de profiter du labeur d’autrui, malgré le consentement de cet «autrui». Car comme la vache, on peut être heureux de se faire exploiter! Le capitalisme de plus, permet pire encore. Il permet ensuite, après l’exploitation du labeur, celle des maux d’autrui. Parce que la même logique s’applique aux cliniques privées au fond. Et celui qui possède ces cliniques, rappelons-le pour minarchiste, a les moyens d’entreprendre cette initiative. Donc, dans le capitalisme, on peut, avec le consentement du travailleur, exploiter son labeur, et même, sa maladie!

    Le capitalisme est illogique et totalitaire par conséquent, puisqu’il fait fi des conditionnements de chacun dans notre société, comme le fait minarchiste. Ce dernier peut bien clamer qu’un tel ou un autre tel a ramassé son capital pour la cause, il ne fera que prouver mes dires, puisqu’il niera de fait, les conditions des autres, qui n’avaient peut-être pas les mêmes circonstances pour amasser un capital. Il peut également me citer les gens qui font des trouvailles dans leur garage de fortune, ce dernier n’en sera pas moins un capital, comme la connaissance du visé, ou comme son temps qu’il donne à sa cause.

    C’est ainsi qu’on analyse, de façon matérialiste, les processus de la vie, qui en expliquent d’autres…

    Et de fait, n’est-ce pas totalitaire dans une société de ne donner que deux choix aux citoyens? Bref, minarchiste me dit que, on a qu’à se partir en affaire et exploiter, plutôt que d’être exploité… Mais comme je le dis plus haut, les conditionnements de chacun ne le permettent pas et de toute façon, il n’y a pas de place pour tout le monde dans une hiérarchie sociale, pyramidale. Tout le monde ne peut pas tenir sur une pointe si petite! Et si tout le monde exploite, qui sera exploité?

    Le méritant, c’est le créateur de richesses, qui ironiquement, la quémande à ses parasites d’exploitants! Et rappelons à minarchiste que de fait, les bourgeois ne sont actuellement que l’intermédiaire entre l’offre et la demande, parce qu’ils détiennent le capital nécessaire à la cause. Et sans les travailleurs exploités, rien n’existerait autour de vous, rien… Quant à la demande, elle continuerait d’exister, même si le bourgeois disparaissait.

    «Il est erroné d’associer l’obsession de la croissance à tout prix avec le capitalisme. Le capitalisme n’est qu’une forme d’organisation économique et celle-ci n’a besoin d’aucune hypothèse de croissance pour fonctionner. Tout ce dont le capitalisme (le vrai) a besoin pour fonctionner est de la liberté économique et de la protection des droits de propriété.»

    Bien désolé mon cher, mais la compétitivité oblige! Ce n’est pas tant que le capitalisme oblige à la consommation, mais la compétition, elle, y joue un grand rôle. Et qui dit capitalisme, dit compétitivité.

    Et ce que vous décrivez comme des droits économiques, sont en fait des droits innés ou gagnés par conditionnement, ce qui est explicable par des analyses des conditions de chacun, ce que les idéalistes philosophiques dans votre genre se refusent de faire. Par exemple, il est logique pour un matérialiste de dire que, de posséder un moyen de production, augmente considérablement les chances du propriétaire de dépasser la richesse du non-propriétaire, ou de l’exploité en l’occurrence.

    Votre logique ne tient pas debout. Elle meure dès qu’on analyse les mérites de chacun, dès qu’on analyse les risques pris par chacun. La liberté d’entreprendre, elle est liée, ne vous en déplaise, aux conditions de chacun. Et en ce sens, la protection des propriétés privées devient un totalitarisme, puisque pour ma part par exemple, je remets en question cette possession, acquise, rappelons-le, par l’échange de capitaux, détenus, non pas par mérite ou risques pris, mais par un conditionnement inévitablement différent pour chacun de nous. Votre logique est facile à expliquer! Elle est idéaliste philosophiquement parlant, c’est-à-dire qu’elle ne s’appuie sur aucun autre argumentaire que «des affirmations de votre part».

    Oui, justement, le capitalisme a besoin de ces totalitarismes (propriété privée, droit d’exploiter le labeur du prolétaire avec son consentement!) pour exister, sans quoi, tout le monde va revendiquer les mérites revendiqués par ces capitalistes.

    «Nos politiciens sont ceux qui sont vraiment obsédés par la croissance; parce que plus le PIB est élevé, plus leurs revenus de taxation sont élevés et plus leur empire grossit. Pour atteindre cet objectif, ils sont prêts à tout, y compris manipuler la monnaie pour créer de l’inflation (a.k.a. politique monétaire).»

    À d’autres je vous prie! Dans plusieurs pays débarrassés de l’État, comme le Ghana par exemple, les bourgeois minoritaires et parasitaires n’en sont pas moins avares! Au contraire justement!

    Nous faire croire ici, que l’investisseur n’est pas celui qui pousse le gouvernement à mettre en place ses mesures, c’est nous prendre pour des idiots je crois. Tout le monde sait que le parti libéral a servi la cause bourgeoise depuis le début de ses mandats. Privatisation de la santé, coupures dans nos services, privatisation de ces services coupés, etc.. Allez raconter à d’autres vos inepties je vous prie…

    «L’inflation fait bien l’affaire de l’État, puisque ça fait croître ses revenus (et ses dépenses). La création de monnaie du système bancaire permet aussi à l’État de d’endetter pour financer ses déficits.»

    N’importe quoi, si l’État s’endette, c’est précisément pour privatiser des services, qu’elle ne peut plus se payer, ou nous payer plutôt. C’est flagrant comme le ciel bleu de ce matin. Les conservateurs ont joué la même carte à Ottawa! Ils ont coupé les impôts, et la TPS, ce qui a vidé les coffres, et ce qui pousse désormais le gouvernement à couper, sauf dans les dépenses démesurées comme celle du Lac artificiel, ou d’organisations douteuses destinées à renverser les gouvernements socialistes d’Amérique latine.

    Y a quand même des limites à nous prendre pour des cons minarchiste.

    «La protection de la liberté individuelle et de la propriété privée (y compris celle de son propre corps) sont primordiaux dans le système capitalisme. Lorsqu’il y a agression, comme c’est le cas lorsque les États-Unis mènent leur campagne d’impérialisme, il s’agit en fait d’une infraction à la propriété d’autrui. La guerre et le capitalisme sont donc aux antipodes. Vous confondez capitalisme avec corporatisme ; une erreur très fréquente. Et quel est l’ingrédient essentiel du corporatisme : l’État !»

    Cela ne change rien. Le capitalisme mène inévitablement à l’impérialisme. Avant même que les États-Unis ne deviennent ce qu’ils sont, Karl Marx nous en avertissait.

    Mais encore, vous dites que l’État génère ces excès… Or, ce sont les lobbys qui poussent les États vers ces excès! Ensuite, certaines compagnies pétrolières et minières n’ont jamais eu besoin de l’État pour mener des crimes en Afrique.

    La guerre et le capitalisme ne peuvent pas être aux antipodes, puisque que l’absence de partage des richesses, mènerait inévitablement à la révolution. J’irais même jusqu’à dire que, sans l’État, je serais plus près que jamais de ma révolution socialiste. C’est l’État qui fait construire des habitations à prix modique. C’est l’État qui assure un revenu à ceux qui n’en ont pas. C’est l’État qui s’assure qu’on reçoive un minimum de capital et quiconque connait un tant soit peu l’histoire de nos sociétés industrialisées, sait que jadis, sans l’État dans les parages, les gens couraient après leur salaire, après leurs conditions de travail aussi.

    Laisser au bourgeois le libre-jeu de gérer tout ça, sachant que même lui, est issu d’un conditionnement parasitaire, c’est n’importe quoi, et c’est comme donner la clé de la bergerie au loup!

    Certes, aujourd’hui, on note un corporatisme, mais un fait demeure. Le capital ne se partage pas dans un système capitaliste, il se concentre chez une minorité, qui est parasitaire, par conséquent de sa position avantagée, de par son droit d’exploiter le labeur d’autrui sans qu’aucun débat n’ait eu lieu sur la question.

    Oh! Et mon cher minarchiste! Sans les États-Unis d’Amérique, aujourd’hui, un tas de pays seraient socialistes! Alors remerciez, finalement, vos véritables amis. Les États-Unis d’Amérique ont renversé plus de 45 États en moins d’un siècle. Ils ont renversé plus de 35 mouvements populaires! Ils ont assassiné des personnalités politiques à travers le monde, dont certaines très connues! Ils ont fait du sabotage, etc.. L’Amérique latine au grand complet serait socialiste à vrai dire, car tous les Coups d’État orchestrés, le furent par la CIA, donc par Washington. Vous seriez encore plus loin de votre capitalisme sauvage que jamais. Ce sont donc les dérivées du capitalisme, le corporatisme, qui auront eu raison du capitalisme sauvage, amis qui auront également sauvé, le «peu de capitalisme» qu’on connait. Remerciez l’État!

    «Sylvain décrit ici un concept que je nommerais « cartel technologique ».
    Ces cartels existent grâce aux brevets, lesquels sont en fait des monopoles octroyés et protégés par le gouvernement lui-même. Les brevets sont une invention étatique ; rien à voir avec le capitalisme. Dans un libre-marché, les brevets n’existent pas et il n’y pas de cartels technologiques. J’ai souvent traité de l’arnaque qu’est la propriété intellectuelle sur mon blogue (3 articles).»

    C’est bien intéressant, mais ce n’est pas que cela. Une richesse en crée une autre, comme l’absence de richesse n’en crée aucune. Les processus expliquent les autres processus. Tout est le fruit d’un conditionnement. Alors une grande entreprise, forcément, peut manger les petites. Ainsi de suite… D’où la concentration de richesses dont je parle. Des bourgeois, par exemple, peuvent s’associer, comme on le note. Etc..

    Vous pouvez bien écrire 4 autres articles sur le sujet, cela ne changera pas le fait que la richesse se concentre dans le capitalisme actuel, et qu’elle le ferait également dans un capitalisme plus pur, peut-être même plus rapidement, puisque l’État ne pourrait plus réguler et palier aux ratées du système! De toute façon, ce sera difficile de nier quelque chose que l’on observe chaque jour à la bourse! Encore plus de nous gober un principe à la con, qui nierait que celui qui possède une entreprise, peut s’enrichir d’avantage que celui qui n’en possède point.

    «Le capital que vous détenez vous appartient et c’est à vous et personne d’autre de décider ce qu’il en adviendra à votre mort. À vous de décider qui le mérite, certainement pas à l’État.»

    Vous venez de détruire votre propre mythe alors! Je n’en demandais pas tant! Alors vous dites que l’héritage devient un mérite? Eh bien! Où sont passés les efforts? Et le génie? Les risques? Etc..?

    En fait, le capital qu’on détient, dépend, lui, des conditions dans lesquelles nous vivons. Et chacun sur cette Terre n’a pas les mêmes. Donc, toutes et tous n’ont pas la possibilité de détenir ces capitaux, et donc, par conséquent, de se partir en affaires! Voilà sur quoi repose l’idéologie de minarchiste! Finalement, sur des affirmations! Rien d’autre! Ce que pourquoi on dit des «minarchiste» qu’ils sont idéaliste dans leur philosophie.

    Car minarchiste omet de préciser d’où vient «Le capital que vous détenez»… Mais pourtant, dans notre analyse, cela devient pertinent. Il est indispensable pour ma part que cette possession soit explicable par un réel mérite, et non pas par un conditionnement qui ne peut pas être le même pour tout le monde!

    Je vais régler la question en quelques mots…

    -Le fils d’une famille de paresseux sera pauvre, donc, il ne pourra pas partir son entreprise du jour au lendemain.

    -Le fils de riches gagnants à la loterie ne partira pas au même point, on s’entend?

    «Si personne ne peut être le légitime propriétaire des moyens de production qu’il achète ou fabrique ; personne n’investira dans les moyens de production et personne n’en prendra soin. Le capital productif de l’économie sera dilapidé et la création de richesse s’affaissera. Bienvenue dans la perversité du socialisme ! Et le socialisme crée des pénuries, ça c’est un fait. Parlez-en aux anciens habitants de l’URSS, aux Cubains et aux Vénézueliens. Vous pouvez aussi observer les effets de la dilapidation du capital productif par l’État dans la plupart des pays du Tiers-Monde, incluant le Bangladesh (sur lequel j’ai publié une étude sur mon blogue).»

    Voilà qui m’est d’une grande aide! Le type ne veut pas que je parle de capitalisme, mais de corporatisme en parlant du système actuel, mais se permet de parler de socialisme d’URSS, alors que visiblement, c’est de stalinisme qu’ont souffert les Russes sous Staline, et non pas de socialisme. Il s’attaque ensuite, faisant fi de son isolement, à l’économie isolée de Cuba! Mais minarchiset serait-il entrain de nous faire croire que le capitalisme pur et dur, ferait mieux, s’il était isolé lui-même sur une île, isolée par un Blocus illégal et attaquée maintes fois par des terroristes états-uniens? On nage en plein idéalisme ici! Et le Venezuela? Quoi le Venezuela? Chavez devait changer le monde vénézuélien en 10 ans? C’est ça? Après des décennies de concentration de richesses et de création d’extrêmes écarts entre riches et pauvres, minarchiste voudrait que Chavez règle la situation, je le rappelle, dans une économie isolée et cela, en claquant des doigts? Un peu de sérieux s’il vous plaît!

    L’URSS n’a jamais connu le socialisme, sauf sous Lénine, et ce fut bref. Staline a mis à mort ses opposants, et refusé le pouvoir aux soviets, ce qui précisément, se devrait d’être pour que l’on parle de socialisme et de communisme. D’ailleurs, minarchiste n’est peut-être pas au courant, mais le communisme, c’est l’absence de l’État, remplacé lui, par les conseils populaires, dont les élus sont révocables en tout temps. Ce n’est jamais arrivé, où que ce soit au monde.
    Le Venezuela? Le Venezuela est encore capitaliste à ce que je sache! Et les embuches rencontrées par Chavez pour réformer son système sont de tailles! minarchiste ne nous parle pas du Coup d’État raté de 2002… Des assassinats constants des militants pro-Chavez. Des incursions des forces paramilitaires financées elles, par la Colombie, puis par Washington et le Canada.

    Et minarchiste peut bien cracher sur le socialisme de Cuba, elle n’en est pas moins le pays avec la meilleure qualité de vie, parmi ses semblables de même calibre! Les Cubains n’envient pas les Dominicains ou les Panaméens! Encore moins les Ghanéens, qui vivent bel et bien dans un paradis fiscal! Les Cubains ont accès à de bons soins de santé, universels de plus, qui font même l’envie des états-uniens qui s’y rendent, pour s’y faire soigner en cachette parce que leur système privé ne le leur permet pas! Cuba peut également se vanter de pouvoir éduquer, sans exception, tout son peuple. Que minarchiste me trouve pareille qualité de vie ailleurs! (Et qu’on me foute la paix avec les dissidents, puisqu’aux États-Unis d’Amérique, si l’on commet les mêmes crimes que les dissidents, on est passible de la peine de mort! –possession de matériel subversif fourni par un État étranger-.)

    Ces trois pays que nomme minarchiste ont plusieurs choses en commun, dont une, qui ferait du capitalisme, une «secte isolée». Ce sont des économies isolées. On ne crée pas une économie dans un seul pays, comme un système sanguin ne se retrouve pas dans une seule jambe.

    Quant aux tablettes vides, c’est relatif évidemment, à ce que je viens de dire plus haut! Faut-il rappeler à minarchiste que Cuba est sous embargo? Que les pays faisant affaires avec elle, sont sanctionnés par Washington et traités comme on traite Cuba? Faut-il rappeler à minarchiste que pendant des années, Cuba n’avait même pas de pièce de rechange pour ses usines et machines, mais qu’elle s’est débrouillée quand même? Aujourd’hui, la longévité des Cubains est sensiblement la même que celle des Canadiens. Le taux de mortalité infantile également! Et ils ont plus d’accès que nous aux soins de santé, tellement, qu’ils peuvent même se permettre d’envoyer des dizaines de milliers de médecins à l’étranger, sans en manquer chez elle pour répondre à la demande, dont celle des états-uniens qui s’y rendent en cachette!

    Si minarchiste veut comparer Cuba, qu’il la compare à ses semblables, de même calibre économique! Et s’il veut critiquer le Venezuela, qu’il tienne compte du jeune mandat socialiste du pays, et qu’il tienne compte des tentatives de ses amis idéologiques qui attaquent illégalement le Venezuela, de diverses façons. Qui a déjà vu des radios québécoises appeler au meurtre de Jean Charest? Ben au Venezuela, en 2002, RCTV l’a fait vis-à-vis Chavez, ainsi que Globovision, avec le soutien de la maison blanche et des riches bourgeois du Venezuela et de Miami, sinon du monde entier!

    Des pénuries, il s’en créerait même en territoire capitaliste, sil était isolé sur une île, bloquée économiquement, attaquée par des propagandes mensongères, etc.. On parie?

    «Plus la liberté économique est grande, plus les opportunités d’entreprise sont faciles à saisir pour tous et plus la richesse croit. Les statistiques le démontrent clairement (voir indice de liberté économique versus PIB per capita). De plus, une plus grande liberté économique n’équivaut pas à accroissement des inégalités (voir indice de liberté économique versus coefficient de Gini).
    L’accès à la richesse est d’ailleurs très bon au Canada. »

    Ben coudonc! L’accès à la richesse des Canadiens n’a surement rien à voir avec sa position stratégique, alliée des États-Unis d’Amérique, l’empire du monde! Ben non! Le Canada fait affaires avec combien de pays déjà? Et a participé à combien de missions à l’étranger, préparant le terrain à son enrichissement? Allons! Vous qui dénonciez le corporatisme… Un peu de cohérence s’il vous plaît!

    En fait, plus il y a de pays avec un «cheaplabor» et moins de liberté, plus il y a d’opportunités économiques pour les empires comme le Canada et les États-Unis d’Amérique! Au pire, quand ils ne veulent pas plier à nos caprices, on a qu’à dépeindre les dirigeants comme des terroristes ou des «méchants communistes», pour ensuite les renverser, comme Washington l’a fait dans plus de 45 pays en moins d’un siècle! Tout le monde sait bien que l’Irak détruite, constitue à elle seule, des tas d’opportunités économiques pour les compagnies de construction!

    Si l’accès à la richesse au Canada semble bon, le fossé entre riches et pauvres n’a pas cessé de se creuser pour autant. Aux États-Unis par exemple, on est «libre» selon votre lexique… Mais 1% de la population y possède 40% de la richesse! Et le fossé continue, là aussi, de se creuser! Eh bien! Les dogmes, les dogmes…

    «En 2007, 56 des 75 plus riches canadiens étaient des self-made billionnaires. Voici quelques exemples d’individus qui sont partis de rien pour accéder à la richesse:»

    Franchement minarchiste, ne me rendez pas la tâche si facile! 56 des 75 vous dites? Sur combien de millions d’habitants? Eh bien!

    Partis de rien? Genre, de rien comme dans zéro? Tous les montants que vous nommez, représentent un capital, ainsi que le temps mis, et les connaissances de ces individus. Et cela n’explique en rien mon cher adversaire idéologique idéaliste, l’exploitation du labeur, des maux ou des besoins d’autrui. Bref, je crois que vous perdez votre temps ici…

    Pendant qu’un tel «- Rai Sahi (Morguard): Arrivé au Canada en 1971, a travaillé pour $1.15/heure pour amasser ses économies.» ramasse ses économies, l’autre, à côté de lui, a peut-être quelqu’un à soigner… Bref, encore une fois, minarchiste démontre qu’il est incapable de juger d’une situation, tout en prenant acte et connaissance de cette situation, qui est bel et bien différente pour chacun de nous. C’est simple à expliquer, minarchiste se fiche éperdument des conditionnements de chacun.

    «La preuve est là : tout le monde peut entreprendre dans une économie libre.»

    La preuve est faite que vous refusez d’ausculter chaque situation, ainsi que leur processus, les expliquant. La preuve est faite que les mérites d’un exploitant de profiter du labeur d’autrui, n’est redevable qu’à vos affirmations et non à de véritables mérites quelconque.

    De fait, le bourgeois n’est que l’intermédiaire entre l’offre et la demande, et la disparition du bourgeois dans cette équation, n’effacerait pas la demande, qui pourrait tout de même être réglée par le labeur des prolétaires, non-exploités, et propriétaires de leurs propres moyens de production. Les coopératives à ce sujet, ont démontré qu’il était possible d’hausser même, la productivité. La bourgeoisie n’a pas le monopole de la «productivité».

    La preuve est faite que mon adversaire minarchiste est prêt à défendre le règne non légitime du bourgeois, non-méritant, et totalement inutile en ce titre, à l’évolution de l’humanité. D’ailleurs, le capitalisme n’est pas le premier modèle que l’être humain ait vu, ni le dernier!

    Maintenant que le capitalisme a fait faillite aux 30-40 ans, et que ce sont les prolétaires exploités qui en ont fait les frais à chaque fois, au grand plaisir des bourgeois, je crois qu’il est temps de passer à autre chose!

    Nationalisons les banques et tous les autres moyens de production!

  40. Et c’est bien «cute», t’sé, les banques qui prêtent à des méchants mauvais payeurs, mais le fait, c’est que s’il n’y a pas ce genre de soupape, des tas de gens sont privés «de la liberté» de posséder une maison bien à eux! Et tôt ou tard, le couvercle sur la marmite, s’il n’y avait pas eu ces prêts dangereux, aurait sauté.

    D’ailleurs, aujourd’hui, les états-uniens ne s’offusquent pas de ces prêts dangereux, mais du pouvoir des banques, et de leur immortalité.

    Et minarchiste devrait d’emblée constater que, sans l’aide aux banques, que je conteste moi aussi, le capitalisme serait mort et enterré aujourd’hui. minarchiste devrait remercier ses amis plutôt que de nous faire croire qu’un capitalisme pur et dur serait meilleur pour nous…

    Jimmy avait écrit un excellent texte sur le sujet…

  41. Bonjour, il y a une question que je me pose, j’ai bien compris que les banques peuvent créer de l’argent grâce à une écriture comptable actif/passif et un certain ratio de capitaux propre.
    Mais dans ce cas la si elles créent l’argent ça veut dire que l’argent créer leur coute 0 % par an?où est-ce qu’elles doivent payer un espèce de taux euribor etc..?

    Cordialement,
    nicolas

  42. @nicolas: Puisque le prêt de la banque est assuré par la banque centrale, il me semble (je ne suis pas 100% certain), que les banques doivent payer l’intérêt du taux directeur de la banque centrale. Une sorte d’assurance sur le prêt…

  43. Le problème avec ces économistes comme Irving Fischer, c’est qu’il a pas compris que c’est pas le mécanisme de création d’argent qui est le problème ..mais, qui en est le propriétaire !! Car le mécanisme serait saint et juste,. si il était publique et représentait toujours la production réelle de nouvelles richesses et était la propriété du peuple dans sont entier .Ce qui est au fond le trésor national..Je soupçonne ce type Fischer comme bien d’autres dans le passé d’être des agents du système offrant des demi-vérités sans solution pour mieux tromper les gens sur la nature de ce qu’est réellement un système de monnaie juste..qui représente les prêts et les intérêts soit le passif qui devient l’actif de tous et non de quelque salauds de banksters.. mais pour bien des gens, c’est encore trop dur a comprendre..Ils ont fait un excellent travail de tromperie..Qui dure encore de nos jours et trompe encore beaucoup d’esprit ..qui ne réalisent pas qu’une véritable nationalisation du système bancaire représente un trésor national au lieu d’une dette publique!! Ce qui est une énorme différence..les gens ne réalisent pas encore toute l’ampleur de leur mensonge,. comme nous nous devons a nous même !.. Combien de fois je l’ai entendu celle la .. si c’était vrai !! Nous aurions depuis longtemps un actif pour tout le collectif d’une centaine de milliards et non des centaines de milliards de dette ..notre système bancaire est une arnaque monstrueuse !! Qui détourne toutes productions de richesses par le seul fait que notre système de création de monnaie est privée et non publique..voila la vérité ..trop difficile a comprendre parce que trop évident est la solution ..Plus la solution est évidente plus elle difficile a saisir pour les esprits faibles ou arrogants ..C’est bien jolie de dénoncer la création d’argent des banques en disant voila le problème quand foncièrement c’est pas le problème ..mais que le problème est plutôt pourquoi ont’ils se pouvoir, et non la société qui produit les richesses ? ..Car la création d’argent est nécessaire pour faire circuler les biens nouveaux et les richesses nouvelles..c’est pas un problème ..le problème a toujours été que le passif qui représente le profit de la société dans sa totalité soit encaissé par une petite clique de privilégié ce qui fait d’eux les dieux de nos pays..c’est simple a comprendre pour tous esprits en éveillent ..seul les bornés ni ni comprennent rien..Les banksters sont depuis longtemps derrière de fausses organisations qui font semblant d.être contre le système en fessant d’un mécanisme comme la création d’argent un problème et le dénonçant comme tel , il réussirent a occulter la solution ..la nationalisation complète de se mécanisme .Ne soyez dupe de leur paradoxe.

  44. Le capitalisme possède ses failles, mais c’est le moyen le plus juste de faire travailler les gens ensemble efficacement.

  45. Bonjour, je voudrais savoir, s’il était possible de rendre le contrat de prêt caduque, voir nul, du fait que la banque, crée l’argent au moment du prêt. Un argent qu’il ne lui appartient pas…. et de surcroit s’enrichie avec des intérêts et des cautions laissées par l’emprunteur et si on ne peut rembourser le prêt, saisie le biens. En gros c’est la fête au village…

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