Archives mensuelles : avril 2010

Les banques prêtent de l’argent qu’elles ne possèdent pas

C’est une vérité peu connue.

Les banques prêtent de l’argent qu’elles ne possèdent pas.

L’histoire du système bancaire contemporain remonte au XVIIe siècle et le résultat actuel se résume en la fondation de la monnaie scripturale menant au gonflement de la masse monétaire par l’opération des banques lors des octrois de prêts à leurs clients.

En fait, le tout se joue par une double écriture au bilan de l’entreprise bancaire. 

Ainsi, lorsqu’une banque prête de l’argent à un particulier ou à une entreprise privée ou publique, elle inscrit le montant de ce prêt autant dans son actif que dans son passif, même si elle ne détient pas dans ses livres la globalité de cette somme.

La seule obligation de sa part est de maintenir en liquidité une fraction du prêt déterminée par la banque centrale du pays dans lequel elle opère.  C’est ce qu’on appelle la réserve obligatoire.

Ce taux de réserve obligatoire peut varier d’un pays à l’autre car les diverses banques centrales établissent les ratios de réserves obligatoires des banques commerciales selon des objectifs de politique économique propres à chaque nation.  De la sorte, en haussant le pourcentage de cette réserve, un État met un frein au crédit ou, dans le cas contraire, le favorise.

Mais le problème de tout ce beau stratagème de l’ordre bancaire se situe à un niveau éthique.

Même si les banques comptabilisent les crédits octroyés dans leurs passifs et actifs, ce qui revient à une balance nulle, il faut noter qu’elles chargent tout de même des intérêts sur des capitaux prêtés qu’elles ne disposent pas en totalité.

C’est en cela que les banques volent tous leurs clients et bien que certains défenseurs avancent les bienfaits des effets multiplicateurs du crédit sur la viabilité économique, il n’en reste pas moins que les prérogatives concédées à la structure bancaire et financière méritent d’être questionné, surtout en rapport aux milliards de dollars qu’elle engrange à chaque année.

Ajout: ” La banque peut aussi créer simultanément la monnaie et la créance qui en constitue la contrepartie. En effet, elle peut, par exemple, accorder une avance de trésorerie ou une autorisation de découvert à un agent en contrepartie d’un simple engagement de rembourser pris par cet agent. Elle détient alors une créance sur l’argent, en échange de laquelle elle crédite son compte en banque. Lorsque le client rembourse sa dette à la banque, la monnaie créée par l’opération initiale est détruite” – Jacques Généreux, Introduction à l’économie, Page 85.

À lire: La fin de la logique comptable

Maxime Bernier et son « Quebec Bashing »

Maxime Bernier n’en rate pas une pour mousser sa popularité dans l’autre solitude. Maintenant, il fait du « Quebec Bashing » son cheval de bataille.

Il parcourt le Canada en dénigrant le Québec et en trainant dans la boue le modèle social-démocrate construit par nos ainés qui a permis à tous les québécois de jouir d’une qualité de vie exceptionnelle et à son père, un entrepreneur  homme d’affaires, de prospérer dans un milieu propice.

Il est le premier à avoir profité de ce Québec qu’il déteste tant et n’hésite pas à cracher sur celui-ci comme le ferait un enfant ingrat de la chance qu’il a eu. 

Le Québec, selon lui, est dépendant du Canada et agit comme un assisté social en quémandant toujours plus d’argent à Ottawa.  La belle province croule sous la pauvreté la plus abjecte selon ses dires et se doit de tout privatiser afin de créer de la richesse (ce qui est en soit une antinomie).

Le député de Beauce devrait relire ses livres d’Histoire.  Il constaterait que jadis le Bas-Canada, l’ancêtre de la province de Québec, a été unie avec le Haut-Canada (c’est-à-dire l’Ontario) en absorbant sa dette colossale de 1 200 000 de livres sterling (soit 6 millions de dollars de 1840).  Ainsi, à l’époque, le Canada anglais agissait véritablement en assisté social envers le Canada français et monsieur Bernier oblitère ce fait historique avec ses déclarations caractérisées par des absurdités sans queue ni tête.

Et contemporainement, la situation ne semble pas avoir beaucoup changé. 

L’Ontario a toujours reçu plus de subsides du gouvernement fédéral, notamment pour son industrie automobile et plus récemment pour son secteur aéronautique même si le Québec est à la fine pointe de la technologie dans ce domaine!  Peut-être que le Québec serait plus riche au goût de monsieur Bernier si le fédéral avait daigné subventionner son économie au même niveau que celle de l’Ontario!

De plus, le Québec est loin d’être la province la plus misérable dans la confédération canadienne.

En fait, le produit intérieur brut du Québec se situe au deuxième rang dans le classement des provinces canadiennes et ce depuis plusieurs décennies.  Par ailleurs, la rémunération hebdomadaire moyenne du québécois se positionne à la troisième place après l’ontarien et l’habitant de la Colombie-Britannique.  Pauvre le Québec? À d’autres!

En sujet de la soi-disante généreuse péréquation que reçoit le Québec d’Ottawa, qui se veut le principal argument de la diatribe du député Bernier contre sa province natale, on se doit de mettre les choses en perspective en précisant les montants reçus en rapport au nombre d’habitants.

Parmi les 5 provinces recevant de la péréquation (à l’exception de la nouvelle venue,  l’Ontario), le Québec se voit attribuer la plus petite portion d’aide fédérale en relation avec son poids démographique. 

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Tableau des versements fédéraux de péréquation par rapport à la population en 2010

Île-du-Prince-Édouard             2 340$ par habitant

Nouveau-Brunswick                2 109$

Manitoba                                 1 309$

Nouvelle-Écosse                     1 183$

Québec                                   1 085$

Sources: Cyberpresse, Statistique Canada 

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À la lumière de ces statistiques, les dénigreurs du Québec, tel que Maxime Bernier, devraient modérer leurs propos. 

Si l’on suit la logique de Bernier dans son élan de désengagement de l’État et de délestage des mécanismes de redistribution de la richesse, les véritables perdants ne seront pas les Québécois, mais surtout ces 4 provinces canadiennes beaucoup plus faibles économiquement et dépourvues de ressources abondantes.

Maxime Bernier espère susciter une effervescence de sa popularité dans le Canada par un plaidoyer inégalitaire dépourvu de sens social.  Ses idées vont à l’encontre des valeurs sociales du Québec et du reste du Canada sur lesquelles s’est bâti ce pays. 

S’il espère, par cette manœuvre, bonifier sa carrière politique, il se trompe. 

En se mettant à dos la moitié des provinces canadiennes qui comptent sur le support financier du fédéral, il ne fait que se discréditer davantage et miner son possible retour dans le cabinet ministériel.

Une étude incomplète de l’Institut Fraser

L’Institut Fraser affirme, dans une récente étude, que le niveau d’imposition accapare 41,7% des revenus des ménages canadiens en 2009, ce qui constitue une hausse significative par rapport à 1961 (33,5%) et 1981 (40,8%).

Une constatation d’une évidence plus que pléthorique qui est inutile de nous rappeler. 

Seulement en 2003, 80% des revenus de l’État provenaient des particuliers.

Mais cette étude brille par l’absence de la détermination des causes de cet accroissement du boulet fiscal enchainé aux pieds des contribuables ordinaires.

La première raison de ce phénomène est l’allégement marqué des impôts payés par les entreprises canadiennes depuis plus de vingt ans (source).

La deuxième cause fut l’évasion fiscale qui s’est multipliée par huit de 1990 à 2003 pour atteindre présentement la coquette somme de 88 milliards par année en fuite de capitaux.

La troisième explication sont les subventions avantageuses fournies par les divers palliers de gouvernement dont profitent les compagnies ne retournant que des miettes une fois leurs profits encaissés.

Cependant, ce think tank de droite, comme tous ses semblables, dont l’Institut Économique de Montréal (IEDM), se dispense bien de révéler certains faits dans ses études afin de ne pas affaiblir ses positions douteuses. 

L’objectif de ces groupes de réflexion de droite financés par le monde des affaires est clair : appeler à la dislocation des services publics et tenter de convaincre le citoyen qu’il vit au-dessus de ses moyens.  Ce qui est éminemment faux.  Chacun à droit à la santé, à une bonne éducation et à des services publics dignes d’une société moderne, surtout en cette période de vieillissement de la population et de perturbation économique.

Mais qu’entendent-ils par vivre au-dessus de ses moyens?  Que la santé universelle,  l’éducation publique ou le soutient aux chômeurs coûtent trop chers?  C’est bien là tout le leitmotiv de leurs discours.

Si les canadiens vivent plus haut que leurs moyens, c’est plutôt en rapport aux biens mercantiles offerts par ces mêmes compagnies qui financent l’Institut Fraser. 

Consommez, consommez nous rabâchent-elles par leurs publicités omniprésentes tandis que les consommateurs s’endettent afin d’acquérir de plus en plus de produits matériels souvent inutiles.  Si les gens vivent au-dessus de leurs moyens, c’est bien plus en ce domaine que dans le financement des services collectifs plus qu’essentiels.  Par contre, cela, l’Institut Fraser ne l’évoquera pas.

L’éclectisme de ces think tanks n’a d’égal que leur manque de rigueur.  Ils ne montrent qu’un coté du miroir afin d’avantager leurs contributeurs financiers ne rêvant qu’à s’approprier les actifs de l’État providence.

Finalement, au sujet de la dite étude citée en début de billet, pourquoi les salaires des canadiens n’ont-t-il pas suivi la courbe de progression des profits des entreprises depuis deux décennies (source)? 

En ce sens,  les contribuables auraient peut-être pu subvenir équitablement aux frais sociaux si les compagnies avaient été moins avares dans leur course aux profits.

L’antigouvernement du Parti Libéral du Québec

Comment désigner un gouvernement qui va à l’encontre des aspirations de ses commettants?

On l’appelle un antigouvernement.

Une administration publique qui ne considère pas les objections des nombreux groupes de la communauté et qui néglige les bonnes relations avec les acteurs de la société civile.

Un gouvernement au comportement intransigeant qui ne remet que rarement en cause ses actions et rejette du revers de la main toute volonté de protestation.

Nous connaissons actuellement ce genre de gouvernement.

Manifestations, protestations et incompréhension imprègnent le paysage politique du Québec dans une ambiance de crise sociale.

Le présent gouvernement libéral du premier ministre Charest semble posséder la vérité absolue. Nul besoin de consultation, ni d’implication des intervenants sociaux. On impose sa vision de la société, sans tenir compte, visiblement, de l’opinion de la population.

L’inéquitable budget Bachand teinté d’une attaque frontale contre la classe moyenne s’est révélé être la goutte qui a fait déborder le vase après de nombreuses allégations de corruption et de trafic d’influence en relation au financement du Parti Libéral du Québec dans l’octroi de contrat de construction routière, de permis de garderie, de nomination de juges et de hauts fonctionnaires de l’État.

Suite au budget, l’insatisfaction du gouvernement libéral est à son plus bas, soit à 77%. Du jamais vu.

Et voilà que Marc Bellemarre jette son gros cailloux dans la marre et assure de dévoiler tout ce qu’il a vu dans le cadre de son rôle de ministre de la Justice sous le premier mandat de Charest.

Toute cette odeur nauséabonde de scandale constitue un précédent depuis l’époque duplessiste.

Rappelons que Jean Charest fut ministre conservateur sous le règne de Brian Mulroney, une triste période où les scandales ne cessaient de pleuvoir à Ottawa.

Il apparait que Jean Charest ait appris à bonne école car la situation politique au Québec ressemble beaucoup à celle qui existait entre 1984 et 1993 dans la capitale fédérale. Une révélation n’attend pas l’autre tandis que l’électorat est submergé de cynisme et de découragement.

Néanmoins, la trame maitresse demeure : un gouvernement de droite est toujours plus prompt à générer des scandales en raison de son affiliation avec les puissances d’argent. 

Et l’article d’Alec Castonguay, du Devoir, semble le confirmer: une fois au pouvoir, le Parti Libéral du Québec attire plus de contributeurs et multiplie par deux son financement privé tandis que le Parti Québécois reçoit approximativement les mêmes dons indépendamment de sa position à l’Assemblée Nationale.  

Voilà ce qu’est un antigouvernement: une administration publique, vendue aux intérêts des plus nantis, se rapprochant d’une ploutocratie.  En somme, pas un gouvernement pour et par le peuple, mais un gouvernement contre et sans le peuple.

Par ailleurs, nous devons nous inquiéter de tous les soupçons qui pèsent sur l’équipe libérale.  Comme un iceberg, seule une portion est visible et les mensonges cachent la majeure partie du tableau.  Bref, nous ne saurons jamais toute la vérité, car l’arbre cache la forêt, mais ce que nous apprenons lance un signal d’alerte et doit inciter la population à changer de gouvernement et cela très rapidement afin de contrer le désintéressement des citoyens à la chose politique qui met en péril la santé démocratique. 

Afin d’embellir l’image de la classe politique qui n’est pas toute corrompue, on se doit d’assainir les mœurs politiques en rapport au financement des partis en réformant la loi dans le sens d’une contribution purement publique afin d’éviter le copinage entre élus et donateurs et de redorer le politique. 

Ainsi, pourrons-nous redonner confiance à l’électorat et freiner l’érosion du taux de participation aux élections.

Evian et sa publicité contre-environnementale

J’ai tombé en bas de ma chaise en regardant cette nouvelle publicité d’Evian.

La compagnie se targue de procurer la jeunesse éternelle avec son eau embouteillée et utilise une publicité présentant des bébés tous heureux de boire de l’eau Evian.

Pourtant, l’eau fournie par les aqueducs municipaux est souvent de qualité égale et même parfois supérieure à celle offerte par les compagnies privées.

Mais, le pire, c’est que cette compagnie présente dans cette campagne publicitaire des bouteilles d’eau en plastique qui polluent l’environnement à un point tel que certaines études ont démontré des traces de plastique dans les poissons que nous mangeons!

Alors, il est carrément indécent de diffuser cette publicité qui contrevient à l’environnement et à l’avenir de nos enfants!

Boycottons Desjardins!

Tenons-nous le pour dit : les Caisses Desjardins ne sont plus que de vulgaires banques commerciales comme l’est la Banque Royale ou la Banque de Montréal.

En 2009, en pleine tourmente économique, la « coopérative » Desjardins annonçait fièrement avoir dégagé un bénéfice de 117 millions de dollars pour le premier trimestre.

Alors, afin de remercier son personnel et contribuer à la relance économique, elle a coupé 900 postes dans l’ensemble de son réseau!

Malgré tout, cela ne suffisait pas. Question de tirer plus de jus de ses chers coopérants et clients, elle réduisit la période de renégociation d’hypothèque sans pénalité de 8 mois à 4 mois!

Au-lieu de supporter les familles ayant perdu des revenus avec la crise économique, on les renfonce encore plus en les obligeants à rembourser leurs prêts hypothécaires jusqu’à quasi-terme avec les anciens taux oscillant à 5,5% tandis que les taux actuels jouent entre 3,5 et 4%! Ainsi, des milliers de ménages perdent souvent 200$ par mois jusqu’à ouverture de leurs contrats hypothécaires dans 1, 2, 3 ou 4 ans.

Mais qui a voté cette réduction de cette période sans pénalité? Les membres détenant des hypothèques? Ce serait surprenant. La direction en a décidé ainsi sans consulter ses coopérants et en se foutant bien de leurs sorts.

Une véritable autocratie.

Disons simplement qu’Alphonse Desjardins doit « spiner » dans sa tombe!

Il est bien loin le temps où les caisses populaires Desjardins avaient comme mission d’aider les petits épargnants et de développer les communautés locales.

Aujourd’hui, cette institution financière « coopérative » agit en véritable bandit de grands chemins et recherche plus la rentabilité de l’organisation que le bien-être de ses membres ou de la collectivité.

Et parlons des ristournes de plusieurs millions que l’on fait miroiter à la face de tout le Québec. D’où proviennent-elles? Elles sont générées par une surfacturation de services se traduisant par des frais pour tout et n’importe quoi.

En fait, on ne redonne que des miettes aux membres sur les prélèvements abusifs qu’ils ont payés.

Et récemment, comble de tout, un vice-président du mouvement coopératif Desjardins et économiste en chef de Desjardins a déclaré, quelques jours avant le dépôt du budget Bachand 2010, ” qu’il faut envisager une hausse des tarifs et des taxes, notamment sur l’essence et que c’est à ce prix que les Québécois peuvent conserver les acquis sociaux auxquels ils tiennent”.  Il s’est également adressé au gouvernement libéral pour lui recommander la réduction des taux de croissance de ses dépenses.

On réalise dès lors que les Caisses Desjardins sont plus que jamais très éloignées de la population et de leurs membres.

Le Mouvement Desjardins déclare être « Plus qu’une banque »… et il ne ment pas.

Il est bien pire que les banques!!!

Montrons à Desjardins qu’il ne doit plus nous prendre pour acquis parce qu’elle est une institution québécoise.

Boycottons Desjardins!

Par ici pour rejoindre le groupe FACEBOOK : « Boycottons les Caisses Desjardins »