Archives mensuelles : mai 2009

La “grande peur” des conservateurs

consLe parti de Stephen Harper tente de nous effrayer une fois de plus. 

Les conservateurs ont sans doute un agenda caché en annonçant cette prévision pessimiste d’un déficit important de 50 milliards de dollars dans le budget fédéral de l’année fiscale en cours.

Pourtant, en novembre 2008, le ministre des finances Jim Flaherty prévoyait un petit excédent budgétaire pour se réviser par la suite en janvier 2009 avec un déficit de 34 milliards.  Là, il nous annonce sans sourciller un manque à gagner de 50 milliards.  C’est à croire qu’il est incompétent ou qu’il exagère les choses afin d’atteindre les objectifs non-dévoilés de son parti.   

Il est très surprenant et rare qu’un gouvernement au pouvoir dévoile à l’avance des projections négatives sur l’état des finances publiques.  Il faut être masochiste ou inconséquent politiquement pour avouer ouvertement un échec futur malgré tous les risques de perte de crédibilité pouvant jouer lors des prochaines élections générales, sauf si cette manœuvre s’intègre dans une stratégie à long terme.

Depuis leur accession au pouvoir, les conservateurs cherchent à imposer leur politique économique de droite, c’est-à-dire dégraisser l’État et couper sauvagement dans les services publics.

On se souviendra qu’ils ont déjà tenté le coup avec le budget de novembre 2008 et que seule l’opposition majoritaire avait pu les faire changer d’idée avec la menace d’élections précipitées.

Les conservateurs ne ratent jamais une occasion.  La tourmente économique sera un nouveau prétexte pour justifier des mesures d’urgence de délestage étatique devant cette soi-disante crise des finances publiques.

Pas besoin de posséder une boule de cristal pour deviner où le Parti Conservateur au pouvoir s’en va avec cette prédiction d’un déficit imposant pour l’année fiscale 2009-2010.

Il va s’en servir pour faire avancer l’application de son précepte de diminution du rôle de l’État, en convaincant les électeurs du bien-fondé de sa politique économique agrémentée de baisses d’impôt, même si des milliers de canadiens perdent leurs emplois et que tous les pays occidentaux n’hésitent pas à nationaliser des entreprises et intervenir vigoureusement afin de soutenir une économie mondiale hypothéquée par des années de laisser-faire économique.

Le participalisme et l’après capitalisme

ac“Le participalisme implique une réappropriation populaire des moyens de production ; bien entendu le plus souvent sans le consentement des propriétaires. Ceux qui travaillent s’expriment de plus en plus ouvertement en faveur d’une nouvelle forme d’économie, mais leurs entreprises restent essentiellement des structures soumises à une quête sans fin de profits. Et les luttes se poursuivent pour de meilleures conditions de travail, pour redéfinir les emplois, etc. Mais lorsque la bataille aura été gagnée, il n’y aura plus à se battre contre une classe de propriétaires avides de profits ou une classe de coordinateurs cherchant à maximiser leurs avantages. Pour empêcher que nos adversaires trouvent assez de monde pour brandir les armes qu’ils possèdent en masse, il faut fournir à leurs « volontaires » des raisons pour qu’ils n’acceptent plus de jouer le jeu des dominants. Le participalisme fournit ces raisons.”

Michael Albert, auteur du livre “Après le capitalisme”

À lire aussi: L’anarcho-syndicalisme : le meilleur des deux mondes

Le profit avant la liberté d’expression

censurePour le patronat québécois, la liberté de faire de l’argent pèse plus lourd dans la balance que la liberté d’expression.

En effet, un projet de loi anti-slapp (loi 9) est en procédure d’adoption à l’Assemblée nationale du Québec en réponse aux poursuites des minières Barrick Gold et Banro contre les Éditions Écosociété qui ont publié récemment l’essai controversé «Noir Canada ». 

Dans cette cause toujours pendante, ces compagnies tentent de bâillonner la liberté d’expression en poursuivant pour un total de 11 millions de dollars la maison d’édition et les trois auteurs du livre.  Autrement dit, elles cherchent à faire fermer les portes de cet éditeur.

En guise d’information, le Slapp (Strategic Lawsuits Against Public Participation) est une tactique légale utilisée par les entreprises pour lutter contre toute organisation environnementale, communautaire, sociale ou gouvernementale qui oserait s’opposer aux projets de développement d’une compagnie.  Ce que vous ignorez surement, c’est qu’on a enchâssé une clause aux conséquences analogues (chapitre 11) dans l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) datant de 1994.

Ceci dit, il n’en fallait pas plus avec ce projet de loi pour faire monter aux barricades les gens d’affaires de toute la province regroupés sous la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et le Conseil du patronat (CPQ).  Ils brandissent l’épouvantail d’un ralentissement économique amplifié par cette nouvelle législation comme ils le font toujours lorsqu’on sème de quelques embuches leurs activités.

Ces hommes (et femmes) d’affaires s’inquiètent de voir entraver leur course folle vers leur enrichissement personnel.  De la sorte, ils s’opposent et piétinent le droit à la dénonciation par le public des possibles dérives que pourrait engendrer leur soif aveugle de bénéfice.

Mais de quoi ces gens ont-ils peur?  Craignent-ils la critique ou d’être soumis à l’examen?  Pourtant, après les nombreux scandales qui ont ébranlé le capitalisme depuis quelques années, une surveillance publique accrue de leurs agissements est plus que jamais de mise.

Et si on leur imposait les mêmes entraves à la liberté d’expression en leur interdisant de montrer leur désaccord envers les gestes d’un gouvernement, d’un groupe écologiste, social ou communautaire?  Leur vision du dossier changerait probablement du tout au tout.

En fait, la liberté d’expression s’applique à tous et c’est sur la base de la confrontation des opinions que se fonde le libéralisme politique.  La démocratie ne peut être viable si on dépouille plusieurs de leurs droits pour avantager les droits de quelques-uns.  

En somme, ce projet de loi vise à rétablir un équilibre entre le pouvoir de l’argent et le pouvoir sociétal.  En vérité, un rééquilibrage entre ces deux pôles est tout à fait normal dans cette “Nouvelle Nouvelle Économie” qui se dessine après la faillite du libéralisme économique dogmatique (néolibéralisme).

Le business québécois n’a pas raison de s’offusquer d’une telle loi, sauf s’il a des choses à camoufler.  Après tout, si un groupe non-mercantile quelconque diffuse des propos diffamatoires infondés, il sera facile à la compagnie attaquée de le faire taire sous juste prétention devant les tribunaux.  Sinon, toute autre poursuite-bâillon est non-avenante et injustifiée.

“Le capitalisme touche à sa fin” – Entrevue avec Immanuel Wallerstein

IWSignataire du manifeste du Forum social de Porto Alegre (“Douze propositions pour un autre monde possible”), en 2005, vous êtes considéré comme l’un des inspirateurs du mouvement altermondialiste. Vous avez fondé et dirigé le Centre Fernand-Braudel pour l’étude de l’économie des systèmes historiques et des civilisations de l’université de l’Etat de New York, à Binghamton. Comment replacez-vous la crise économique et financière actuelle dans le “temps long” de l’histoire du capitalisme ?

Immanuel Wallerstein : Fernand Braudel (1902-1985) distinguait le temps de la “longue durée”, qui voit se succéder dans l’histoire humaine des systèmes régissant les rapports de l’homme à son environnement matériel, et, à l’intérieur de ces phases, le temps des cycles longs conjoncturels, décrits par des économistes comme Nicolas Kondratieff (1982-1930) ou Joseph Schumpeter (1883-1950). Nous sommes aujourd’hui clairement dans une phase B d’un cycle de Kondratieff qui a commencé il y a trente à trente-cinq ans, après une phase A qui a été la plus longue (de 1945 à 1975) des cinq cents ans d’histoire du système capitaliste.

Dans une phase A, le profit est généré par la production matérielle, industrielle ou autre ; dans une phase B, le capitalisme doit, pour continuer à générer du profit, se financiariser et se réfugier dans la spéculation. Depuis plus de trente ans, les entreprises, les Etats et les ménages s’endettent, massivement. Nous sommes aujourd’hui dans la dernière partie d’une phase B de Kondratieff, lorsque le déclin virtuel devient réel, et que les bulles explosent les unes après les autres : les faillites se multiplient, la concentration du capital augmente, le chômage progresse, et l’économie connaît une situation de déflation réelle.

Mais, aujourd’hui, ce moment du cycle conjoncturel coïncide avec, et par conséquent aggrave, une période de transition entre deux systèmes de longue durée. Je pense en effet que nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste. Ce qui différencie fondamentalement cette phase de la succession ininterrompue des cycles conjoncturels antérieurs, c’est que le capitalisme ne parvient plus à “faire système”, au sens où l’entend le physicien et chimiste Ilya Prigogine (1917-2003) : quand un système, biologique, chimique ou social, dévie trop et trop souvent de sa situation de stabilité, il ne parvient plus à retrouver l’équilibre, et l’on assiste alors à une bifurcation.

La situation devient chaotique, incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu’alors, et l’on voit émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système, mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer. Je réserve l’usage du mot “crise” à ce type de période. Eh bien, nous sommes en crise. Le capitalisme touche à sa fin.

Pourquoi ne s’agirait-il pas plutôt d’une nouvelle mutation du capitalisme, qui a déjà connu, après tout, le passage du capitalisme marchand au capitalisme industriel, puis du capitalisme industriel au capitalisme financier ?

Le capitalisme est omnivore, il capte le profit là où il est le plus important à un moment donné ; il ne se contente pas de petits profits marginaux ; au contraire, il les maximise en constituant des monopoles – il a encore essayé de le faire dernièrement dans les biotechnologies et les technologies de l’information. Mais je pense que les possibilités d’accumulation réelle du système ont atteint leurs limites. Le capitalisme, depuis sa naissance dans la seconde moitié du XVIe siècle, se nourrit du différentiel de richesse entre un centre, où convergent les profits, et des périphéries (pas forcément géographiques) de plus en plus appauvries.

A cet égard, le rattrapage économique de l’Asie de l’Est, de l’Inde, de l’Amérique latine, constitue un défi insurmontable pour “l’économie-monde” créée par l’Occident, qui ne parvient plus à contrôler les coûts de l’accumulation. Les trois courbes mondiales des prix de la main-d’oeuvre, des matières premières et des impôts sont partout en forte hausse depuis des décennies. La courte période néolibérale qui est en train de s’achever n’a inversé que provisoirement la tendance : à la fin des années 1990, ces coûts étaient certes moins élevés qu’en 1970, mais ils étaient bien plus importants qu’en 1945. En fait, la dernière période d’accumulation réelle – les “trente glorieuses” – n’a été possible que parce que les Etats keynésiens ont mis leurs forces au service du capital. Mais, là encore, la limite a été atteinte !

Y a-t-il des précédents à la phase actuelle, telle que vous la décrivez ?

Il y en a eu beaucoup dans l’histoire de l’humanité, contrairement à ce que renvoie la représentation, forgée au milieu du XIXe siècle, d’un progrès continu et inévitable, y compris dans sa version marxiste. Je préfère me cantonner à la thèse de la possibilité du progrès, et non à son inéluctabilité. Certes, le capitalisme est le système qui a su produire, de façon extraordinaire et remarquable, le plus de biens et de richesses. Mais il faut aussi regarder la somme des pertes – pour l’environnement, pour les sociétés – qu’il a engendrées. Le seul bien, c’est celui qui permet d’obtenir pour le plus grand nombre une vie rationnelle et intelligente.

Cela dit, la crise la plus récente similaire à celle d’aujourd’hui est l’effondrement du système féodal en Europe, entre les milieux du XVe et du XVIe siècle, et son remplacement par le système capitaliste. Cette période, qui culmine avec les guerres de religion, voit s’effondrer l’emprise des autorités royales, seigneuriales et religieuses sur les plus riches communautés paysannes et sur les villes. C’est là que se construisent, par tâtonnements successifs et de façon inconsciente, des solutions inattendues dont le succès finira par “faire système” en s’étendant peu à peu, sous la forme du capitalisme.

Combien de temps la transition actuelle devrait-elle durer, et sur quoi pourrait-elle déboucher ?

La période de destruction de valeur qui clôt la phase B d’un cycle Kondratieff dure généralement de deux à cinq ans avant que les conditions d’entrée dans une phase A, lorsqu’un profit réel peut de nouveau être tiré de nouvelles productions matérielles décrites par Schumpeter, sont réunies. Mais le fait que cette phase corresponde actuellement à une crise de système nous a fait entrer dans une période de chaos politique durant laquelle les acteurs dominants, à la tête des entreprises et des Etats occidentaux, vont faire tout ce qu’il est techniquement possible pour retrouver l’équilibre, mais il est fort probable qu’ils n’y parviendront pas.

Les plus intelligents, eux, ont déjà compris qu’il fallait mettre en place quelque chose d’entièrement nouveau. Mais de multiples acteurs agissent déjà, de façon désordonnée et inconsciente, pour faire émerger de nouvelles solutions, sans que l’on sache encore quel système sortira de ces tâtonnements.

Nous sommes dans une période, assez rare, où la crise et l’impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun : il existe aujourd’hui un laps de temps pendant lequel nous avons chacun la possibilité d’influencer l’avenir par notre action individuelle. Mais comme cet avenir sera la somme du nombre incalculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s’imposera finalement. Dans dix ans, on y verra peut-être plus clair ; dans trente ou quarante ans, un nouveau système aura émergé. Je crois qu’il est tout aussi possible de voir s’installer un système d’exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme, que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire et redistributif.

Les mutations antérieures du capitalisme ont souvent débouché sur un déplacement du centre de “l’économie-monde”, par exemple depuis le Bassin méditerranéen vers la côte Atlantique de l’Europe, puis vers celle des Etats-Unis ? Le système à venir sera-t-il centré sur la Chine ?

La crise que nous vivons correspond aussi à la fin d’un cycle politique, celui de l’hégémonie américaine, entamée également dans les années 1970. Les Etats-Unis resteront un acteur important, mais ils ne pourront plus jamais reconquérir leur position dominante face à la multiplication des centres de pouvoir, avec l’Europe occidentale, la Chine, le Brésil, l’Inde. Un nouveau pouvoir hégémonique, si l’on s’en réfère au temps long braudélien, peut mettre encore cinquante ans pour s’imposer. Mais j’ignore lequel.

En attendant, les conséquences politiques de la crise actuelle seront énormes, dans la mesure où les maîtres du système vont tenter de trouver des boucs émissaires à l’effondrement de leur hégémonie. Je pense que la moitié du peuple américain n’acceptera pas ce qui est en train de se passer. Les conflits internes vont donc s’exacerber aux Etats-Unis, qui sont en passe de devenir le pays du monde le plus instable politiquement. Et n’oubliez pas que nous, les Américains, nous sommes tous armés…

Ça passe ou ça casse pour Barack Obama

bo2Suite de mon billet Le moment de vérité pour Barack Obama

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Il y a onze jours, le nouveau président américain, Barack Obama, annonçait vouloir s’attaquer aux paradis fiscaux des particuliers et surtout des grandes entreprises.

Lundi dernier, il a continué de plus belle en promettant d’annuler les avantages fiscaux concédés sous l’ancienne administration  aux contribuables les plus riches ainsi qu’aux grosses compagnies.

En plus, il veut mettre fin au laxisme économique du règne de G.W. Bush en poursuivant des monopoles comme Microsoft, IBM et même Google pour pratiques anticoncurrentielles.

Le tout doit être approuvé prochainement par le congrès américain.

Ouf!  Obama a du pain sur la planche!

Il joue désormais toute sa carrière et le bien-fondé de sa politique économique avec un congrès pourtant démocrate mais hostile à de trop grandes transformations économiques car trop infiltré par des groupes de pression affairistes.

Certains disaient qu’Obama laisserait tomber son agenda économique après la prise du pouvoir… il semble qu’il y tient plus que jamais.

Ça passe ou ça casse pour Obama!  Souhaitons-lui bonne chance!

Les radins de Desjardins

cdTenons-nous le pour dit : les Caisses Desjardins ne sont plus que de vulgaires banques commerciales comme l’est la Banque Royale ou la Banque de Montréal.

Ce vendredi, en pleine tourmente économique,  la « coopérative » Desjardins annonçait fièrement avoir dégagé un bénéfice de 295 millions de dollars pour le premier trimestre de 2009. 

Alors, afin de remercier son personnel et contribuer à la relance économique, elle prévoit couper 900 postes dans l’ensemble de son réseau! 

Malgré tout, cela ne suffisait pas.  Question de tirer plus de jus de ses chers coopérants et clients, elle réduit la période de renégociation d’hypothèque sans pénalité de 8 mois à 4 mois! 

Au-lieu de supporter les familles ayant perdu des revenus avec la crise économique, on les renfonce encore plus en les obligeants à rembourser leurs prêts hypothécaires jusqu’à quasi-terme avec les anciens taux oscillant à 5,5% tandis que les taux actuels jouent entre 3,5 et 4%!  Ainsi, des milliers de ménages perdent souvent 200$ par mois jusqu’à ouverture de leurs contrats hypothécaires dans 1, 2, 3 ou 4 ans. 

Mais qui a voté cette réduction de cette période sans pénalité?  Les membres détenant des hypothèques?  Ce serait surprenant.  La direction en a décidé ainsi sans consulter ses coopérants et en se foutant bien de leurs sorts. 

Une véritable autocratie.

Disons simplement qu’Alphonse Desjardins doit “spiner” dans sa tombe! 

Il est bien loin le temps où les caisses populaires Desjardins avaient comme mission d’aider les petits épargnants et de développer les communautés locales. 

Aujourd’hui, cette institution financière “coopérative” agit en véritable bandit de grands chemins et recherche plus la rentabilité de l’organisation que le bien-être de ses membres ou de la collectivité.

Et parlons des ristournes de plusieurs millions que l’on fait miroiter à la face de tout le Québec. D’où proviennent-elles?  Elles sont générées par une surfacturation de services se traduisant par des frais pour tout et n’importe quoi. 

En fait, on ne redonne que des miettes aux membres sur les prélèvements abusifs qu’ils ont payés.

Le Mouvement Desjardins déclare être « Plus qu’une banque »… et il ne ment pas. 

Il est bien pire que les banques!!!

AJOUT AU 30 MAI 2009: Desjardins ferme trois caisses dans l’ouest du Québec!

Marie-Claude Montpetit contre attaque!

stripcoversideLa sortie officielle du livre de Marie-Claude Montpetit fera sûrement jaser. 

Le titre « STRIPPERGATE : LA FILIÈRE CANADIENNE DES TRAVAILLEUSES DU SEXE »  donne déjà un avant-goût du contenu percutant de cet ouvrage.

Après s’être fait insultée, poursuivie en justice et trainer dans la boue, elle règle maintenant ses comptes avec Immigration Canada et son ancien patron Denis Coderre.

Madame Montpetit en a vu de toutes les couleurs et elle commence sa diatribe, qui se veut un appel du cœur, de cette façon :

Certains événements de la vie, et particulièrement ceux donnant libre cours à  l’ignominie humaine, nous forcent de constater que ceux que nous considérions comme nos amis filent comme des anguilles, alors que d’autres, ne nous étant pourtant pas redevables en quoi que ce soit, nous honorent d’un amour inconditionnel.

Une telle constatation ne peut que nous contraindre à réapprendre le sens véritable du mot amitié,  ou à l’en redéfinir.

J’offre mes sincères remerciements à Gilles Proulx, pour son amour du journalisme et son courage indéfectible de dégager la vérité en toutes choses envers et contre toutes moqueries.”

Un livre incontournable à lire absolument sous les Éditions Louise Courteau!

À lire aussi: Le combat de Marie-Claude Montpetit

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AJOUT AU 15 MAI 2009:  MESSAGE DE L’AUTEUR

                       STRIPPERGATE

    LA FILIÈRE CANADIENNE DES TRAVAILLEUSES DU SEXE

Chers futures lectrices et lecteurs,

Aujourd’hui, 14 mai 2009, je célèbre mon 46ème anniversaire avec un énorme soupir de soulagement, car cette journée a aussi été choisie pour lancer la pré-vente de mon manuscrit qui raconte l’histoire de la traite sexuelle d’êtres humains et du rôle que certains représentants de l’État m’y ont attribué.

Je le dédie aux victimes de ce fléau, ainsi qu’à ma mère Éliane, qui croyait en l’amour inconditionnel et qui était convaincue que l’immense force d’un tel sentiment pouvait vaincre toutes les injustices.

J’espère qu’il saura vous intéresser en très grand nombre et éveiller en chacun de vous le courage d’appuyer cette cause humanitaire.

Le manuscrit et sa documentation corroborative sont disponibles sous la forme d’un «E-Book» ou d’un disque compact, et peuvent être commandés en expédiant votre demande à : strippergate@gmail.com

Le coût du manuscrit est de 30.00$ canadiens et les profits seront destinés à la fondation d’un organisme dont la mission sera de venir en aide aux victimes d’abus gouvernementaux et policiers.

Il est évident que la facilité actuelle de reproduction de documents pourrait permettre à un acheteur d’en faire des copies et de les transmettre gratuitement à d’autres. Cependant, j’espère que le caractère humanitaire de la cause mise de l’avant dans ce manuscrit vous incitera plutôt à y contribuer individuellement et ainsi à aider toutes victimes de ce genre d’abus.

Je vous remercie d’avance de votre coopération et vous salue,

 

Marie-Claude Montpetit, auteur

Le futur du capitalisme : le travail autonome!

taRécemment, on annonçait avec fierté une amélioration dans le monde de l’emploi avec la création de 36 000 jobs au Canada. Certains économistes affirment que nous avons touché le fond du baril de cette crise économique et que nous voyons peut-être la lumière au bout du tunnel.

Mais il ne faudrait pas s’emballer trop rapidement.

La vérité est que ces nouveaux emplois ne sont pas de même qualité que ceux perdus dans les derniers mois. En effet, cette croissance de l’emploi est attribuable à une augmentation du travail autonome.

Pour ceux qui ne sont pas familier avec ce type d’emploi, il s’agit d’un travail sans protection sociale et dénué de tout avantage. Le travailleur autonome est à son propre compte et doit contribuer seul à un fond de retraite ou à un régime d’assurances.  Bref, l’employé parfait pour tous les employeurs!

Il est vraiment trop tôt pour annoncer une éventuelle reprise avec ces dernières statistiques. Ces emplois, étant précaires et peu rémunérateurs pour la plupart, ne peuvent entrainer un véritable embellissement de la situation économique et stimuler une demande par une baisse simultanée des revenus des travailleurs.

Cependant, nous pouvons deviner clairement où cette « mode » nous mènera.

Désormais, quelqu’un qui désire un emploi devra accepter des conditions amoindries et offrir sa « force de travail » aux employeurs en contractant à la petite semaine des contrats sous la menace que son emploi partira à l’extérieur du pays. Il n’y a qu’à penser à GM qui veut délocaliser ses usines dans les pays en développement où la main-d’œuvre et les coûts de production sont beaucoup moins onéreux.

La crise n’est qu’un prétexte de plus pour bafouer les droits du travail les plus élémentaires et de permettre aux compagnies de renflouer leurs coffres durement affectés par la chute de leurs ventes.

Une régression pour le salariat et un grand progrès pour le patronat!

Le moment de vérité pour Barack Obama

boLe moment de vérité est arrivé pour Barack Obama. 

Cette semaine, le nouveau président américain a entrepris des démarches pour lutter contre l’évasion fiscale.  Des mesures qui rapatrieraient aux États-Unis 210 milliards $US sur 10 ans.

Ses cibles?  Les compagnies américaines qui se soustraient du paiement de leur juste dû en impôt en établissant des filiales à l’étranger.  Il pointe du doigt les Îles Caïmans où 18 857 sociétés seraient enregistrées à la même adresse !!!  De plus, un rapport de janvier 2009 évoque que 83 des 100 plus grandes sociétés américaines auraient des filiales dans des paradis fiscaux.  Notons qu’il désire aussi s’attaquer aux riches particuliers qui exilent leurs capitaux afin de payer moins d’impôts.

Les yeux du monde seront braqués sur ce dossier chaud qui fait crier le monde des affaires aux États-Unis.

Des difficultés sont aussi à prévoir au congrès américain qui mettra sûrement des bâtons dans les roues dans l’acceptation du budget 2009 contenant ces nouvelles réformes fiscales.

Étrangement, même si la majorité est démocrate à la chambre des représentants et au sénat, rien ne garantit la passation de ce budget si contesté.

En effet, la chambre des représentants et le sénat, constituant les deux têtes de ce pouvoir législatif bicaméral, sont dénués de ligne de parti comme nous le connaissons dans le système parlementaire britannique dont le Canada s’inspire.  Rien n’oblige un représentant ou un sénateur démocrate de voter favorablement à un projet de loi initié par un président démocrate.  En fait, d’autres considérations rentrent en ligne de compte et la principale de ces considérations est le lobbying.   

Dans le système politique américain, les lois ou réglementations sur le financement des élus sont très laxistes.  Au plus fort la poche.  Ainsi, n’importe quelle compagnie ou groupe de pression peut exercer une pression insidieuse sur les élus afin d’influer sur le processus législatif dans le but de servir ses propres intérêts privés sans considération du bien public. 

Autant dire que, dans ce contexte, les réformes fiscales d’Obama auront la vie dure.

C’est dans les prochains jours que nous verrons si le nouveau président est digne de l’espoir qu’il a suscité.   Lui, le représentant de la classe moyenne,  s’oppose désormais aux puissantes compagnies américaines et il pourrait bien mordre la poussière. 

Ses comparses démocrates au congrès pourraient lui faire défaut et privilégier les intérêts de leurs contributeurs électoraux issus en grande partie du business.  

Malgré toutes ses bonnes volontés, il devra probablement réaliser les limites de son pouvoir présidentiel devant l’influence de l’argent et de ceux qui le détiennent.  

La transformation totale d’une société aussi mercantile et corrompue que celle des États-Unis d’Amérique ne peut s’opérer seulement par l’élection d’un président réformateur.  Elle doit passer par une remise en question profonde du mode de fonctionnement politique ainsi que des rapports de forces socio-économiques qui traversent de long en large le corps social.

Lire la suite:  Ça passe ou ça casse pour Barack Obama

Les beaux discours de Michael Ignatieff

miEn fin stratège, le nouveau chef du Parti Libéral du Canada semble diriger sa formation vers la gauche en épousant la cause des travailleurs sans-emplois dans l’espoir de prendre le pouvoir.  La droite étant largement occupée par le Parti Conservateur de Stephen Harper, Michael Ignatieff se doit de conquérir un terrain plus facile à investir où la division perdure.  Ainsi, il louche vers le centre-gauche en espérant recueillir un bon nombre d’électeurs du Nouveau Parti Démocratique ainsi que du Bloc Québécois. 

Cependant, ses déclarations concernant l’assouplissement des conditions d’admissibilité à l’assurance-emploi et l’établissement d’une taxe sur le carbone traduisent un électoralisme flagrant.

À propos de la diminution du nombre d’heures de travail nécessaires pour obtenir des prestations d’assurance-emploi, une demande copiée sur les revendications des deux autres partis d’opposition, il faut se remémorer que Jean Chrétien, ancien premier ministre libéral, avait procédé à l’implantation de restrictions majeures en 1996-97 dans ce programme d’aide aux chômeurs.  Alors, devrions-nous croire le nouveau chef du PLC dans sa volonté de défaire ce que l’un de ses prédécesseurs a mis en place ?  Cela ne signifierait-il pas un désaveu de l’héritage du Parti Libéral du Canada ? 

Au sujet d’une taxe sur le carbone, l’intention est bonne.  Mais, encore une fois, il faut regarder vers le passé pour constater que même après la signature du protocole de Kyoto, les libéraux au pouvoir n’ont pas levé le petit doigt afin de promouvoir une réduction significative des gaz à effet de serre selon les objectifs de cette entente internationale.   Comme le Parti Conservateur, et contrairement au Nouveau Parti Démocratique, le PLC accepte des dons de grandes entreprises qui voient depuis toujours d’un mauvais œil toute législation environnementale trop restrictive. En fait, il parle et parle d’environnement, mais lorsque le moment est venu d’agir, il retourne sa veste afin de satisfaire ses contributeurs électoraux.

En somme,  Michael Ignatieff, lors de son congrès d’investiture, nous a servi un beau discours que nous sommes habitués d’entendre de la part d’un chef libéral.  Un discours répétitif qui ne mène, finalement, jamais à rien.  Nous avons pourtant eu dix ans d’expérience sous le mandat de Jean Chrétien pour évaluer la mauvaise foi et l’hypocrisie des libéraux fédéraux.  Il faut plus que jamais en tenir compte devant la hausse des intentions de vote du PLC dans les derniers sondages.