Archives mensuelles : avril 2009

Pierre-Karl Péladeau se maintient dans sa mégalomanie

peladeau1Avez-vous remarqué que le Journal de Montréal se vend moins depuis quelques semaines? 

J’ai été surpris de constater la présence d’une pile de parutions invendues de ce quotidien chez mon dépanneur du coin ainsi qu’au supermarché de mon quartier. 

Auparavant, je devais me présenter tôt dans ces magasins afin d’obtenir une copie de ce journal. 

Ce n’est pas surprenant après tout. Le contenu manque de profondeur et de qualité sans l’apport de journalistes professionnels non-patronaux qui ont à cœur l’objectivité intellectuelle.

Ne passons pas par quatre chemins : le contenu du Journal de Montréal depuis le lock-out est clairement orienté vers l’anti-syndicalisme et le parti pris patronal. 

Plus évident que ça, tu meurs.

Pierre-Karl Péladeau dans sa folie mégalomane a voulu imposer son diktat à la politique éditoriale du JDM et la consécration de son pouvoir passait nécessairement par une mise au pas de ses journalistes avec une diminution de leurs conditions de travail.

Cependant, il risque de payer cher son entêtement.

Le public réalise que le Journal de Montréal n’est plus ce qu’il était et il se tourne alors vers la concurrence (Le Devoir ou La Presse) ou les médias non-traditionnels afin d’obtenir les informations objectives dont il a besoin.

Deux articles à lire dans la même lignée:
Ajout: je ne peux m’empêcher de diffuser ce montage filmographique d’un certain blogueur dénommé “Le Subversif ” à propos du lock-out au Journal de Montréal.

Mario Dumont succédera-t-il à Jean Charest?

charestdumontOn se doute bien que Jean Charest quittera la politique après la terminaison de son présent mandat. 

 

Le chef des libéraux québécois tirera sûrement sa révérence après trois mandats consécutifs au pouvoir qui constituent déjà un exploit dans l’histoire politique récente du Québec.

 

Alors, qui lui succédera à la tête du Parti Libéral du Québec dans 4 ans? 

 

Claude Béchard est sûrement le nom qui vous vient à l’esprit.  Un politicien jeune, diplômé en sciences politiques et en administration publique.  Un possible dauphin, certes.

 

Mais, celui qui possède le plus d’expérience en tant que chef et le plus de popularité est sans aucun doute l’ancien leader de l’Action Démocratique du Québec. 

 

Après tout, Mario Dumont a fait ses premières armes au PLQ en tant que président de la commission jeunesse libérale et son retour au bercail plaira probablement grandement à la nouvelle génération des libéraux qui épouse son idéologie de déréglementation teintée d’anti-syndicalisme, comme le témoignait le dernier congrès des jeunes libéraux.

 

Plusieurs anciens sondages ont démontré que le personnage Dumont était apprécié dans la population pour son verbe et son charisme, mais on lui reprochait son jeune âge et son inexpérience du pouvoir.  Il n’a pas réussi à accéder au titre de premier ministre pour ces raisons. Mais cela pourrait changer avec le temps qui s’écoule et la maturité qu’il acquerra dans les prochaines années.

 

 

Les motivations cachées de Nathalie Elgrably

elgrably1La pseudo-économiste Nathalie Elgrably, déesse néolibérale de l’Institut Économique de Montréal et de l’Institut Fraser, s’est attaquée dernièrement aux régimes publics de retraite qu’elle qualifie de frauduleux au même titre que l’escroquerie de l’affaire Madoff, comme si l’État était un bandit de grands chemins.

 

Pour ce chantre du libre-marché, le régime des rentes du Québec (RRQ) ainsi que le fond de pension du Canada constituent du vol caractérisé. Elle stipule que les travailleurs devraient se voir dégager des paiements de la RRQ car ce régime est depuis toujours déficitaire.  C’est pourtant le lot de tous les fonds de pension par les temps qui courent.

 

Néanmoins, bien que ce fond ait été mal établi depuis sa fondation ( les premiers prestataires n’ont pas déboursé un sous dans leurs vies de travail), il ne demeure pas moins que le RRQ est une mesure sociale d’équité qui permet à ceux n’ayant pas les moyens de se payer un fond de pension privé de recevoir des revenus décents durant leurs retraites.

 

Un fait qu’elle a oublié de plein gré. 

 

Cependant, la réelle motivation de madame Elgrably se cachant derrière cet article n’est pas le bien-être des futurs retraités québécois, comme elle semble le prétendre, mais bien d’accroître encore plus les profits des capitalistes.

 

En effet, les employeurs contribuent eux-aussi, comme leurs employés, au régime des rentes du Québec.  Une réalité qu’elle ne dévoile pas dans sa chronique car son objectif est de libérer le patronat de ce boulet anti-profit au détriment de leurs employés qui devront alors contribuer seuls dans leurs plans de retraite.  

 

De plus, sa position est totalement incohérente en période de crise économique. 

 

Pendant qu’on cherche à diminuer les salaires et les avantages sociaux pour renflouer les coffres des entreprises en difficulté, on devrait, selon elle, en plus, retirer ce filet social minimal à l’ensemble des travailleurs pour permettre à une minorité de s’enrichir encore plus. 

 

Elle vise ainsi à détourner l’argent dû aux salariés vers les poches des plus nantis en exacerbant le fossé entre les classes sociales et en aggravant conséquemment la crise par une diminution de la demande générale.

 

Finalement, toutes les interventions de madame Elgrably ne servent qu’à avantager unilatéralement toujours et encore la caste des richissimes en faisant fallacieusement croire au commun des mortels que ce qui est bon pour les privilégiés économiques est aussi bon pour toute la société. 

 

Lire:

La mauvaise foi de Nathalie Elgrably

Les contre-vérités environnementales de Nathalie Elgrably

L’inconsistance de Nathalie Elgrably

La petite démagogue

Donnons une chance aux idées de Nathalie Elgrably!

 

 

L’ADQ est toujours aussi déconnectée

caire2L’aspirant à la chefferie de l’Action Démocratique du Québec, Éric Caire, soutient que le Québec doit aller encore plus à droite en cette période de crise économique mondiale.

S’inspirant avec fierté du documentaire « L’Illusion Tranquille », un manifeste néolibéral appelant au démantèlement de l’État et à la privatisation généralisée des services publics,  il s’adjoint le co-auteur de ce film (Denis Julien) en tant que conseiller principal de sa campagne au leadership.
 
C’est à croire qu’Éric Caire et ses disciples n’ont pas vécu sur la même planète depuis les débuts de la méga-débâcle financière planétaire.  Ils ne réalisent pas que c’est justement la domination de la droite depuis les années de la présidence de Reagan qui a mené à la crise actuelle avec son héritage de déréglementation bancaire et économique ainsi que de destruction du filet social.
 
En fait, le dogmatisme de droite est plus que jamais présent dans les rangs de l’ADQ malgré le virage interventionniste de la presque totalité des gouvernements des pays occidentaux. 
 
Pourtant, les exemples de faillite de l’idéologie néolibérale ne cessent de pleuvoir : l’échec de l’application des thèses du libéralisme économique en Amérique latine est évident avec la montée récente de plusieurs gouvernements socialistes locaux et que dire de la quasi-banqueroute de l’Islande qui a payé chère son adhésion au néolibéralisme.
 
L’option déconnectée que propose Éric Caire aux militants de l’ADQ ne peut aboutir qu’à deux alternatives futures: une fusion possible avec le nouveau Parti Conservateur du Québec suite à une élection générale désastreuse pour l’ADQ ou la disparition pure et simple de cette formation.

 

Faire payer les patrons

enguerrecontrelepatronat2Les travailleurs français en ont marre de se faire baiser en long et en large par leurs employeurs.  Certains salariés outrés par les mises à pied massives des derniers mois en sont venus à menacer physiquement leurs patrons en les séquestrant dans leurs bureaux. 

 

Une partie de ces travailleurs français demande des primes de départ décentes ou de moindres réductions de la main-d’œuvre, mais plusieurs sont simplement en colère devant l’apparente incompétence des dirigeants d’entreprises avec cette crise économique qui leur a fait perdre leurs emplois.

 

Et ils ont raison.

 

L’élite économique, les idéologues du néolibéralisme et le saint-patronat nous promettaient, il n’y a pas si longtemps, des lendemains de prospérité illimitée, mais une fois que leur château de cartes s’est écroulé sous le poids de la crise économique dont ils sont eux-mêmes responsables, ils s’enfuient comme des voleurs avec en poche des bonifications tirées de la sueur même des travailleurs.

 

Les gouvernements occidentaux hésitent à frapper d’un bon coup de pied dans le derrière tous ces diplômés des écoles commerciales ou de management pour leur avarice et leur vision à courte terme dépourvue d’humanité.  On ne leur inflige que des peines d’emprisonnement limitées parce que les instances politiques sont sous le joug du pouvoir de ces affairistes sans scrupule qui sévit depuis au moins deux décennies.   

 

Alors, il est tout à fait légitime que les principaux intéressés, c’est-à-dire la masse des travailleurs licenciés, cherchent à démontrer leur colère face à ceux qui les ont foutu dans le pétrin par négligence ou par appât du gain et qui en ont rien à foutre confortablement assis sur leurs montagnes de billets. 

 

En fait, on devrait saisir tous les actifs de ces patrons d’entreprises en difficulté et simplement condamner à vie tous ces malfrats financiers en veston-cravate se pavanant de richesses qui se sont avérés être les pires criminels de l’Histoire en dépouillant des millions de travailleurs ainsi que leurs familles de leur gagne-pain et de leurs fonds de retraite durement acquis par leur labeur.

 

 

Crise du capitalisme et après-capitalisme selon Hervé Kempf

 

 

HERVÉ KEMPF : “D’abord journaliste scientifique pour Science et Vie Micro, le choc de la catastrophe de Tchernobyl le pousse à se consacrer aux questions écologiques . Après avoir fondé Reporterre, travaillé pour Courrier International, La Recherche, il se spécialise sur les questions environnementales au journal Le Monde et reste proche de la mouvance altermondialiste.

Il est élu au conseil de gérance de la Société des rédacteurs de Le Monde (SRM).

Dans Comment les riches détruisent la planète, il souligne les liens entre crise sociale et la crise écologique et tente d’expliquer pourquoi aucune solution décisive n’est mise en place pour remédier à la seconde au sein de nos sociétés contemporaines.

Suite au succès de cet ouvrage traduit en plusieurs langues, il approfondit sa réflexion dans Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, livré axé sur le système capitaliste.”  -  SOURCE: Wikipédia

Une implosion prochaine du Parti Conservateur?

harper-mulroneyLa dissension est vive au sein du Parti Conservateur du Canada avec le déroulement de la commission Oliphant enquêtant sur l’affaire Mulroney-Schreiber.

 

Le feu a été mis au poudre par la déclaration d’un proche du Premier ministre Harper selon laquelle Brian Mulroney n’aurait plus de lien avec le Parti Conservateur, ce que ce dernier dément vivement.  Il proclame haut et fort son allégeance politique conservatrice.

 

Des anciens membres du défunt Parti Progressiste-Conservateur présents au Sénat et à la Chambre des communes se sont portés à la défense de l’ancien Premier ministre malgré les directives de l’actuel chef conservateur de ne plus prendre contact avec Brian Mulroney.   Il s’agirait de Jean-Pierre Blackburn, Marjory LeBreton, David Angus, Gerry St. Germain, Lee Richardson et Peter MacKay.

 

Stephen Harper semble ainsi vouloir distancer “son” Parti Conservateur de l’éventuel scandale que pourrait entrainer une conclusion négative de cette commission envers Brian Mulroney afin d’éviter d’être éclaboussé par l’événement.  Mais, par le fait même, il choque les anciens collaborateurs de l’ancien Premier ministre et renie tous les accomplissements qu’a accompli monsieur Mulroney durant son mandat de chef de l’exécutif. Un désaveu qui passe mal chez les anciens du Parti Progressiste-Conservateur. 

 

C’est tout de même un peu hypocrite de la part de Stephen Harper d’avoir accepté la dénomination « conservateur » dans le nouveau parti afin de profiter d’une confusion des genres favorable à sa prise du pouvoir et ensuite de refuser toutes les conséquences et les implications reliées au passé parfois scabreux du PC antérieur. 

 

Par ailleurs, on se remémorera que la fusion entre l’Alliance Canadienne (anciennement le Reform Party) et le Parti Progressiste-Conservateur ne s’est pas faite sans heurt. Une franche plus modérée de l’ancien parti refusa de se joindre au nouveau Parti Conservateur récemment formé.  Après l’union, un caucus progressiste-conservateur renégat constitué de Joe Clark, d’André Bachand et de John Herron a continué de siéger jusqu’aux élections générales de 2004 et l’on dénombre encore de nos jours à la Chambre haute des sénateurs s’affichant sous la bannière du Parti Progressiste-Conservateur du Canada.  

 

Toute cette affaire Mulroney-Schreiber traduit la faiblesse interne du nouveau Parti Conservateur.  L’attitude de l’actuel chef du PC met en lumière les divisions internes au plan idéologique entre anciens conservateurs et « nouveaux conservateurs » en reniant l’héritage du gouvernement Mulroney et en imposant dans la nouvelle formation politique des positions radicales liées au conservatisme social et au libéralisme économique qui ne plaisent guère à la vieille garde progressiste-conservateur.

 

Et même au niveau provincial, la nouvelle alliance conservatrice ne fait pas que des heureux.  Le Premier ministre de Terre-Neuve, Danny Williams, un progressiste-conservateur acharné (son parti provincial porte toujours ce titre), se monte farouchement contre le gouvernement Harper et se proclame être un “conservateur-socialiste” (malgré l’antinomie) en opposition au conservatisme dogmatique de son homologue fédéral.

 

En conclusion, l’avenir s’annonce sombre pour la coalition conservatrice au Canada. On pourrait bien assister dans les prochains mois à son implosion et à un changement du rapport de force dans la Chambre des communes pouvant mener à la chute du gouvernement de Stephen Harper en conséquence d’éventuelles défections au sein même du caucus conservateur.

  

Lire aussi: La pointe de l’iceberg, Corrompu un jour, corrompu toujours,

 

 

On change les règles du jeu pour General Motors

gm-failliteL’équipe du président Barack Obama s’apprête à modifier les règles économiques pour sauver GM, ce symbole emblématique du capitalisme américain. 

 

En effet, on propose maintenant de procéder à une “faillite contrôlée” si cet ancien fleuron de l’économie étatsunienne ne parvenait pas à se conformer aux critères imposés par Washington dans son plan d’aide financière.

 

Mais, qu’est-ce dont qu’une faillite contrôlée?  En bref, on scinde la compagnie en deux parties : l’une se retrouverait avec les bons actifs de GM, c’est-à-dire les marques les plus populaires comme Chevrolet, Cadillac; l’autre partie, tant qu’à elle, hériterait des canards boiteux, comme les Hummers, les Saabs ou les Saturns.

 

En somme, la première de ces nouvelles entités ne tomberait pas en banqueroute et continuerait les activités de GM tandis que la deuxième serait dépecée de tous ses actifs, comme cela se produit lors d’une faillite dite « normale ».

  

Dans la foulée, on entrevoit assouplir les règles comptables au pays de l’Oncle Sam.  Dans l’avenir, les entreprises ne devront plus déposer leurs bilans annuels à chaque fin d’année car cette pratique mettrait trop en valeur leurs déboires financiers et gonflerait le manque de confiance des investisseurs.  On cherche ainsi à camoufler la réalité comptable en embellissant accessoirement le tableau.

 

Encore une fois, le capitalisme altère les règles du jeu économique à l’avantage des grandes corporations lorsque celles-ci sont au prise avec des problèmes majeurs de survie.

 

Cependant, ne vous attendez pas à pouvoir profiter des mêmes passe-droits si vous, le simple citoyen, ne pouvez rencontrer vos obligations financières. Vous ne pouvez payer vos dettes?  Vos créanciers n’hésiteront pas à vous dépouiller de tous vos biens.

 

Bien que les entreprises soient juridiquement des personnes morales comme les êtres humains, vous ne pourrez séparer vos actifs de vos passifs afin d’éviter la faillite comme projette de le faire le gouvernement américain envers GM. 

 

Ce stratagème inspiré du principe du double-standard se limitera aux grands de ce monde dont vous ne faîtes malheureusement pas partie.

 

Source: Corus Nouvelles