Archives mensuelles : mars 2009

Hommage à la série “Les Invincibles”: la grande finale

Non, mais, quelle finale!  J’en ai eu des frissons.

J’espère que les auteurs, François Létourneau
et Jean-François Rivard, se décideront à écrire une quatrième saison de cette populaire série-culte. 

Tellement populaire, en fait, qu’on a déjà préparé une adaptation dans l’hexagone.   

Bravo à toute l’équipe des Invincibles pour trois années de bon divertissement!

Cependant, il n’est pas certain que nous verrons des séries de cette qualité dans le futur avec les coupures à Radio-Canada.

Le non-sens des coupures à Radio-Canada

rcEn période de crise économique, tout gouvernement responsable se doit d’encourager la création d’emplois et de préserver ceux existants.  C’est pourtant ce genre de politiques économiques keynésiennes qu’applique la grande majorité des pays industrialisés afin de relancer le piètre état de leurs économies nationales.

 

Mais, pour le gouvernement conservateur canadien, la crise économique n’est qu’un prétexte pour dépecer de 805 postes Radio-Canada/CBC en conformité avec son idéologie de démantèlement du secteur public. 

 

Une belle occasion qu’il ne devait pas rater.   

 

On évoque des pertes publicitaires de 171 millions comme motifs des coupures. Mais le cabinet de Stephen Harper semble oublier que Radio-Canada/CBC n’est pas une entreprise privée obnubilée par le profit comme ses concurrents.  En ces temps économiques difficiles, le rôle de toute corporation publique, même si elle enregistre un déficit budgétaire temporaire,  est de soutenir l’économie par le maintient des emplois présents et non pas d’encourager la débâcle économique en ajoutant encore plus de personnes dans les rangs des chômeurs. 

 

Car, en fait, les emplois préservés dans le domaine public favorisent la consommation et la stabilité économique.  L’argent qu’un employé de l’État dépense en achat de biens ou services de toutes sortes soutient un emploi et un autre dans le secteur privé qui engendreront par la suite des rentrées subséquentes en impôts dans les coffres du gouvernement. 

 

Les conservateurs ont toujours été frileux envers des mesures interventionnistes en économie.  Nous l’avons bien constaté avec leur énoncé économique de novembre 2008, caractérisé par des compressions massives dans l’appareil gouvernemental, qui a bien failli faire tomber leur gouvernement. 

 

En fait, le Parti Conservateur préfère les bonnes vieilles méthodes corporatistes de ses copains du monde des affaires en sabrant sauvagement dans la main-d’œuvre sans réfléchir aux conséquences éventuelles d’une telle stratégie sur l’aggravation de la situation économique de crise. 

 

Ces coupures chez Radio-Canada/CBC laissent présager les solutions futures qu’utiliseront les conservateurs si, un jour, ils deviennent majoritaires à la Chambre des Communes. 

 

Ils chercheront alors à gérer le pays comme une business en dépit de la recherche du bien-être collectif que tout gouvernement digne de ce nom devrait vouloir atteindre.

 

 

Un vent antisyndical

syndLes commentaires antisyndicaux que l’on peut lire ces derniers temps sur certains blogues sont déconcertants. C’est à croire que les syndicats sont responsables de tous les maux du Québec et des penseurs de droite comme Martin Masse ou Nathalie Elgrably de l’École de l’Institut Économique de Montréal jettent de l’huile sur le feu en montrant du doigt les grandes centrales comme des boucs émissaires de la crise économique actuelle.

Les syndicats ne sont pas parfaits, certes, et comme toutes les organisations humaines, ils commettent parfois des erreurs.  Les récentes nouvelles concernant les dérives de la FTQ-Construction entachent le mouvement syndical, mais il ne faut pas s’empresser d’affubler des mêmes travers tous les syndicats.  La plupart sont transparents et s’impliquent positivement dans leurs communautés.

Au bout du compte, le rôle de redistribution des richesses du mouvement syndical l’emporte sur ses possibles effets négatifs. Citons un exemple concret: les États-Unis ont un faible taux de syndicalisation (13 % contre 41 % au Québec), mais l’écart économique entre riches et pauvres dans ce pays est le plus élevé de tout les pays industrialisés selon l’économiste Alain Lipietz.

De plus, de récentes études socio-économiques montrent que le Québec est la société en Amérique du nord avec l’écart le plus faible entre les classes sociales.

La problématique est simple: voulons-nous un développement économique hors de contrôle qui ne permettrait pas une bonne répartition des revenus comme aux États-Unis, ou, au contraire, devrions-nous rechercher une politique économique plus équitable teintée d’une meilleure redistribution des richesses?

La société idéale devrait, en principe, chercher à rapprocher les individus et ne pas accentuer les inégalités sociales, surtout en ces temps de crise économique.

Une brèche à l’universalité d’accès aux services publics

ver-pommeLe Parti Libéral du Québec n’attendait qu’une bonne période de précarité économique pour nous glisser en douce, avec le récent budget 2009, le principe de l’utilisateur-payeur si chère aux partisans des thèses néolibérales.

Sans surprise, cette nouvelle politique du cabinet de Jean Charest s’inspire d’une idée maitresse de l’Action Démocratique du Québec (ADQ) lors de la dernière campagne électorale. Ce qui confirme que ces deux partis de droite sont du pareil au même.

Comme l’a dit la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget: “Le tarification doit reposer sur l’idée selon laquelle celui qui utilise un service doit également être celui qui paye. C’est le concept d’utilisateur-payeur.”  

Enfin, au grand bonheur des tenants de la droite économique, l’accès à certains services publics se voudra attacher à un coût supplémentaire!  Le ver sera alors introduit dans la pomme et cela ouvrira la porte à une privatisation éventuelle des services gouvernementaux.

Ne soyons pas naïfs. Une fois cette étape franchie, il sera facile d’imposer progressivement un ticket modérateur à l’ensemble des utilités publiques et de dériver insidieusement vers une privatisation généralisée.  Par la force des choses, le citoyen s’habituera à débourser un frais pour un service public comme cela est le cas dans le privé lorsqu’il paie pour la rénovation de sa maison ou pour un changement d’huile sur sa voiture et, progressivement, il n’y verra plus de différence.

Sur des bases plus théoriques, ce principe d’utilisateur-payeur est socialement inéquitable. On refile alors une surcharge monétaire arbitraire dans l’attribution d’une assistance publique sans considération du revenu du citoyen. Par exemple, un tarif modérateur de 20$, 40$ ou 60$ n’a pas la même signification pour un travailleur au salaire minimum que pour un haut salarié. Ainsi, certaines personnes limitées à un faible niveau de vie préféreront ne pas se prévaloir d’un service étatique afin de mettre du pain sur leurs tables. L’universalité deviendra donc un concept vide de sens car il exclura les individus les plus vulnérables de la société.

Par ailleurs, cette nouvelle mesure de la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, constitue une hausse d’impôt déguisée, comme ce fut le cas avec les élévations marquées des prix d’Hydro-Québec ou des tarifs de la SAAQ depuis quelques années.  Elle peut bien prétendre ne pas vouloir soutirer de l’argent aux contribuables en situation de crise économique afin de ne pas nuire à la relance, mais c’est exactement ce qu’elle fait.

Ces accroissements d’impôts par la bande sont tout autant injustes que les frais utilisateur-payeur proposés dans le dernier budget.  Au lieu d’intensifier l’apport dans les coffres publics des revenus provenant des particuliers les plus riches par un ajustement progressif des tables d’impôt, on transfère la charge fiscale de ces augmentations sur les classes sociales les moins nanties.

Tout ce « budget de crise » traduit une chose : l’élite économique enquiquinée avec le Parti Libéral du Québec salive en imaginant la manne de milliards de profits que pourrait lui apporter une privatisation accrue de la sphère gouvernementale dans ce contexte incitatif de déficit budgétaire de l’État.

En effet, dans l’avenir, la crise économique ne laissera plus de marges bénéficiaires intéressantes pour les traditionnels biens et services mercantiles et les affairistes se tournent alors à long terme vers les seuls secteurs pouvant susciter encore des profits intéressants : c’est-à-dire ceux relevant des services publics…

Barack Obama et sa politique conservatrice en éducation

boUne étonnante nouvelle provenant des États-Unis a défilé sur les fils de presse du monde entier.  Barack Obama veut imposer à son pays une réforme de l’éducation que l’on pourrait qualifier de conservatrice et de populiste.

 

Une amère déception pour tous les progressistes de la planète.

 

Tout comme la pensée de la politique éducative de son prédécesseur, l’actuel président fleurte avec des mesures inspirées du principe de la carotte et du bâton. 

 

Avec G.W.Bush et son programme « No Child Left Behind », on punissait les écoles ne réussissant pas à hausser les « scores » de leurs élèves et l’on récompensait celles y parvenant. Au final, ce programme fut soldé par un constat d’échec avec les révélations de manipulation de chiffres de la part de plusieurs écoles, par l’exclusion des étudiants les moins doués ainsi qu’en raison des récentes statistiques sur la médiocrité académique des jeunes américains dans les principales matières de base.

 

Ici, le nouveau président ne s’attaque pas aux institutions d’enseignement comme le fit son prédécesseur, mais s’en prend directement au personnel enseignant. Méthode différente, mais même logique basée sur l’idéal du “rendement” si prisé par les idéologues de droite américains.

 

En effet, Barack Obama blâme les instituteurs pour les déboires du système éducatif américain. Il envisage de payer au mérite les plus « performants » et de simplement congédier ceux qui ne « livrent pas la marchandise » selon les critères établis par le Département de l’Éducation.

 

Mais une telle mesure ne générerait-elle pas des manœuvres malhonnêtes comparables à celles du No Child Left Behind Act?  Et qui déterminerait les évaluations des enseignants?  Les écoles? Les élèves? Les parents?

 

Les écoles auront tendance à falsifier les données si elles connaissent une rareté de personnel enseignant; les élèves attribueront de mauvaises évaluations aux professeurs les surchargeant trop de devoirs; les parents jugeront les performances des enseignants en fonction des dires subjectifs de leurs enfants ou des notes biaisées par les écoles; et cela est sans compter les différences socio-économiques d’une région, d’une ville ou d’un quartier envers un autre qui faciliteront ou compliqueront le travail des professeurs.  Ainsi, l’instituteur d’une école aisée aura sûrement moins de difficulté à faire apprécier son travail qu’un autre localisé dans un secteur plus problématique au niveau social.

 

Par ailleurs, cette nouvelle initiative ne tient pas compte des complications de la pratique de cette profession.  Le métier est ardu et les épuisements professionnels fréquents.  Est-il alors opportun d’instaurer un régime répressif dans un domaine qui pousse déjà au bout du rouleau bien des enseignants?  Une des conséquences serait sûrement l’accentuation des départs volontaires des professeurs.  Qu’on ne vienne alors pas râler lorsque les États-Unis connaitront une pénurie de professionnels de l’enseignement.

  

De plus, ce projet de Barack Obama vient de signer l’arrêt de mort de la lune de miel qu’il entretenait avec le mouvement syndical américain l’ayant pourtant supporté moralement et financièrement durant la campagne présidentielle.  En jetant la faute des ratés du système éducatif américain sur les instituteurs du secteur public, Barack Obama ne fait guère mieux que ses prédécesseurs républicains.

 

Incroyable! Ce sont bien les démocrates avec ce président se proclamant l’un des plus progressistes de l’Histoire qui détiennent maintenant les clefs de la Maison Blanche et la majorité au Congrès?  On a de la difficulté à le croire.

 

En vérité, le tort ne retombe pas entièrement sur le corps enseignant.  Il est trop facile de pointer du doigt un groupe précis en les accablant de toutes les responsabilités. 

 

En fait, l’échec revient à toute la société américaine : les parents ont délaissé leurs enfants en s’investissant trop dans leurs occupations professionnelles et dans l’accumulation de biens matériels; le gouvernement n’a pas cherché à établir des programmes de conciliation travail/famille; les entreprises ont négligé leurs employés en les accaparant avec de plus en plus de tâches au détriment de leurs vies familiales au nom de la productivité-à-tout-prix.

 

Cette proposition de Barack Obama nous rappelle que les américains sont, au fond, des conservateurs acharnés dans la sphère sociale nonobstant leurs affiliations au Parti Démocrate ou Républicain. 

 

Malgré l’accession de ce nouveau président qui ravivait bien des espoirs, il ne faut pas s’attendre à une transformation profonde de la psyché des États-Unis d’Amérique.  L’idéologie fondamentale demeurera semblable et l’avènement de la véritable révolution culturelle américaine semble encore loin à l’horizon.

 

 

Les blogueurs influencent-ils les chroniqueurs politiques?

jul1Je suis tombé par hasard sur ce texte de Julius Grey publié dans le Journal de Montréal le 13 octobre 2008, et ce qui m’a sauté aux yeux, c’est la certaine ressemblance du message avec l’un de mes billets paru près de deux semaines plus tôt.

 

Monsieur Grey aurait-il été inspiré par mon billet dans la rédaction de sa chronique?

 

Lisez les deux articles et donnez-moi vos impressions…

Pourquoi sauver General Motors?

gm-faillite2Le temps s’écoule pour GM.  Le compte-à-rebours de la faillite se fait de plus en plus lourdement entendre et aucune intervention publique ne semble pouvoir stopper la débâcle de l’ancienne plus grande compagnie au monde.

 

General Motors paie maintenant pour son excès de confiance dans un marché automobile qui ne connaît que des ratées depuis l’avènement de cette crise économique qui se veut la plus importante depuis les années 30 du siècle dernier.

 

Cette compagnie américaine jadis si renommée a creusé sa propre tombe en produisant des modèles de véhicules énergivores à des prix peu concurrentiels et d’une qualité moyenne. 

 

Avant même la crise, un constructeur étranger, Toyota, a dépassé l’ancien pilier de l’industrie automobile américaine en nombre de ventes de voitures.  Il ne suffisait que d’un petit coup de vent dans le dos insufflé par la crise économique pour propulser GM dans les bas-fonds.

 

Rien ne pourra sortir ce géant déchu de l’automobile du trou noir financier dans lequel il s’est lui-même foutu, même avec l’aide supplémentaire de 16,6 milliards récemment quémandée au gouvernement américain, car les consommateurs ont perdu toute confiance envers les produits proposés par General Motors. C’est ce que semble démontrer les récentes statistiques sur les ventes d’automobiles.

 

Qui, à part un consommateur crédule, imbécile ou déconnecté, achèterait un véhicule de cette compagnie en connaissance de cause de la précarité financière qu’elle connaît? Qui honorera les garanties ou fournira les pièces de rechange si GM déclare banqueroute dans les prochains mois ou les prochaines années?   

 

General Motors, c’est du passé.  Inutile de dépenser des milliards aux frais des contribuables pour une entreprise qui a déjà les pieds devants. 

 

Il serait plus à propos de conserver ces milliards de dollars pour des projets de relance plus pertinents et plus porteurs de richesse collective que de les perdre dans le sauvetage d’un bateau qui a déjà coulé.

 

 

Caisse de dépôt : le prix de l’incompétence

cdpIl y a sûrement matière à tenir une commission d’enquête concernant la perte de 39 milliard$ de la Caisse de dépôt et placement.

 

Après tout, une telle déconfiture des avoirs du bas de laine des québécois nécessite une mise au point et le dévoilement de tous les tenants et les aboutissants. 

 

Mais, non pas pour conflit d’intérêt, comme le suggèrent certains de mes copains blogueurs (car cela reste difficile à prouver), mais pour incompétence crasse de la part du gouvernement libéral.

 

Qui a fait quoi?  Qui a prit les décisions menant les actifs de la Caisse à fondre comme neige au soleil?

 

Bien sûr, il y a en toile de fond toute cette crise financière mondiale qui ne touche pas seulement le Québec.  Cependant, les signes d’un ralentissement économique majeur étaient présents depuis fort longtemps et rien ne dispense le gouvernement libéral de l’insouciance dont il a fait preuve en étant négligeant dans les définitions des paramètres d’investissement de la CDP.

 

En période de turbulence économique, il aurait dû mieux encadrer la gestion de la Caisse et privilégier les placements sûrs au lieu de dériver vers l’éléphant blanc du papier commercial.

 

Ici, le gouvernement libéral a pêché par la motivation de l’appât du gain et n’a pas agit en « bon père de famille ».

 

 

La fin de la logique comptable

comptNous pouvons qualifier cette crise économique de virtuelle.

 

Ce n’est pas un cataclysme ou une catastrophe naturelle qui en est l’instigateur, mais cette logique comptable si importante pour nous qui vient de démontrer son échec.

 

Il n’y a aucun sens dans ce système capitaliste basé sur la croissance infinie. Tout ce château de cartes économique dont nous étions si fiers vient de s’écrouler malgré les taux de croissance démesurés des grandes entreprises et les hausses vertigineuses des bourses d’une part et d’autre du monde depuis 10 ans.

 

Le crédit est le sang qui coule dans les veines du capitalisme.  Sans le crédit, il n’y aurait pas de croissance, pas de profit, pas de plein-emploi.  En conséquence, l’élastique de l’endettement finit par « péter » lorsque les consommateurs ne disposent plus de revenus nécessaires afin de soutenir l’économie.  Et la crise s’ensuit…

 

La reconstruction de l’Europe a pu, lors de la dernière crise économique d’une semblable magnitude, renflouée les coffres des États lourdement endettés suite à la grande dépression des années 30 et de la guerre mondiale qui suivit.  C’est ce qu’on a appelé les Trente Glorieuses.  L’Âge d’or du capitalisme.

 

Mais, en 2009, aucune grande guerre n’a dévasté un continent et ne pourra stimuler l’économie mondiale pour plus d’un quart de siècle.  Aujourd’hui, on investit à tout va des milliards appartenant aux contribuables dans les infrastructures, dans le soutient aux banques, mais comme ce fut le cas avec le New Deal de Roosevelt dans les années 30 du siècle dernier, les résultats seront sûrement mitigés.

 

Et si ces plans de relance ne fonctionnaient pas? Si l’économie ne se relevait pas? Si le chômage endémique ne se résorbait pas?  Si l’endettement démesuré des autorités publiques dans leur lutte contre la débâcle économique les empêchaient d’assurer un minimum vital pour l’ensemble de leurs citoyens?

 

Nous devrions alors opter pour un nouveau modèle socio-économique.  Un modèle au-delà de la simple comptabilité avec ses équilibres budgétaires, ses bilans, ses actifs, ses passifs, ses « plus «  et ses « moins ».

 

Par ailleurs, la tendance est déjà amorcée.  On nationalise les grandes institutions bancaires en péril.  On légifère afin de mieux baliser une économie qui a perdu les pédales.  Nécessité oblige.

 

N’en déplaise aux anti-étatistes de toutes allégeances, les gouvernements interviendront de plus en plus dans l’économie afin de calmer les ardeurs d’une population appauvrie et affamée qui demandera réparation. 

 

Ils laisseront alors tomber cette logique comptable virtuelle et inefficace pour retourner sur le terrain du monde économique réel, là où le capitalisme a échoué: c’est-à-dire la satisfaction des besoins matériels de la majorité.