Homo politicus

Parce que tout est politique

La crise économique : une belle occasion de bafouer les droits des travailleurs

Avec la crise financière et le soutient monétaire de plus de 20 milliards$ accordé aux grands constructeurs automobiles nord-américains, on a tiré le premier boulet de canon contre les droits des travailleurs.

On devait s’attendre à une telle attitude de la part des deux gouvernements conservateurs présents de part et d’autre de la frontière canado-américaine.

En effet, une condition essentielle de cette restructuration de GM et de Chrysler financée par l’État inclut une clause de diminution salariale majeure des employés de production ainsi qu’un affaiblissement marqué de leurs avantages sociaux.

Un non-sens.

Par cette mesure, on ne permettra ni aux fabricants de voitures de se relever ni à l’économie mondiale de sortir du marasme. Bien au contraire.

En fait, on fragilisera encore plus l’état de santé du système économique en minant davantage la demande et l’on favorisera encore plus l’infernale spirale de la dépression économique. Pourtant, ce n’est pas Henry Ford, le fondateur de l’industrie automobile, qui préconisait de bien payer ses employés afin qu’ils puissent acheter ses voitures?

Il s’agit aussi d’un inquiétant précédent. On envoi clairement ce message aux entreprises : la solution à votre déroute commerciale réside dans l’attrition des émoluments de vos salariés. Le mot d’ordre est ainsi lancé dans le monde des affaires : coupez, coupez, coupez dans la masse salariale afin de sauver votre peau le plus longtemps possible… sans penser à l’avenir.

On reconnaît bien là la philosophie économique des tenants de la droite et de leurs amis business men : pelleter les conséquences de leurs erreurs sur le dos des travailleurs en évoquant le dur contexte économique tout en niant leur responsabilité.

En somme, ce n’est jamais de la faute des grands entrepreneurs ou de leurs prestigieux conseils d’administration, bien sûr que non. Eux, ils ont la science infuse et ne peuvent être blâmés en aucun cas pour les déboires des ventes de leurs compagnies. Ce n’est pas le tort des dirigeants de GM si leurs voitures énergivores sont boudées par les consommateurs… c’est sûrement de la faute de ces satanés syndicats qui demandent toujours plus pour leurs membres exploiteurs de la société.

Pour sortir de la crise, il faudrait aider les bonnes personnes. Ce n’est pas en injectant des milliards de dollars dans des entreprises situées au bord du précipice que nous pourrons donner un coup de pouce à l’économie. C’est prendre le problème du mauvais coté.

La vitalité de toute économie commerciale réside dans une consommation forte. En vérité, pour sortir de la crise, il faut stimuler la demande et non l’offre. Toutefois, c’est tout le contraire qu’appliquent actuellement nos politiciens de droite au pouvoir. Et ils en paieront le prix dans le futur.

décembre 28, 2008 - Posté par Jimmy St-Gelais | canada, international, monde, politique, économie, états-unis | , , , , , , , , | 13 commentaires

13 commentaires »

  1. M. Jimmy, je crois que parmi les conditions essentielles demandées par les gouvernements pour sauver l’industrie automobile, il y a aussi une baisse des salaires, émoulements, privilèges et autres gratifications des patrons et des actionnaires.

    Votre dernier paragraphe me laisse pantois : “La vitalité de toute économie commerciale réside dans une consommation forte. En vérité, pour sortir de la crise, il faut stimuler la demande et non l’offre. (…)
    Consommation forte=surconsommation=plus de pollution. Que faites-vous des poumons de la terre qui vont s’étouffer?

    Commentaire par AntiPollution | décembre 28, 2008

  2. Le système de production fonctionne bien. C’est la répartition de cette production par un système financier efficace et honête qui est corrompue.

    Le système monétaire est contrôlé par des voleurs d’humanité. Les banquiers privés sont le mal qui font crever le peuple. Erradiquons tous les banquiers privés de la terre et le monde se portera mieux.

    Nationalisons toutes les banques privés dans le monde entier. Éliminons les paradis fiscaux. Par la force s’il le faut.

    Ce n’est pas le système économique qui est pourris c’est le système financier, le capitalisme, et ceux qui en contrôlent l’organisation, les banquiers.

    Ce n’est pas la richesse qui fait le bien être de la masse, c’est sa répartition.

    Commentaire par Denis G | décembre 28, 2008

  3. Très bon article Jimmy. Je suis d’accord avec que c’est la demande qu’il faut stimuler en période de crise et non l’offre sans non plus favoriser la surconsommation typique du capitalisme.

    Le plan d’aide aux magnats de l’automobile n’est rien d’autre qu’une façon de payer les riches au détriment du peuple et des travailleurs. C’est du vol pur et simple de la richesse sociale qui est produite par notre travail pour enrichir des parasites.

    Commentaire par internationaliste | décembre 28, 2008

  4. @ Monsieur Antipollution

    “M. Jimmy, je crois que parmi les conditions essentielles demandées par les gouvernements pour sauver l’industrie automobile, il y a aussi une baisse des salaires, émoulements, privilèges et autres gratifications des patrons et des actionnaires.”

    Ces gestionnaires ont pendant des décennies, fait des gains de plusieurs millions, sinon des dizaines et des centaines de millions de dollars. Qu’ils ne gagnent rien cette année, n’explique en rien leur antécédent parasitisme du labeur du prolétariat et n’est strictement pas comparable aux conditions salariales des employés, des dits prolétaires.

    Et quant au dernier paragraphe de Jimmy, je crois qu’il est écrit dans le contexte où il faille sauver ce système parasitaire et sectaire qu’est le capitalisme. Et là, je me demande si Jimmy veut sincèrement sauver cette hypocrite exploitation des masses laborieuses par ces mêmes parasites qui, du haut de leur tour d’ivoire, ont mené le Titanic à bon port, c’est-à-dire à son iceberg.

    En attendant, on peut voir les défenseurs de ces parasites minoritaires se dévoiler au grand jour, par peur de perdre leur emploi sans doute! Regardez ce que le raciste du mois avait à dire sur Amir Khadir!

    http://reactionismwatch.wordpress.com/2008/12/25/martineau-le-raciste/

    Commentaire par sylvainguillemette | décembre 28, 2008

  5. @antipollution

    Sylvain m’a enlevé les mots de la bouche concernant les patrons de ces compagnies.

    Et pour ce qui est de: “Consommation forte=surconsommation=plus de pollution. Que faites-vous des poumons de la terre qui vont s’étouffer?”

    Mon article traitait d’économie et mon analyse se bornait aux paramètres du capitalisme actuel.

    Vous savez très bien que je suis contre la surconsommation, mais pas nécessairement contre une consommation modérée en respect de l’environnement.

    @Denis G

    Bien d’accord avec toi. Les banques ne devraient pas être privées. Elles trônent au dessus de la superstructure du capitalisme et avilissent tout le reste.

    @Internationaliste

    Comme je le disais ci-haut, une consommation modérée est possible tout en respectant l’environnement. Après tout, l’être humain a besoin de matériels pour vivre. Il s’agit simplement de baliser les besoins des individus en rapport à la protection de la planète.

    @Sylvain

    Tu connais mes positions. Je ne suis pas nécessairement contre le privé, ni contre un socialisme éventuel.

    En attente d’un changement profond de l’ordre socio-économique existant, ce billet a été écrit dans une perspective capitaliste.

    Commentaire par Jimmy St-Gelais | décembre 28, 2008

  6. Entièrement d’accord avec toi Jimmy. Le système capitaliste encourage la surconsommation pour augmenter le taux de profit. Si on produisait des biens de consommation de qualité et durables, la surconsommation diminuerait. En éliminant une bonne partie de la publicité envahissante on pourrait réduire encore plus le gaspillage et ainsi consommer d’une manière raisonnable.

    Commentaire par internationaliste | décembre 28, 2008

  7. So-So-So-Solidarité
    Il est vrai que les travailleurs de GM, Chrysler sont des exploités.
    Du genre de ceux de nos grosses centrales syndicales avec leurs clauses orphelins.
    Il est vrai que des salaires de 25$ de l’heure c’est honteux.
    Cuba, l’URSS, la Chine sont d’éminents exemples de succès économiques, alors si ça vous tente…
    Continuer à en fumer du bon, les Hells apprécient vos dons.

    Commentaire par Danny B. | janvier 11, 2009

  8. Sans faire l’éloge de l’ex-URSS, cette dernière a connu des années de croissance économique bien supérieure aux pays occidentaux jusque dans les années 70 quand la stagnation de l’ère brejnevienne a débuté. Quant à Cuba sa situation est bien meilleure que celle de bien d’autres pays d’Amérique Latine.

    En passant c’est assez nul comme argument de considérer tous ceux qui critiquent le capitalisme comme de “méchants communistes”. On croirait entendre Maurice Duplessis!

    Commentaire par internationaliste | janvier 12, 2009

  9. Mes excuses “internationaliste”, il est vrai que je dis parfois des bêtises!
    Maintenant faire marcher la planche à billet pour augmenter les salaires sans se soucier de la productivité est digne du Major Douglas (+-1930)fondateur de ce qui sera le Crédit Social. Maurice Duplessis à côté de cela est moderne (clin d’oeil).

    1- La recherche de la vérité, de la justice ne se fait pas en prenant des raccourcis au risque de tomber dans le contraire.
    2- L’utilisation de « mots ronflants » dont le sens nous échappe relève du dogme. L’opium du peuple, plus que la religion, est la nature propre à l’Homme de suivre aveuglément des règles de pensée ou de vie en abandonnant son libre arbitre.
    3- Parler de « dictature du prolétariat » est démentiel. Le matérialisme-historique demande une méthode scientifique de l’étude de la société. La démarche première est d’observer pour ensuite en déduire des règles et en faire une loi. Qui n’a pas vu la supercherie de cette dictature et n’a pas compris la loi qui en découle? La bêtise même du principe de s’en remettre, cette fois-ci pas à un Dieu, mais à un conseil de sage (de vieilles bêtes, de gourous tant qu’à faire) pour nous gouverner. Qui, sain d’esprit, voudrait d’une telle tutelle? La dictature a montrée, observation facile du XXe siècle, ses limites et son absurdité.
    4- L’ « ouvrier » symbole de l’exploité de Marx n’existe plus au Québec. Marx prédisait une foule de choses justes mais pas l’avènement dans le monde moderne d’une classe moyenne majoritaire. Le niveau de vie de la petite bourgeoisie du XIXe auquel il appartenait est aujourd’hui largement répandu en Occident dans la classe moyenne. La société actuelle ne dépend plus de la force ou de l’habilité de la classe ouvrière pour produire ses biens de consommations. L’ouvrier d’aujourd’hui (construction, GM etc.) appartient à cette classe moyenne et peut gagner plus que l’intellectuel d’hier ou d’aujourd’hui. Il contrôle des moyens de production représentant un capital immense (en 1860 il ne faut qu’un investissement minime pour « équiper » un poste de travail) qui lui donne un certain pouvoir, aujourd’hui créer un emploi industriel en Amérique demande généralement plus d’un million de dollars.
    5- Reste une nouvelle classe d’employés négligés par tous parce qu’ils sont peu éduqués ET qu’ils travaillent avec des moyens de production peu coûteux. Nouveau prolétariat anonyme travaillant essentiellement dans les services, commerce, restauration, etc. Elle n’intéresse pas nos gros syndicats car il est moins rentable de collecter des fonds syndicaux sur ces salaires minimum et travailleurs éparpillés difficile à joindre et à organiser.
    6- VALEURS DÉPRAVÉS, comme si la recherche du défit des affaires, confort moral, matériel ou culturel de l’individu était systématiquement contraire à ceux de la société. Yasser Arafat à Paris fréquentait le Crillon (resto le plus chic et cher), dirigeant de la gauche et tous les élus « démocratiques » abusent de même. Pendant qu’eux se promènent en rutilante limousine blindée de l’année, un cochon de capitaliste, Warren Buffet l’homme le plus riche de la planète, habite la maison (bungalow) paternelle et conduisait encore il y a peu de temps sa Buick ou Lincoln de 15 ans. Ce salaud qui a déjà légué sa fortune à une fondation avec ses habitudes de « simplicité volontaire » est-il un porc aux appétits vulgaires ou un bâtisseur de société? Fidel et ses pareils dominent leur monde sans l’enrichir, la dictature sanctifie tout il est vrai.
    7- MORT DU CAPITALISME? Le capitalisme devait mourir de ses excès! Lorsqu’il survit à une crise il s’en sort plus fort à chaque fois. Depuis Marx plus d’une vingtaine de crise majeure, souvent planétaire, domestique la Bête par le contrôle de l’état. Ce dernier, à son service, calme le jeu ou répartit la donne entre les groupes d’intérêts (incluant gros syndicats corporatistes, l’immense fonction publique et autres) pour assurer une paix sociale.
    8- CRISE et détérioration inacceptable à cause du capitalisme? La majorité des gens de la province vivaient dans des conditions de vie économique et culturelle déplorable (en vertu des valeurs d’aujourd’hui) il y a 50 ans. Encore plus il y a 100 ans et ainsi de suite. Le servage du moyen-âge n’était pas idyllique. Les droits politiques sont constamment en progression, il y a peu de temps voter impliquait d’être propriétaire etc., de même pour les droits des minorités. Ces améliorations sont le fait de la lutte constante DANS la société capitaliste, de gens patients, courageux et imaginatifs. Exemple les syndicats NON corporatiste, du genre qu’il n’y a plus au Québec, propre à défendre salaire minimum (salut M. Chartrand) et droits de la majorité. Simples gens aussi, poussés à la défense de leurs droits individuels, petite lutte dont tous nous finissont par profiter.
    9- « Paix Romaine ». L’innommable société capitaliste et ses pervers agents aux valeurs dépravées a réparti si bien richesse et démocratie en Occident que la paix sociale atteint des niveaux soporifiques. Comment convaincre le prolétariat de ses méfaits lorsque le niveau de vie augmente constamment sur une période « historique », nonobstant les crises propres à ce type d’organisation économique.
    10- Conscience endormie? J’oubliais les manifestations de notre fière gauche sur la rue Ontario (été 2008). Où était l’ouvrier, le prolétaire productif, éloge de Marx? Du lumpenprolétariat sauce étudiante au discours déconnecté et aux actions irresponsables. Comment ce fait-il que nos héros révolutionnaires ne sachent pas faire trembler nos capitalistes de Westmount en manifestant sur leur montagne. Manque pas de vénérable salaud par là pourtant, ou prenez-vous en à la lie de la société tels les Hells! Non, on barbouille le quartier le plus pauvre de Montréal de graffitis « No Nazi » (qui est pour le nazisme à Montréal?) pour rendre les conditions de vie de notre quartier encore plus misérables et violentes. Merci du courageux apport social.
    11- On peut toujours parler des autres, continents éloignés, comme de nos voisins, mais que pouvons nous faire AUJOURD’HUI, chez nous, pour nous, en pratique, pour continuer de participer à cette fantastique aventure politique, cette réelle révolution qui transforme notre vie quotidienne.
    12- LA SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION industrielle traditionnelle sera forcée de s’éteindre pour cause de capacité de notre planète. Ce ne sera pas la FIN DU CAPITALISME, il est déjà occupé à faire des sous avec l’outil moderne que vous utilisez présentement. M. Microsoft et autres gadgets modernes s’approprient l’espace laissé vacant par la vieille industrie mécanique. A mesure que la pression écologique se fera sentir (entre autre par le simple phénomène de prix trop élevés) notre société va trouver des solutions nouvelles, essentiellement plus imaginatives et moins chères (moins $ = moins d’énergie = moins de pollution). Dont la majorité pourra profiter.
    13- L’apprentissage de la liberté, de la capacité d’autonomie économique et intellectuelle voilà qui serait RÉVOLUTIONNAIRE. L’individu avec des responsabilités sociales, conscient de sa nature Historique, productif et créateur de richesse de toutes natures, voilà ce qui rapportera le plus à l’humanité. Le magma humain sous une dictature éclairée lui est mort-né.
    14- Pour améliorer la vie, vous avez l’essentiel; la capacité d’être sensible, d’être choqué par l’injustice de notre sort. Ne gâchez pas ce don par une paresse intellectuelle et un manque de rigueur qui vont accoucher du contraire de vos espoirs.

    Commentaire par Danny B. | janvier 14, 2009

  10. Je ne vois pas le rapport avec le Crédit social qui est une doctrine très PRO-CAPITALISTE et ANTICOMMUNISTE à l’os.

    Commentaire par internationaliste | janvier 14, 2009

  11. Merveilleuse lecture, digne d’un humour Stalinien. Apprend à lire… à tout le moins entre les lignes!

    Commentaire par Danny B. | janvier 18, 2009

  12. N’importe quoi! C’est d’un ridicule époustouflant! Ton humour me fait penser à celui du maccarthysme qui voyait du communisme partout!

    Commentaire par internationaliste | janvier 18, 2009

  13. « So-So-So-Solidarité
    Il est vrai que les travailleurs de GM, Chrysler sont des exploités.
    Du genre de ceux de nos grosses centrales syndicales avec leurs clauses orphelins.
    Il est vrai que des salaires de 25$ de l’heure c’est honteux.
    Cuba, l’URSS, la Chine sont d’éminents exemples de succès économiques, alors si ça vous tente…
    Continuer à en fumer du bon, les Hells apprécient vos dons.»

    D’abord, je suis contre l’aide envers ces entreprises qui, gérées par des bourgeois exemplaires de l’incompétence patente, ont démontré que le mérite des bourgeois n’était qu’un vulgaire dogme, un mythe. Mais cela dit, dès que le travailleur produit une PLUS-VALUE avec les capitaux du bourgeois possédant sans mérite, il est exploité, que cela vous plaise ou non. On ne mesure pas l’exploitation, on l’est ou on ne l’est pas. Les employés de Chrysler, une entreprise privée, le sont définitivement puisqu’un profit est créé de par leur labeur, lequel est acheté par les capitaux du bourgeois possédant qui, sans le mérite, se mérite les fruits du labeur d’autrui, en l’occurrence, celui des prolétaires cités.

    Nos grosses centrales syndicales sont en fait les exceptions qui ont résisté aux menaces patronales. Par exemple, la semaine dernière, je passais une entrevue avec un gérant de magasin de rénovation très connu dans ma région, et comme première question : «Kossez que tu penses des syndicats?». Comment peut-on syndiquer l’ensemble des entreprises, si chaque fois qu’on en parle, on risque notre poste? La liberté de se syndiquer n’est donc pas respectée et cela, le gouvernement complice de la dictature bourgeoise s’en fiche éperdument, comme vous d’ailleurs.

    Si l’on tient compte du fait que les bourgeois se sont engraissés de plusieurs dizaines, sinon de centaines de millions de dollars sur le labeur des exploités prolétaires à l’emploi de GM ou des autres concernées, effectivement, 25$/l’heure est très peu payé, étant donné la PLUS-VALUE créée par ces prolétaires –exploités-.

    Quant à Cuba, la question a fait le tour des centaines de fois et à chacune de celles-ci, vous amis s’en sont retournés bredouilles vers leurs disciples idéologiques. Par exemple, vous comparez souvent Cuba aux pays riches du monde entier, alors que comparée aux autres pays de l’Amérique latine, des pays du tiers-monde, comme Ciba, cette dernière se retrouve en tête quant aux conditions diverses, comme la santé ou l’éducation. Mais c’est vrai, vous, les drètistes, ça ne vous importe pas vraiment ces besoins là…

    Quant aux deux autres, ils ne furent jamais «communistes» puisque le communisme n’a jam ais existé, et là, je vous prierais de me prouver le contraire –ce que vos amis ont tenté également, sans succès-. La Chine n’a rien à voir avec l’URSS, encore moins avec Cuba, et vice-versa. Aussi, je me permettrai de vous rappeler que peu importe le modèle économique, une économie ne peut survivre en un seul pays. Je vous mets d’ailleurs au défi de faire fonctionner le capitalisme en seul pays…

    Et bref, pourquoi pas la Corée du Nord avec ça? Cette monarchie se dit également communiste, mettez-là dans le panier…

    Quant à vos accusations d’acheter de la drogue aux motards, je vous rappellerai qu’il est possible d’être autonomiste, sans pour autant être taré au point de soutenir l’ADQ! Je me débrouille très bien en jardinage!

    «3- Parler de « dictature du prolétariat » est démentiel. Le matérialisme-historique demande une méthode scientifique de l’étude de la société. La démarche première est d’observer pour ensuite en déduire des règles et en faire une loi. Qui n’a pas vu la supercherie de cette dictature et n’a pas compris la loi qui en découle? La bêtise même du principe de s’en remettre, cette fois-ci pas à un Dieu, mais à un conseil de sage (de vieilles bêtes, de gourous tant qu’à faire) pour nous gouverner. Qui, sain d’esprit, voudrait d’une telle tutelle? La dictature a montrée, observation facile du XXe siècle, ses limites et son absurdité.! »

    L’absurdité, elle réside dans les propos de ceux qui n’ont rien compris à ces dires. D’abord, la dictature du prolétariat n’a jamais vraiment existé et les sages n’y étaient pas plus invités que les bourgeois non-méritants. D’abord, un soviet, c’est un conseil populaire où les élus sont révocables en tout temps. Alors dites-moi, cher connaissant, quels étaient les liens entre l’URSS, la Chine et le communisme, le soviétisme? Meilleure chance la prochaine fois!

    Le prolétariat, c’est le peuple, une fois débarrassé de la dictature de la bourgeoisie. Il n’a jamais dicté quelconque nation, alors encore une fois, meilleure chance la prochaine fois.

    Quant aux exemples du XXe siècle, ils ne démontrent que des systèmes socialistes, enclins à virer à 180 degrés pour exercer une dictature SUR le prolétariat, non pas DU prolétariat. Retournez vite lire Lénine, vous n’y avez rien compris. Et je note que vous n’y connaissez quedal.

    Quant aux bilans, contentons-nous de relever les défaites multiples du capitalisme. Lui, il a bel et bien dominé la Terre, de par son impérialisme, sinon, de par ses crapules opportunistes qui s’y multipliaient. Et devinez quoi! Le système capitaliste s’écroule tout le temps et ce n’est pas la première fois, en 2008, que les prolétaires, les contribuables sinon, épongeront les dettes des dits «méritants» bourgeois. Mais encore aurait-il fallu qu’ils méritent quoi que ce soit ces bougres! Peu importe, le partage des richesses fut dans le capitalisme, l’un des pires dogmes de l’histoire de l’humanité. 10 000 000 de millionnaires! C’est 0.15% de la population humaine! On repassera côté bilan, voulez-vous? Sans parler des guerres sanguinaires, des coups d’État bourgeois –aidés par la CIA-, des dictatures sur le peuple, des massacres, du terrorisme, et j’en passe…

    «L’ « ouvrier » symbole de l’exploité de Marx n’existe plus au Québec. Marx prédisait une foule de choses justes mais pas l’avènement dans le monde moderne d’une classe moyenne majoritaire. Le niveau de vie de la petite bourgeoisie du XIXe auquel il appartenait est aujourd’hui largement répandu en Occident dans la classe moyenne. La société actuelle ne dépend plus de la force ou de l’habilité de la classe ouvrière pour produire ses biens de consommations. L’ouvrier d’aujourd’hui (construction, GM etc.) appartient à cette classe moyenne et peut gagner plus que l’intellectuel d’hier ou d’aujourd’hui. Il contrôle des moyens de production représentant un capital immense (en 1860 il ne faut qu’un investissement minime pour « équiper » un poste de travail) qui lui donne un certain pouvoir, aujourd’hui créer un emploi industriel en Amérique demande généralement plus d’un million de dollars.»

    D’abord, l’exploité, il existe toujours en 2008 et n’a pas disparu, comme le dogme du système capitaliste y songe. Un employé est payé pour son labeur, lequel il vend au bourgeois, celui qui détient les moyens de production. Rien n’a changé en fait, même qu’au contraire, l’histoire a donné raison à Marx sur la cartellisation des richesses chez une minorité bourgeoise, plus «élite» que les autres.

    Peu importe les capitaux que gagnent les prolétaires, ceux-ci sont rendus en échange d’une force de travail créant une PLUS-VALUE. Rien n’a changé en fait. Je ne sais pas quel professeur vous a appris de telles sornettes, mais il devait être franchement anti-communiste pour les affirmer. Retirer un profit d’un labeur, c’est une exploitation, ne vous en déplaise.

    «5- Reste une nouvelle classe d’employés négligés par tous parce qu’ils sont peu éduqués ET qu’ils travaillent avec des moyens de production peu coûteux. Nouveau prolétariat anonyme travaillant essentiellement dans les services, commerce, restauration, etc. Elle n’intéresse pas nos gros syndicats car il est moins rentable de collecter des fonds syndicaux sur ces salaires minimum et travailleurs éparpillés difficile à joindre et à organiser.»

    Elle n’intéresse pas les gros syndicats? Peut-être, mais comme je disais plus haut, certaines entrevues laissent présager une répression envers les syndicalistes. Je ne crois pas que Wal-Marde se soit accommodée… Sinon, peu importe les capitaux gagnés par les prolétaires, ils n’en demeurent pas moins exploités. Marx est encore sur la voie, pas dans le champ, comme les gérants d’entreprises ayant fait faillite ou comme les capitalistes, ayant encore fait planter leur Titanic immoral.

    «6- VALEURS DÉPRAVÉS, comme si la recherche du défit des affaires, confort moral, matériel ou culturel de l’individu était systématiquement contraire à ceux de la société. Yasser Arafat à Paris fréquentait le Crillon (resto le plus chic et cher), dirigeant de la gauche et tous les élus « démocratiques » abusent de même. »

    Dirigeants de la gauche? Mais le lien entre le système socialiste et ces impostures? Merci bonjour! Meilleure chance la prochaine fois!

    «Pendant qu’eux se promènent en rutilante limousine blindée de l’année, un cochon de capitaliste, Warren Buffet l’homme le plus riche de la planète, habite la maison (bungalow) paternelle et conduisait encore il y a peu de temps sa Buick ou Lincoln de 15 ans. Ce salaud qui a déjà légué sa fortune à une fondation avec ses habitudes de « simplicité volontaire » est-il un porc aux appétits vulgaires ou un bâtisseur de société? Fidel et ses pareils dominent leur monde sans l’enrichir, la dictature sanctifie tout il est vrai.»

    Warren Buffet s’est accaparé, pour ceux et celles plus «vite d’esprit», des capitaux en perte de valeur! Du coup, il a confirmé la cartellisation dont Marx parlait, il y a de cela plus d’un siècle! Ce que vous êtes tordants, vous, les drètistes! Mais le meilleur reste à venir!

    Fidel Castro ne vit pas comme un roi et a porté, tout au long de sa vie, des habits d’armée, pas des costards à 10 000 la pièce. Ensuite, Fidel est communiste et gère un pays SOCIALISTE, en voie de devenir communiste, dans 100 ou 200 ans. Cela n’a rien à voir avec le sujet du jour, encore moins si l’on compare Cuba aux autres pays du tiers-monde, dont ceux de l’Amérique latine. Et je vais le répéter, aucun système ne survit à l’isolation. Sinon, le vôtre, le capitalisme, ne survit même pas aux ressources naturelles réellement disponibles sur Terre.

    « 7- MORT DU CAPITALISME? Le capitalisme devait mourir de ses excès! Lorsqu’il survit à une crise il s’en sort plus fort à chaque fois. Depuis Marx plus d’une vingtaine de crise majeure, souvent planétaire, domestique la Bête par le contrôle de l’état. Ce dernier, à son service, calme le jeu ou répartit la donne entre les groupes d’intérêts (incluant gros syndicats corporatistes, l’immense fonction publique et autres) pour assurer une paix sociale. »

    La meilleure selon moi! Le système capitaliste, chaque fois qu’il a survécu, c’était grâce aux poches des contribuables, dont celles des prolétaires. Chaque fois que le système s’écroulait, les contribuables arrivaient à la rescousse des bourgeois, pour éponger leurs dettes, malgré que ces derniers soient sensés savoir diriger des entreprises, puisqu’on les rétribuait gracieusement pour ce! Depuis Marx, toutes les crises majeures furent résorbées par les efforts des travailleurs, ceux-ci alors exploités par ceux et celles qu’ils sauvaient alors de la ruine, de la faillite! Ce que vous êtres tordant! Pathétique! Vous n’êtes qu’un nécrophile. Votre modèle, il est mort bien avant 1929. Il est en fait mort-né.

    « 8- CRISE et détérioration inacceptable à cause du capitalisme? La majorité des gens de la province vivaient dans des conditions de vie économique et culturelle déplorable (en vertu des valeurs d’aujourd’hui) il y a 50 ans. Encore plus il y a 100 ans et ainsi de suite. Le servage du moyen-âge n’était pas idyllique. Les droits politiques sont constamment en progression, il y a peu de temps voter impliquait d’être propriétaire etc., de même pour les droits des minorités. Ces améliorations sont le fait de la lutte constante DANS la société capitaliste, de gens patients, courageux et imaginatifs. Exemple les syndicats NON corporatiste, du genre qu’il n’y a plus au Québec, propre à défendre salaire minimum (salut M. Chartrand) et droits de la majorité. Simples gens aussi, poussés à la défense de leurs droits individuels, petite lutte dont tous nous finissont par profiter. »

    Si l’on se lance dans ces comparaisons, Cuba est bien mieux qu’il y a 50 ans. Encore plus il y a 100 ans, et ainsi de suite.

    Quant aux petites luttes dont vous parlez, il ne s’agit ni plus, ni moins d’une acceptation de la conciliation de classes. Bref, du capitalisme, donc de l’exploitation des masses prolétaires par les minorités bourgeoises qui de plus, ne sont pas plus méritantes que le Gaie Bleu dans mon arbre, qui vole les noisettes des moineaux.

    «9- « Paix Romaine ». L’innommable société capitaliste et ses pervers agents aux valeurs dépravées a réparti si bien richesse et démocratie en Occident que la paix sociale atteint des niveaux soporifiques. Comment convaincre le prolétariat de ses méfaits lorsque le niveau de vie augmente constamment sur une période « historique », nonobstant les crises propres à ce type d’organisation économique.»

    Les écarts entre les riches et les pauvres ne cessent de s’accentuer, de quelle planète venez-vous? Et cela dit, c’est une forme ici, de totalitarisme. Vous acceptez, en repoussant le débat sous le tapis, l’exploitation des prolétaires par la minorité bourgeoise qui n’est de plus, aucunement utile ou indispensable à l’humanité et son évolution. Pour me rendre à ma boîte aux lettres du bord du chemin, je n’ai nul besoin de coup de fouet.

    J’ai déjà fait le tour des millionnaires, alors passez à autre chose. Sinon, quant aux ressources naturelles, le modèle nord-américain est non-viable. Alors c’est aussi peine perdue de me parler des richesses matérielles, en plus du fait qu’elles sont bel et bien, fabriquées par les prolétaires, ou leur force de travail. Sinon, rien n’est viable…

    Encore là, meilleure chance la prochaine fois!

    «11- On peut toujours parler des autres, continents éloignés, comme de nos voisins, mais que pouvons nous faire AUJOURD’HUI, chez nous, pour nous, en pratique, pour continuer de participer à cette fantastique aventure politique, cette réelle révolution qui transforme notre vie quotidienne.»

    On peut d’abord faire une véritable révolution en jetant les bases du mercantilisme aux poubelles de l’histoire. Le bourgeois, dans toute cette histoire, ne fut d’aucune utilité, si ce n’est de son Kapital, qu’il ne méritait point.

    «12- LA SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION industrielle traditionnelle sera forcée de s’éteindre pour cause de capacité de notre planète. Ce ne sera pas la FIN DU CAPITALISME, il est déjà occupé à faire des sous avec l’outil moderne que vous utilisez présentement. M. Microsoft et autres gadgets modernes s’approprient l’espace laissé vacant par la vieille industrie mécanique. A mesure que la pression écologique se fera sentir (entre autre par le simple phénomène de prix trop élevés) notre société va trouver des solutions nouvelles, essentiellement plus imaginatives et moins chères (moins $ = moins d’énergie = moins de pollution). Dont la majorité pourra profiter. »

    Sans le savoir, vous confirmez vous-même cette cartellisation citée plus haut, dont parlaient Marx et Lénine. (Caractères gras)

    Sinon, du reste, vous ne faites que vous répéter et glorifier un mort, un cadavre. C’est de la nécrophilie.

    «13- L’apprentissage de la liberté, de la capacité d’autonomie économique et intellectuelle voilà qui serait RÉVOLUTIONNAIRE. L’individu avec des responsabilités sociales, conscient de sa nature Historique, productif et créateur de richesse de toutes natures, voilà ce qui rapportera le plus à l’humanité. Le magma humain sous une dictature éclairée lui est mort-né.»

    Le capitalisme, système servile déficient, est bel et bien mort-né et ne survit que grâce aux poches des contribuables, dont celles des exploités prolétaires.

    « 14- Pour améliorer la vie, vous avez l’essentiel; la capacité d’être sensible, d’être choqué par l’injustice de notre sort. Ne gâchez pas ce don par une paresse intellectuelle et un manque de rigueur qui vont accoucher du contraire de vos espoirs. »

    Ce qui veut dire, entre autre, reconnaître qu’il y a exploitation du labeur des prolétaires, par une maigre population nommée bourgeoise.

    Commentaire par sylvainguillemette | janvier 19, 2009


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