Les rapports du GIEC controversés !
Le grand public n’est pas très au courant de la controverse scientifique verte qui est pourtant bien réelle et bien vive. Les médias, qui couvrent généreusement les conférences de l’ONU sur l’environnement, font de ces informations diffusées à l’échelle de la planète une source officielle, voire une référence solide, une vérité immuable qui forme l’opinion publique. Ensuite, peu de voix osent protester ou critiquer ces grands créneaux de pensée au risque d’être marginalisées.
Malgré le nombre impressionnant de scientifiques (presque 2 000) qui oeuvrent au sein du GIEC, organisation environnementale de l’ONU (je les félicite en passant pour leur beau travail), le consensus est loin d’être atteint entre les experts, même entre ceux cités par l’ONU comme étant favorables à ses rapports. Je trouve ça correct et normal. C’est ainsi que la science évolue.
Des chercheurs, pourtant tous bien verts, ne sont pas d’accord entre eux sur divers chiffres et conclusions publiés dans les derniers rapports du GIEC. Tantôt ils leur reprochent leur réserve, tantôt leur exagération, tantôt leur méthode faillible et imparfaite, tantôt l’imprécision des prévisions de leurs modèles numériques qui n’incluent pas les variations et phénomènes géologiques, tantôt leurs fausses statistiques sur la température, tantôt leur politisation, même leur parti pris. Voici quelques cas de figure qui nous incitent à développer une «lecture juste, éclairée et objective» de l’impact anthropique (dû à l’activité humaine) et de l’impact de phénomènes naturels (cycliques ou ponctuels) sur le climat :
· Plusieurs prestigieux chercheurs et institutions s’opposent ouvertement aux rapports du GIEC tels : l’Institut Pasteur (Paris), l’Université de Londres, Patrick Frank, the National Academy of Sciences, the American Physical Society (APS), etc. Ils reprochent, entre autres, aux prévisions du GIEC d’être timides et réservées. Les quatre rapports publiés jusqu’à maintenant seraient, selon ces sources, mitigés afin de convenir aux politiciens et aux gouvernements et ne pas trop choquer l’opinion publique. En effet, les rapports du GIEC ne sont publiés qu’après les avoir envoyés aux grandes puissances et qu’après avoir reçu leur consentement ! Les chiffres réels publiés concernant, par exemple, la hausse des températures et du niveau de la mer seraient bien plus graves. Paul Joseph Crutzen (Prix Nobel de chimie) avoue à ce propos : «Si les prévisions du GIEC souffrent d’un défaut, c’est d’être conservatrices.»
· Des universitaires australiens démontrent que le réchauffement des océans pour la période 1960-2000 a été supérieur de 50 % aux chiffres utilisés et publiés par le GIEC, lesquels chiffres seraient biaisés à cause d’un mauvais calcul ou d’un compromis.
· Des scientifiques britanniques, du British Antarctic Survey, dont Julian Scott, attribuent, en février 2008, la fonte des glaciers à une activité volcanique qui se produit sous les banquises et à des points chauds (hotspot) dus à la minceur de la couche terrestre qui laisse émerger parfois la chaleur du magma géothermique.
· L’impact du dioxyde de carbone sur la fonte des glaciers ne fait pas l’unanimité. Alors que la majorité des scientifiques attribuent la responsabilité du réchauffement climatique au CO2 qui fait fondre les glaces, des chercheurs de l’Université de Cardiff (Angleterre), qui ont publié les résultats de leurs études dans le journal Geology, en doutent. Les archives et les examens de carottes glaciaires indiquent, selon ces derniers, qu’à quelques reprises, il y a 70 000 ans ou 120 000 ans, les glaciers avançaient même quand les concentrations de CO2, produites naturellement à l’époque par les organismes vivants, les activités volcaniques ou les phénomènes géologiques, étaient deux fois plus importantes que les niveaux actuels dans la biosphère.
· Les glaciers n’auraient pas diminué durant les années 90 selon le Département d’Océanographie à l’Université Göteborg (Suède). Un rapport publié dans le Journal of Geophysical Reserach par des spécialistes français et suisses en hydrologie et en glaciologie de l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG), avec la collaboration des Programmes européens ALPCLIM et CARBOSOL et la ville de Chamonix, allèguent en juin 2007 que le Mont Blanc n’est pas affecté par les changements climatiques du XXème siècle.
· La température dans la région des glaciers de l’Antarctique aurait commencé à se réchauffer depuis 150 ans, selon David Schneider de l’Université de Washington qui soutient cette hypothèse dans le Geophysical Research Letters (donc bien avant l’ère industrielle et nos émissions excessives de GES) et a commencé à refroidir dans les années 1990. Ce refroidissement est dû, selon lui, au phénomène de l’Oscillation (oscillations entre les phases positives et négatives de la pression atmosphérique dans les latitudes du sud).
· Des chercheurs attribuent plutôt à El Nino qui était très actif durant les 20 dernières années, réchauffant de 14 degrés les eaux de l’océan Pacifique et entraînant des pluies diluviennes, la responsabilité de la fonte des glaciers de l’Amérique du Sud.
· Un bon nombre d’experts affirment, à contre-courant, que le couvert (épaisseur et volume) de glace en Arctique, et un peu partout dans le monde, a augmenté ces dernières années[1]. Contrairement aux prévisions de réchauffement climatique du GIEC, ceux-ci prévoient le début d’une nouvelle ère de glaciation.
· Des scientifiques britanniques de Cape Verde Observatory attestent qu’une réaction océanique chimique favorable, plus active que prévue, riche en hydroxyle et planctons, est en train de nettoyer l’atmosphère et absorber le redoutable méthane. D’autres chercheurs des Universités Leeds et York qui ont mesuré la diminution du taux d’ozone dans l’océan Atlantique tropical confirment ces mêmes résultats.
· L’Astronomical Society of Australia annonce pour les 30 prochaines années, contrairement à toutes les prévisions des rapports du GIEC, un refroidissement global dû à la diminution de l’activité solaire[2] et à un changement dans sa fréquence de rotation. La Space and Science Research Center (SSRC) déclare en juillet 2008 que la Terre a commencé son ère de refroidissement climatique malgré les records de réchauffements isolés.
· Une étude[3] sur le climat de l’Université de Rochester (David H. Douglass), de l’Université de l’Alabama (John R. Christy) et de l’Université de Virginie (S. Fred Singer) témoigne de changements climatiques cosmiques, dans presque tous les coins du système solaire, de Mars à Pluton, de Jupiter aux lunes de Neptune. Les variations des activités du soleil en seraient le premier responsable.
Malgré les différences parfois importantes dans la découverte et connaissance de la très complexe machine climatique tributaire de plusieurs facteurs interreliés et de chaînes d’effets (le champ magnétique solaire qui affecte le flux de rayons cosmiques vers la Terre qui affecte à son tour la formation de nuages et les vapeurs d’eau), malgré les quelques opinions qui minimisent l’empreinte écologique de l’activité humaine, malgré cette controverse qui est loin d’être terminée, j’estime que nous ne pouvons toujours pas pratiquer la politique de l’autruche devant l’état pitoyable de la biosphère et le haut degré de pollution (particules fines, pics de smog surtout en milieu urbain), dû essentiellement au CO2[4].
Peut-on ignorer les deux milliards additionnels de tonnes de carbone, émises en l’espace de dix ans dans la mince couche d’air (fermée et limitée) qui nous entoure ? L’utilisation accrue et plus rapide que prévue de combustibles fossiles fait que les GES s’accumulent, empoisonnent l’air ambiant et en altèrent à long ou moyen terme la composition chimique. Ces milliards de tonnes de carbone causent des maladies diverses, se transforment en pluies acides qui endommagent la végétation et polluent les cours d’eau. Les effets graves, dus directement au CO2, sur la santé publique (quoi de plus précieux que notre bien-être !?) peuvent-ils être négligés ?
Ces gaz qui forment une couche de plus en plus épaisse autour de la Terre la prennent en otage. Ils serrent l’étau autour de notre planète, soit en la réchauffant par l’effet de serre, soit en la refroidissant par l’effet de nuages opaques qui empêcheraient les rayons du soleil de réchauffer la Terre (comme dans le cas du soufre dégagé par les volcans en éruption).
Si des facteurs naturels et cycliques du changement climatique échappent à notre contrôle, je pense que nous avons tout de même une part de responsabilité immédiate pour ne pas provoquer davantage de perturbations et empirer la situation.
Il serait, tout compte fait, absurde de ne pas préserver notre environnement et de ne pas empêcher la dégradation des écosystèmes. Il serait irresponsable de s’entêter à surexploiter, à surpolluer et à surépuiser notre environnement et notre biosphère indéfiniment et égoïstement, connaissant bien qu’ils sont fragiles et bien limités. Ce serait comme négliger d’entretenir sa maison et la garder propre sous prétexte que la foudre un jour la frappera !
Donc, oui, les activités humaines ont un impact direct sur l’environnement, oui aussi pour les activités cycliques, solaires et cosmiques hors de notre portée qui affectent également notre environnement. Reste à savoir quelle proportion de responsabilité accorder aux facteurs humains et/ou naturels. Ça peut varier entre 20 et 90 %, selon les experts !
Cette réflexion n’est pas pour dénigrer les louables accomplissements du GIEC qui s’est mérité dernièrement le prix Nobel (partagé avec Al Gore), mais pour tout simplement être conscients de la vision autre de plusieurs scientifiques qui expliquent les choses différemment. C’est, selon la méthodologie classique : proposer la thèse, reconnaître l’antithèse, avant d’établir sa synthèse. À vous maintenant de tirer votre synthèse.
Bernard Anton (BEN)
[1] Cf. Pour la longue liste des glaciers en expansion : www.iceagenow.com. Voir aussi la revue Science (Janvier 2002) qui avance que des glaciers dans certaines régions de l’Antarctique s’épaississent.
[2] John L. Casey, directeur du SSRC, parle d’hibernation solaire.
[3] Source : International Journal of Climatology du Royal Meteorological Society.
[4] Un exemple flagrant, tout récent : Pékin ferme presque la moitié de ses usines et limite la circulation de ses voitures durant près de six mois, avant les fameux jeux olympiques, afin de diminuer le CO2 et d’autres polluants de son atmosphère. C’est un succès. Les athlètes peuvent respirer et performer ! C’est une autre preuve de notre impact sur notre environnement.
34 commentaires »
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Excellent texte Bernard!
Il est vrai qu’il y a plusieurs explications à trier sur la table, mais il est aussi vrai que le GIEC n’a pas tenu compte des avions de ligne par exemple, ou même du méthane qui s’échappe du pergélisol fondant, etc..
Pour les avions, nous parlons de plus de 500 000 personnes dans le ciel en permanence, ce n’est donc pas à négliger, mais ce fut négligé!?! Il était hors de question, pour les gouvernements, d’accepter que les avions soient cloués au sol, surtout après la crise des compagnies d’avion après les attentats du 11 septembre 2001. Plusieurs compagnies avaient fait faillite et d’autres menaçaient de tomber avec elles.
Une chose est certaine, notre système climatique semble bel et bien chamboulé.
Mas Bernard, permettez-moi d’ajouter qu’il y a un autre problème majeur aujourd’hui. La quantité de ressources sur Terre Versus le nombre d’humains. Nous sommes trop pour pas beaucoup de ressources.
Bernard Anton? Il y a deux auteurs sur ce blogue?
Je suis d’accord avec presque tout ce qui est dit ici, à l’exception de ceci:
“Ces milliards de tonnes de carbone causent des maladies diverses, se transforment en pluies acides qui endommagent la végétation et polluent les cours d’eau.”
Le CO2 est un gaz relativement neutre qui ne cause rien du tout chimiquement parlant. Les maladies causées par l’air sont plutôt dues à d’autres polluants, comme les NOx. À noter que le dioxygène (O2) est, chimiquement parlant, autrement plus nocif que le CO2; il a été à l’origine produit comme déchet par des bactéries, comme les animaux actuels produisent de l’urée qui, conservée dans le corps, nous tuerait. L’O2 est un oxydant puissant qui finit paradoxalement par nous endommager l’organisme, avec d’autres radicaux libres. L’ozone, très présente dans le smog, est encore pire (O3, une molécule d’ailleurs très instable à cause de son état de résonnance).
Du reste, comme je le disais, le consensus scientifique sur la question des changements climatique n’est certes peut-être pas établi, mais le principe de précaution doit tout de même être respecté. Ce qu’il faut éviter, c’est de passer de l’inaction à un état de panique guère plus productif. Enfin, d’autres problèmes environnementaux posent également problème, comme l’accumulation des déchets, la diminution de certaines ressources, ou les polluants évidents (comme les NOx ou le H2S).
Les pluies acides, pour leur part, sont dues à une transformation graduelle du H2S en H2SO4, l’acide sulfurique, qui fait chuter le pH des précipitations.
Quant à la pollution des cours d’eau, elle est due soit à la dissolution de gaz nocifs dans l’interface liquide, soit le dépôt de suies ou cendres ou la pollution directe par d’autres liquides. Le CO2 n’a rien à y voir.
Alexis, il semble que le CO2 est bien un polluant, surtout par les autres gaz toxiques qui y sont associés dans l’activité humaine. J’ai quelques références là-dessus.
Mais je laisse le soin à Bernard de répondre.
Bonjour Alexis,
Le CO2 (dioxyde de carbone) est hautement toxique, même mortel ! La combustion des matières fossiles (entre autres, l’essence) en dégage énormément. Combien de jeunes se sont ainsi donné la mort en laissant rouler le moteur de leur auto dans leur garage fermé ! Merci pour les commentaires.
@ Alexis St-Gelais
“Les pluies acides, pour leur part, sont dues à une transformation graduelle du H2S en H2SO4, l’acide sulfurique, qui fait chuter le pH des précipitations.”
Serait-ce en lien avec l’acidité dans nos océans qui augmente? Merci pour les informations Alexis. Je peux avoir certains différents avec vous sur la question des luttes de pouvoir, mais j’insiste pour dire que j’aime la science et que vos chiffres et précisions, m’intéressent pleinement!
Merci aussi à Ben!
@Alexis
“Le CO2 est un gaz relativement neutre qui ne cause rien du tout chimiquement parlant. Les maladies causées par l’air sont plutôt dues à d’autres polluants, comme les NOx.”
CO2 et polluants sont liés. Ils ont souvent les mêmes sources et agissent l’un sur l’autre.
“Ce CO2 pourrait par ailleurs agir sur la santé et l’environnement en synergie avec d’autres polluants (NOx et certaines micro et nanoparticules notamment).” http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89missions_de_CO2#.C3.89missions_de_CO2
“Avec les NO et NO2 produits par la combustion de combustible fossile, ils peuvent s’associer à l’eau et produire de l’acide nitrique HNO3 ; l’un des responsables des pluies acides.”http://fr.wikipedia.org/wiki/NOx
@ Ben: Dans le cas des suicides par CO2, la mort n’est pas tant causée par le CO2 que par le manque d’oxygène causé d’une part par sa raréfaction à cause de la combustion de l’essence, et d’autre part par l’augmentation de la concentration du CO2, un gaz qui ne permet pas de faire de la respiration cellulaire. C’est l’asphyxie.
@ sylvainguillemette: L’acidité des océans dépend de facteurs très nombreux et diversifiés. Les pluies acides y jouent sans doute un rôle, mais l’on peut également penser au déversement de produits polluants directement dans les milieux aquatiques. Je n’ai hélas pas d’exemple précis à donner dans ce cas.
@ Jimmy: J’ai lu l’article wikipédia, du moins la section sur la toxicologie. Je ne pensais pas que le CO2 lui-même avait un effet de par sa solubilité dans les liquides organiques. En dehors des “effets sur le système nerveux central” qui se produisent à très forte dose, donc à des seuils probablement déjà mortels, le CO2 cause surtout l’asphyxie. Le passage sur l’augmentation du débit respiratoire en témoigne.
Enfin, il ne faut pas confondre le CO2 et ses “colistiers”, qui sont souvent produits en même temps: NOx, suie, nanoparticules carbonées, etc., et qui ont un effet toxique. Selon l’article que vous me citez sur le NOx, le CO2 n’est pas impliqué dans la réaction avec l’eau pour produire des acides. En effet, l’article wikipédia sur les NOx ne parlent pas de dioxyde de carbone, mais uniquement des polluants azotés. Je le répète, le CO2 est une molécule très stable, donc peu réactive.
@Alexis
“Enfin, il ne faut pas confondre le CO2 et ses “colistiers”, qui sont souvent produits en même temps: NOx, suie, nanoparticules carbonées, etc., ”
Mon point était de démontrer que le CO2 n’est qu’un corrolaire d’une pollution toxique plus grande. C’était pourtant claire; “Alexis, il semble que le CO2 est bien un polluant, surtout par les autres gaz toxiques qui y sont associés dans l’activité humaine. ”
“En effet, l’article wikipédia sur les NOx ne parlent pas de dioxyde de carbone, mais uniquement des polluants azotés.”
Mon point était de démontrer encore que le CO2 et certains polluants toxiques ont les mêmes sources (l’un ne semble pas aller sans l’autre). Par exemple, ici, les moteurs à combustion.
De plus, malgré son effet chimiquement neutre, le C02 peut être considéré comme un polluant atmosphérique: http://www.rac-f.org/article.php3?id_article=891
Et encore:” Dans les années 2000, les véhicules sont devenus responsables de près de 60 % des émissions de NOx. Les centrales thermiques et les chaudières ou chauffages individuels et gazinières fournissant l’essentiel du reste.”
Bonjour Bernard,
Cet article est très intéressant et très instructif pour plusieurs raisons.
D’une certaine façon, il montre bien que la connaissance scientifique se construit de façon très chaotique et très désordonnée. Les glaciologues, les climatologues, les physiciens de l’atmosphère, etc. chacun apporte sa pierre à la construction de l’édifice. Un “fait scientifique” comme le réchauffement climatique se construit difficilement, avec des efforts acharnés s’étalant sur de nombreuses années.
Ce caractère controversé et difficile du savoir scientifique devrait aussi faire prendre conscience à certains bloggers naïfs, peu renseignés et peu éduqués sur le plan scientifique, que même si 200 ou 2000 scientifiques signent un certain “rapport”, comme celui du GIEC, cela n’en constitue pas encore une “vérité scientifique” incontestablement démontré Il faut toujours conserver un minimum de sens critique.
Ceci étant dit, le travail de ces scientifiques, comme tu le dis, est méritoire et mérite évidemment d’être poursuivi.
@ Jimmy: Je ne nie pas le caractère de polluant du CO2, ni d’ailleurs qu’il soit souvent associé à d’autres polluants plus nocifs. Je ne faisais que présenter sa nature en soi inoffensive.
Il est possible d’ailleurs que je me penche cette année sur la réduction des NOx ou du H2S dans l’atmosphère dans le cadre des Expo-Sciences. À suivre!
@Alexis
Oui, j’avais compris. Bonne chance pour ton projet!
@Arnold S.
Tu comprends ce que tu veux bien comprendre dans ce texte. Pour ce qui est des blogueurs “naifs” qui croient aux conclusions du GIEC, tu devrais arrêter de croire que tu as la vérité absolue et admettre que l’HOmme a un impact important dans le réchauffement. C’est aussi ce que Bernard dit si tu lis bien.
Un excellent documentaire sur le réchauffement que devraient lire tous les Arnold S. de ce monde qui croient tout connaitre.
http://www.manicore.com/documentation/serre/seule_action.html
@Jimmy:
Tout ce que je dis, c’est qu’il faut toujours conserver son sens critique, même devant un rapport du type GIEC.
Quant tu dis : “tu devrais arrêter de croire que tu as la vérité absolue” je ne vois pas du tout à quoi tu peux bien référer. Je n’ai justement émis aucune “vérité” dans mes commentaires. Je n’ai pas cette prétention de pouvoir émettre des “vérités” et je ne fais jamais ce genre de folies.
Il ne faut pas se sentir visé par le moindre petit commentaire à peine critique vis-à-vis du dogme officiel.
@Arnold S.
Comme tous les ténors de droite, tu dénigres les conclusions du GIEC.
Moi, je ne suis pas un partisan intégral de ces conclusions, mais j’admets que l’Humanité à une part de responsabilité dans le réchauffement climatique, tout autant que les causes naturelles. Pourtant, je l’ai déjà dit. Mais on me traite encore de dogmatique.
C’est vous les gens de droite niant absolument l’effet des activités humaines sur le réchauffement global qui sont naifs.
@Jimmy:
C’est VOUS les gens de droite niant absolument l’effet des activités humaines
Mais qu’est-ce que c’est que cette caricature de “ténors de la droite”?? Qu’est-ce que tu peux bien raconter là??
Je recherche la vérité point. Je cherche à comprendre. Toi, d’après ce que je peux voir, tu as un projet politique, un projet militant (…ou militaire, c’est pareil, c’est de même nature) et, dès lors, le sens critique s’allège considérablement. On ne pige que ce qui fait bien notre affaire dans le magma d’informations, de faits et de “vérités” émises par notre troupeau d’experts, de scientifiques, de “grands” spécialistes…sans oublier toutes les “Mères” Térésa qui se sont données pour mission de Sauver la Terre…Quelle misère.
C’en est presque risible tellement c’est grotesque.
De toutes façons, tu n’étais pas celui que je visais en parlant “naïfs, peu renseignés et peu éduqués sur le plan scientifique”. Ceux-ci pullulent sur le Net, mais tu n’en fais pas partie.
C’est Malraux qui écrivait bien justement: “Je mens, mais mes mensonges deviennent des vérités.”…
“tu as un projet politique, un projet militant (…ou militaire, c’est pareil, c’est de même nature) et, dès lors, le sens critique s’allège considérablement.”
Ciboire. C’est quoi ça? Dès qu’on a un projet politique on est militariste?
Là je débarque.
Je ne vois pas le rapport non plus entre militant et militaire.
Si les forces progressistes sont militaires alors que dire de Bush, Harper, Olmert, Saakachvili, Berlusconi, etc? Ce sont tous des bellicistes enragés qui soutiennent les guerres génocidaires.
“alors que dire de Bush, Harper, Olmert, Saakachvili, Berlusconi, etc?
Ce sont tous des bellicistes enragés qui soutiennent les guerres génocidaires”
Tout à fait d’accord avec toi internationaliste. Ces types ont le pouvoir d’une puissance arméée, ce qui les rend incomparablement plus dangereux que les petits militants ordinaires.
Tout ce que je dis, c’est simple, c’est que le militarisme et le militantisme procèdent de la même nature. Tout comme il y a des petits cons et des gros cons. Et la première victime du militarisme, ou du militantisme, est, règle générale, la vérité. Il faut en être conscient, c’est tout.
@ Arnold
“Et la première victime du militarisme, ou du militantisme, est, règle générale, la vérité. Il faut en être conscient, c’est tout.”
Mais il demeure que la vérité nous dit aussi qu’une minorité parasitaire, non-élue, non-méritante et inutile, pullule et cartellise les richesses au dépend des masses qui meurent, elles, au combat comme chair à canon sur les front impérialistes capitalistes, “LEURS VALEURS”.
Ils sont coupables, coupables de diriger notre conditionnement suicidaire global. Je veux les en accuser. L’égoïsme, face à l’humanité, ça me paraît foutrement immoral. C’est peut-être, “NOS VALLEURS”, dans le fond hein?
@Sylvain:
“’une minorité parasitaire, non-élue, non-méritante et inutile”
Tu parles des “bourgeois”?? Qu’est-ce qu’un bourgeois dans la société québécoise?
Ils sont coupables, coupables de diriger notre conditionnement suicidaire global.
C’est bien sympathique de nous décharger de notre responsabilité mais nous sommes tous, chacun individuellement et du plus riche au plus pauvre, coupables du suicide global vers lequel nous nous dirigeons.
“Qu’est-ce qu’un bourgeois dans la société québécoise?”
Un bourgeois? Le bourgeois, c’est celui qui détient les moyens de production(usines, machines, outils qui permettent de créer la PLUS VALUE), celui qui exploite le labeur du prolétariat. C’est une partie minoritaire de la société, québécoise, comme états-unienne, comme globale.
Le prolétariat est celui qui vend sa force de travail au bourgeois qui l’achète pour en retirer un profit X, tout ce système n’a jamais passé par un référendum et rien en 2008, n’explique ce principe archaïque et primitif d’exploitation de la majorité par une minorité non-élue et parasitaire.
Je suis au moins content de voir que vous savez que le système est suicidaire…
Certes, nous sommes tous coupables, je m’inclus dans le lot, mais ne sommes-nous pas en train d’idéaliser un modèle, soit la riche vie des bourgeois, des mieux nantis? Le livre d’Hervé Kempf est intéressant sur le sujet. Je crois que les québécois, comme les autres humains, envient les riches et rêvent, soit par opportunisme, chance ou autre moyen, d’atteindre ce titre de bourgeois qui pourtant, restera éternellement minoritaire étant donné les fonctions qu’il.
Le capitalisme a toujours concentré les richesses dans les poches d’une minorité, soit celles de la bourgeoisie. Les cartels existent et les exemples de David Gagnon pour les démentir nous viennent de nouveaux pays capitalistes, or, la cartellisation n’a pas pu se faire en quelques années. David Gagnon est de mauvaise foi de toute façon et il censure tous mes messages sur son blogue.
C’est bien connu de toute façon, la droite n’aime pas débattre, alors elle préfère censurer ses adversaires. L’ADQ m’a banni et censuré, Facal l’a fait aussi, Martineau aussi, ainsi que tous les blogues de droit, sauf celui de Nicolas Racine, ce qui m’a surpris. Peu importe, ça aurait été plus payant pour lui de me censurer, j’ai pu démontrer qu’il ne connaissait rien au communisme et au socialisme. Pauvre Nicolas…
Ces bourgeois détiennent les médias, et nous conditionnent à consommer, même si ce que l’on consomme n’a aucune utilité. Les médias oint une telle force…
Pour faire un peu l’avocat du diable Jimmy tu ne penses que le temps glacial des derniers jours va un peu à l’encontre de la théorie du réchauffement climatique?
Les scientifiques qui sont associés avec Al Gore ne savant même pas qu’ils le sont. Plusieurs scientifiques qui ont été approchés relatif à leur travail relié à Al Gore, ont dit ne jamais avoir donné leur nom, ou d’avoir appuyé ces résultats.
C’est vraiment utiliser n’importe qui comme un veut pour pouvoir taxer le CO2 qu’on expire.
Les cycles environnementaux sont cycliques et le temps froid des derniers jours ne prouve rien.
Le réchauffement climatique est un fait véridique. Personne n’en doute plus mais le débat est de savoir qui en est responsable. L’Homme est le premier au banc des accusés bien sûr.
Les glaciers fondent et le mouvement s’accélère:
http://www.lemonde.fr/planete/infographie/2008/04/24/la-fonte-rapide-de-la-calotte-glaciere-arctique-inquiete-l-association-wwf_1038217_3244.html
Merci pour les infos Jimmy. Je crois par contre qu’il y en a encore qui mette en doute le réchauffement climatique. Ce n’est pas nécessairement mon cas, mais j’ai du mal à comprendre comment on peut connaître des périodes de temps glacial, ce qui ne s’est pas vu depuis des années, alors qu’on vit en plein réchauffement de la planète.
Il faut être vraiment idiot pour ne pas l’admettre.
Pour répondre à ton interrogation, il est possible que l’eau douce et froide provenant de la fonte des glaciers en arctique perturbe le Gulf Stream, ce courant chaud parcourant le nord de l’océan atlantique, et donne des températures plus froides dans l’hémisphère nord.
La conséquence ultime du réchauffement serait une glaciation de l’Amérique du nord et de l’Europe occidentale, justement par la disparition de ce courant océanique. Une théorie évoquée par certains scientifiques.
La Terre augmentais sa température autant que Mars, phénomène impossible à attribuer aux humains. Le soleil est le facteur majeur.
Il y a eu presque pas d’éruptions solaires en 2008, ce qui fait descendre la température maintenant.
Pour le froid que nous vivons présentement, il y aurait quelques explications :
1- Quand la partie équatoriale de la planète se réchauffe, l’hémisphère nord refroidit, selon une théorie scientifique !
2- Le Gulf Stream perturbé, à cause du changement de la chimie de l’eau (la mer moins salée maintenant en raison de la fonte des glaciers) serait en partie égalemenent responsable du froid qui envahit l’hémisphère nord.
3-La Terre est supposée entrer dans une nouvelle ère glaciaire à partir de 2012. Ce froid n’est que le début et il va aller en s’accentuant d’ici quelques années. Cette nouvelle ère glaciaire pourrait durer près de soixante ans.
@Botrax
Le soleil n’a pas d’incidence sur le réchauffement climatique:
http://servumpecus.canalblog.com/archives/2007/07/08/5551461.html
Pour plus d’informations concernant la géoingénierie, je réfère principalement aux recherches de Paul Joseph Crutzen (Prix Nobel), de Franck Sherwood Rowland, de Mario Molina. J’en parle plus en détails dans mon livre sur l’environnement « Plaidoyer pour la Terre et les Vivants » (publié chez Marcel Broquet éditeur), à la note 9 (page 14) et surtout aux pages 137 à 153.
“Le soleil n’a pas d’incidence sur le réchauffement climatique:”
Effectivmeent, il a une incidence sur le refroidissement climatique. Depuis 2008 le soleil est moins actif et on refroidit.