Le pétrole avant les ours polaires
G.W. Bush vient de démontrer son incohérence en matière de protection des espèces menacées et sa faible adhésion à l’écologie.
Devant le danger de la fonte des glaciers arctiques causée par le réchauffement climatique, il a proposé, dans le cadre du «Endangered Species Act», une législation au Congrès vouant une protection plus étendue de l’ours polaire qui est menacé par la détérioration de son milieu naturel.
Cependant, il faut noter que cette idée n’est pas celle des républicains. En fait, cette initiative trouve son origine dans la démarche du représentant démocrate Edward Markey, président de la commission spéciale de la Chambre des représentants sur le réchauffement climatique et l’indépendance énergétique, qui désirait encadrer encore plus la survivance de cette espèce animale face à la prochaine exploitation de l’or noir en Alaska récemment permise par l’administration Bush. Les États-unis sont en manque de pétrole et désirent maintenant exploiter les ressources en carburant fossiles présentes sur leur territoire.
Mais, le « hic », est que la région spécialement touchée par les futurs forages, la mer de Chuckchi, pourtant à proximité d’habitats d’ours polaires, se trouve exclu de cette loi!
Pour le président Bush junior, l’environnement est un enjeu populaire dont son parti peut tirer avantage, mais il ne doit surtout pas contrecarrer le «Business as usual » de ses amis capitalistes.
Les républicains se montrent environnementalistes afin d’éteindre les craintes dans la population américaine face aux défis planétaires qui cognent à sa porte.
Ceci est « winner » sur le plan électoral, même si leurs intentions écologistes cachent des intérêts qui sont tout sauf préservateurs de l’environnement. En somme, les républicains sont « verts » lorsque cela fait leur affaire (voir Bush devient écologiste devant la montée du dollar canadien). Et encore là, leurs prétentions environnementalistes ne sont pas à la hauteur des attentes : le président Bush s’est montré hostile au pétrole albertain qu’il a qualifié de trop polluant à produire, mais celui-ci rentre toujours à flot sur le marché américain!
L’économie, selon eux, doit toujours et encore prédominer sur tout le reste.
Qu’importe la pérennité des races animales ou la préservation des milieux vivants qui se trouvent sur le chemin de la prospérité du monde des affaires, et surtout des méga-pétrolières.
Note: merci à Steeve C., un collègue de travail, de m’avoir rapporté cette nouvelle!
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Voilà, c’est comme le plan vert kaki de nos conservateurs, c’est hypocrite et désuet comme solution. Seulement DIRE que l’ours polaire risque de disparaître, n’arrête en rien la consommation excessive de biens inutiles polluants, n’arrête en rien la coupe abusive des forêts, n’arrête en rien le réchauffement des océans et la saturation de ces derniers en CO2, n’arrête en rien l’exploitation des sables bitumineux, lesquels tueront beaucoup plus de gens que Al-Qeada. Bref, les conservateurs et les républicains sont tous aussi utiles que réfrigérateur au pôle Nord, oups! Il est à veille d’être utile!
PENSONS-Y…
Les prix de l’essence grimpent en flèche. Il ne reste que pour 41 ans d’approvisionnement en pétrole. Le climat se réchauffe.
Et si, l’été, tous les Montréalais suffisamment en forme prenaient l’habitude d’aller travailler en vélo? Ça ferait plus d’argent dans nos poches plutôt que dans celles des pétrolières, moins de pollution… Et en bonus, on serait pas mal plus en santé!
Bonne nouvelle : ce sera bientôt de plus en plus facile! Félicitons la Ville de Montréal, qui investit dans les pistes cyclables et deviendra bientôt la première ville en Amérique du Nord à offrir un service de vélos en libre-service!
Pour en savoir plus, encourager l’idée et vous bidonner, visitez le blogue
http://www.avelocitoyens.com
Allez voir, apporter vos idées… Plus on est de fous, mieux on vit!
À vélo citoyens!
Merci monsieur Simoneau pour cette pertinente information. Très bonne initiatives, mais il faut aussi accommoder les personnes âgées, les handicapés, et bien d’autres individus que nous devons considérer, comme inclusivement, naturellement.
Je suis certain que c’est quelque chose à laquelle a déjà songé Montréal et sa mairie, avez-vous des liens?
Merci