Liberté et égalité : un éternel paradoxe

En théorie, les valeurs occidentales tentent de réunir la liberté et l’égalité entre les individus.  Ces deux paradigmes ont marqué l’histoire de la philosophie politique moderne avec l’éclosion de deux opposés idéologiques que sont le libéralisme et le courant socialiste.

Mais peut-on faire cohabiter la liberté et l’égalité de façon durable et cohérente ?

Trop de liberté engendre d’importantes inéquités socio-économiques car certaines personnes se démarquent et acquièrent plus de richesses qu’il leur est nécessaire.  Au contraire, trop d’égalité engendre un nivellement vers le bas et tue l’élan d’innovation et de dépassement de soi.

Par exemple, le communisme dictatorial ultra-centralisateur de la défunte URSS n’a pas su résister à la volonté d’émancipation individuelle des citoyens russes et la grande disparité des richesses dans l’actuel États-unis d’Amérique laisse entrevoir de grands bouleversements politiques et sociaux dans les prochaines années, comme le démontre la popularité du candidat démocrate Barack Obama avec son programme pro-social.

Comme un éternel retour de balancier, tout mouvement radical vers l’une ou l’autre de ces extrémités se résulte à plus ou moins long terme par un effet inversement proportionnel en réponse au mécontentement populaire.

Difficile de résoudre ce paradoxe récurrent et ce, surtout, quand le concept de propriété individuelle surclasse les droits humains et que la dictature est souvent la seule alternative à une crise sociale.

L’Histoire sera jonchée de ce va et vient perpétuel jusqu’à l’éveil de conscience de l’Humanité qui la fera entrer, enfin, dans sa maturité sociale. 

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16 réflexions sur “Liberté et égalité : un éternel paradoxe

  1. Salut,

    Je pense que malgré une apparence d’absence de solutions, il faut toujours et continuellement réfléchir sur l’équilibre à atteindre entre libertés et égalité. Malheureusement, trop de gens portent encore des œillères qui les empêchent de voir le problème dans son ensemble.

    Ainsi, nous avons des socialistes qui refusent à d’autres la liberté d’épanouissement financier et des capitalistes sauvages qui bloquent à d’autres l’accès à des services essentiels tout aussi efficaces que les leurs, simplement parce qu’ils en n’ont pas les moyens financiers!

    Deux catégories de personnes qui regardent un peu trop les routes qui pourraient les éloigner les uns des autres plutôt que celle qui pourrait les rapprocher.

    Mais bon… la généralisation ne s’applique pas non plus, heureusement ;-)

  2. La liberté n’est pas signe d’une surabondance de choix, selon moi. Ou si la liberté ne connaît pas de limites, je n’en veux pas. Une trop grande présence de choix peut parfois engendrer plus de malheur, à cause du coût des options qui n’ont pas été choisies.

    L’égalité… L’égalité est importante en droits. Un riche a autant de droits qu’un pauvre. Du point de vue légal, du point de vue social.

    Mais il reste un détail; un détail fondamental, pour que l’on en revienne en pleine révolution française: la fraternité. L’inclusion des hommes, la compréhension et l’entraide, qui sont des valeurs qui disparaîssent de plus en plus. On croit que la seule façon de faire cela est de donner de l’argent, et parfois l’on croit qu’on en donne trop. Mais dans plusieurs cas, ce n’est pas toujours cela qui importe.

    L’équilibre entre une liberté épanouie, une égalité de droits et relative, du point de vue du niveau de vie, et une solidarité sont ce qui détermine un peuple prospère. En ces termes et notre difficulté à les balancer, nous avons encore à sortir des Lumières de notre siècle…

  3. Mais peut-on faire cohabiter la liberté et l’égalité de façon durable et cohérente ?

    Trop de liberté engendre d’importantes inéquités socio-économiques car certaines personnes…. acquièrent plus de richesses qu’il leur est nécessaire

    Oui, c’est certainement possible. Il s’agit seulement de bien définir les termes et de ne pas tomber dans des pièges idéologiques.

    La liberté est la condition fondamentale de l’évolution de la vie sur terre et, ultimement, de l’apparition de la conscience. La liberté, c’est comme le QI ou le RAM d’un ordi, t’en as jamais trop.

    Dans une "cité" libérale, liberté et égalité s’articulent ensemble sur le plan de la justice : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits" (Déclaration des droits de l’homme). L’égalité des droits est une des conditions nécessaires à l’exercice de la liberté : chaque individu a un droit égal à ne pas être agressé dans sa liberté ni dans sa propriété => Droits(X) = Droits(Y), où X et Y sont deux individus dans la Cité. L’égalité est une des composantes du système de justice.

    Plus fondamentalement, sur le plan logique, l’égalité est la relation entre deux entités que l’on compare (A = B). Et au-delà de la sphère juridique, le terme "égalité" perd tout sens logique. L’égalité sociale ou l’égalité économique sont indéfinissables. L’égalité "des chances" n’a pas plus de sens…

    Parler d’égalité sociale, économique ou d’égalité revient à faire de l’égalitarisme et là, on retombe dans le bon vieux communisme, dont quelques rares fossiles vivants peuvent encore être observés dans la province de Québec…

    Ça prenait bien des français pour mettre sur le même pied "égalité, liberté, fraternité"…

  4. @AntiPollution

    Parfaitement d’accord l’argent achète tout et nous avons plein d’exemples sous les yeux.

    Mais que faites-vous de la CONVIVIALITÉ ?

  5. "Parler d’égalité sociale, économique ou d’égalité revient à faire de l’égalitarisme et là, on retombe dans le bon vieux communisme, dont quelques rares fossiles vivants peuvent encore être observés dans la province de Québec…"

    Wow toute une réflexion! Les seuls fossiles que je connaissent au Québec sont ceux du néoduplessisme et du catholicisme conservateur qui tentent de revenir en force avec leurs idées de capitalisme sauvage et d’obscurantisme religieux.

  6. Je te laisse la condition de fossile vivant et décadent cher Arnold. Tu devrais aimé ça être dans la même catégorie que les Bérêts Blancs, Réal Cayouette, Camil Samson et autres énergumènes de ce genre qui voyaient du communisme partout.

  7. Salut Jimmy,

    L’Histoire sera jonchée de ce va et vient perpétuel jusqu’à l’éveil de conscience de l’Humanité qui la fera entrer, enfin, dans sa maturité sociale.

    Personnellement, je travaillerais plus à l’éveil de la conscience de chacun des êtres humains (considérés individuellement) que de l'"humanité". Le défi est là.

    En fait, l’humanité n’est qu’un ensemble (un regroupement), à savoir l’ensemble des individus qui habitent sur terre.

    L’humanité, de par sa nature d’ensemble, ne peut pas avoir de conscience.

    De toutes façons les êtres humains ont globalement régressé depuis 2 ou 3 générations. En congédiant Dieu, la spiritualité, l’âme, la foi et le mystère, l’homme a perdu le chemin de l’espoir.

    Le matérialisme rationnel a fini par complètement assécher les esprits de la majorité.

    Enfin…

    …et merci pour le petit service ! ;)

  8. …..En congédiant Dieu, la spiritualité, l’âme, la foi et le mystère, l’homme a perdu le chemin de l’espoir….

    Moi j’ai crissé Dieu dehors depuis au moins 30 ans et je n’ai pas perdu espoir de vivre.

    Mais je sais que je vais mourir alors l’espoir d’un après, j’m’en balance, ce n’est pas nécessaire pour être heureux, ici maintenant, dans le moment présent qui seul compte.

    Je suis d’accord avec toi; seule la souveraineté de chacun est importante pas d’être additionné et se fondre dans l’humanité.

  9. À Jimmy,

    "Au contraire, trop d’égalité engendre un nivellement vers le bas et tue l’élan d’innovation et de dépassement de soi."

    Je crois Jimmy, que c’est dissociable, que le communisme ne mène pas forcément à cela. Ne prenons que la course de l’espace, la première station habitée Myr, etc..

    "le communisme dictatorial ultra-centralisateur de la défunte URSS n’a pas su résister à la volonté d’émancipation individuelle"

    Le pouvoir était justement centralisé, non pas communiste en forme de communes, etc., il n’a donc pas pu laisser de place aux idées régionales par exemple.

    Je déteste voir "communisme" aux côtés de "U.R.S.S.", car celle-ci fut pratiquement durant toute son existence, sous l’emprise d’un dictateur, d’un tueur de masse, d’un génocidaire, soit Staline.

    "L’Histoire sera jonchée de ce va et vient perpétuel jusqu’à l’éveil de conscience de l’Humanité qui la fera entrer, enfin, dans sa maturité sociale."

    Entièrement d’accord.

    À Gradlon,

    "Ainsi, nous avons des socialistes qui refusent à d’autres la liberté d’épanouissement financier"

    Épanouissement? Qu’est-ce que l’épanouissement quand des gens meurent de faim et de soif? De l’égoïsme. Ne mêlez pas les termes…

    "Deux catégories de personnes qui regardent un peu trop les routes qui pourraient les éloigner les uns des autres plutôt que celle qui pourrait les rapprocher."

    La conciliation de classe est impossible. Les bourgeois ne représentent que 2% de la planète Terre et exploitent la majorité ce celle-ci. Je ne vois pas comment on pourrait s’entendre sur un terrain commun. Je suis pour l’abolition du salariat, rien de moins. Je ne serrai jamais la main, sur un terrain d’entente, à un bourgeois. Je serrai sa main lorsqu’il abandonnera son exploitation du prolétariat, lorsqu’il quittera ses privilèges au dépens des autres, lorsqu’il entrera à l’usine, travailler comme les autres.

    À Arnold mon préféré,

    "Oui, c’est certainement possible. Il s’agit seulement de bien définir les termes et de ne pas tomber dans des pièges idéologiques."

    Ce que veut dire Arnold, c’est qu’il faudrait que le prolétariat accepte son sort de majorité exploitée, qu’il accepte le fait qu’une minorité parasitaire qui ne représente que 2% de la planète, suce les profits engendré par son travail. C’est ce que dit Arnorld, il vante donc, la conciliation de classe et l’abrutissement massif du prolétariat et la transformation de celui-ci en conquise classe docile et servile à souhait.

    "“Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits”"

    Naissent égaux? Vous blaguez j’espère? Comme déformation de la réalité réelle, on ne trouve pas mieux, sauf sur le blogue de David G. et celui de Philippe David.

    "L’égalité est une des composantes du système de justice."

    Un système de justice qui fait fi des différences financières des individus, qui favorise maladroitement ou intentionnellement le bourgeois, en faisant preuve d’ailleurs, pour ce même bourgeois, d’un favoritisme inégalé. Les seules libertés données à même le prolétariat, même le plus pauvre, sont celles nécessaires (comme soupape pour éviter la révolution) afin de dociliser sans battre, ce même prolétariat. Quelques cadeaux ici et là, mais jamais de liberté de l’emprise de la parasitaire et minoritaire bourgeoisie. La dictature bourgeoise persiste néanmoins, sans qu’aucun individu n’ait voté pour ce.

    Le système de justice dont parle Arnold, est créé par le gouvernement, par l’État et représente également l’État, l’État répressif de la bourgeoisie qui donne quelques cadeaux pour apaiser les colères, et cela fonctionne comme pour l’empereur romain qui donne, pour éviter la révolte, à son peuple un beau Coliseum! (Notre hockey, nos shows, spectacles etc..) À chacun sa pilule!

    "on retombe dans le bon vieux communisme, dont quelques rares fossiles vivants peuvent encore être observés dans la province de Québec…"

    Mhh… encore de l’anti-communiste primaire et réactionnaire, surtout non-argumenté, comme toujours.

    Arnold défend lui, on le sait bien, une espèce d’Utopie où l’exploité adore son exploiteur et le vénère quand il fait des BBQ, tout en se faisant croire qu’il est l’égal de son maître minoritaire et parasitaire (2% de la planète). La conciliation de classe, non merci!

    Arnold, définissez-nous le communisme et donnez-nous un exemple de communisme, essayez d’éviter comme un autre démagogue ici présent sur ce blogue l’a fait, Philippe David, de citer les nords-coréens. Votre plaidoyer n’en sera que plus pertinent!

    C’est difficile d’être à la fois, pertinent et démagogique. Voyons voir, comment vous vous débrouillerez.

    Le communisme, ne vous en déplaise Arnold, reste d’actualité et surtout, aujourd’hui avec les changements climatiques et les autres sources de problèmes libérales et capitalistes, viable pour une majorité d’être humains.

    Si vous osez tenter votre chance de démolir l’argumentation communiste, ayez au moins l’obligeance de battre les arguments marxistes, ne tombez pas dans l’accusation facile et dépourvue d’argument. Y en a marre à la fin!

    "De toutes façons les êtres humains ont globalement régressé depuis 2 ou 3 générations. En congédiant Dieu, la spiritualité, l’âme, la foi et le mystère, l’homme a perdu le chemin de l’espoir.

    Le matérialisme rationnel a fini par complètement assécher les esprits de la majorité. "

    Ce n’est pas tant l’absence de conservatisme maladif religieux qui a changé la société et les individus, en individualistes, mais le système capitaliste même, qui n’oublions pas, prône d"ÉCRASER SON PROCHAIN AU NOM DU Ô CAPITAL".

    Êtes-vous sincèrement à ce point nostalgique de règne sombre de Dieu et des débiles fana-tata-tiques religieux qui ont servi cette secte de privilégiés?

  10. Il semble que ce conflit entre égalité et liberté a déjà été traité par certains penseurs du XXème siècle. Je me proposerais simplement de rappeler ce qu’en avait dit raymond Aron. Les sociétés modernes sont autant de réponses imparfaites à ce paradoxe (qui n’en est d’ailleurs pas un). Comme il est justement montré dans votre article, les deux solutions "extrêmes" ne résolvent rien: sanctifier l’inégalité au nom de la liberté amène à une société de castes qui progressivement exclu certaines catégories sociales de l’humanité. L’autre réponse, inspirée du marxisme est idéaliste, elle n’échappe pas dans les faits à cette loin d’airain, inspiré du prolongement de la pensée de Machiavel, selon laquelle tout régime politique se rapporte à une forme d’oligarchie hypocrite.

    Ce paradoxe est plutôt une antinomie, c’est-à-dire que la raison ne peut concilier ces deux notions. Il convient alors, comme le suggère Aron, d’accepter ce paradoxe, en tant que donnée structurelle de nos société moderne. Il s’agit concrétement de maintenir la liberté et l’égalité au stade formel. L’inégalité de condition serait à prendre comme une stimulation, qui encouragerait tous citoyens à se dépasser!

  11. Trop de liberté tue la liberté. Il est à observer par exemple dans les jeux que trop d’options tue paradoxalement le choix et son importance. Des fois, il y a plus de ‘fun’ avec des limitations.

    Le probème avec le communisme est aussi finalement une,poussée à l’uniformité et un sens du groupe hyperexistant. Cette idéologie ne peut réellement exister qu’avec une société comme les fourmis ou abeilles.
    On voit ce que cette sorte d’idée donne en Asie, avec le problème du ‘clou qui dépasse, au Japon.

  12. Un peu ignorant…historiquement et politiquement. La liberté, l’égalité et la fraternité furent d’abord des concepts utopiques brandies par des tyrans. Les élections qui eurent lieu en 1789 eurent env. 15% de participants en France, contre celle de 1793 qui parvint à un vote avec un 99,99% d’abstention! Louis XVI était CERTAINEMENT plus populaire que Robespierre et sa clique et c’est pourquoi ils l’ont tués après s’être présentés comme royalistes aux élections de 89.

    L’égalité que ses gens voulaient (députés, haute bourgeoisie devenue bonapartiste) c’était de posséder les biens collectifs des paysans (massivement privatisé entre 92 et 1800) et de tous ceux qui s’opposeraient à eux. (exilés ou guillotinés). Ils devinrent si égaux qu’ils s’emparèrent de toutes les recettes de l’État qui fit faillite en 1798. De 1792 à 1802, aucuns services publics ne fut assurés sauf la guerre et la ‘justice’ assurée autant par des fonctionnaires de l’État que par des bandes payés pour se faire, défonçant votre maison nuitamment pour y tuer tous les occupants impunément au milieu de Paris. C’est ce qui se passait quand un artisan insultait un ministre.
    Choiseul et Richelieu eurent été aussi chatouilleux, la france eût guère pu tenir face à l’Europe coalisée.

    4 millions de Français mourrurent de 1792 à 1815. Sur 25 millions, c’est env. 1\5, mais ça ne compte pas les morts dû à l’incurie de la voirie durant cette période. L’inégalité régnait- moins de 100 000 purent se réjouir d’avoir droit à un procès (pour bcp, dt Ls XVI, décidés à l’avance, car comme pour Charles 1er, dont on avait distribué la ‘biographie’ avant le procès du Roy, les Républicains auraient ‘diminués’ le nombre de votants pour l’innocence s’il fut trop haut) et 2 000 000 seulement se réjouir de mourrir au champs d’honneur (poétiquement, mort de froid en Russie pour des dizaines de milliers) Tant qu’aux écoles publiques (élémentaires) des paroisses, dotées par Louis XIV, elles furent interdites par la République, et point remplacée avant 1880, pour préparer la chair à canon, calomnier le socialisme et la foi et nourrir le nationalisme.

    Pourtant, les Français restèrent majoritairement royalistes jusqu’en 1917. Après seulement, l’on pût sécuritairement donner le droit de vote restreint à quelques femmes de militaires…

    Tant qu’à la liberté, elle est souvent invoquée non pas pour faire le bien, ce qui ferait plaisir et mériterait le terme très galvaudé de progrès, mais pour faire le mal, priver les autres et s’enrichir soi-même et sa clientèle politique. La liberté du bourgeois ( ou noble dégénéré), c’est celle de faire des lois pour nous dépouiller, tel le renard trop heureux de dévaster le poulailler.

    Après, les extrêmes (socialistes dévergondés et libidineux, racistes, ultra-libéraux et écologistes humanophobes) débarquent, et à qui la faute, sinon à des législateurs qui se moquent l’un après l’autre de l’honneur (sans lequel vous ne pouvez représenter ou servir les autres convenablement), de Dieu (le législateur s’en moque autant que du bien de l’électeur ou du pays sur la longue durée) ou de l’amour de l’autre.

    Alors rechercher la liberté, l’égalité et la fraternité; mais comme vos élus n’ont pas d’honneur, pas de Dieu (ou si peu…), ni de charité, vous ne voterez que pour des concepts vides et le service minimum pour vous garder bien encadré par les forces de l’ordre (dont le nombre a été multipliés par presque 35 depuis 1792, pour une population à peine 3 x plus nombreuses maintenant)

    Songez-y, quand les robots et les drones seront assez nombreux, ils auront même plus à assurer de service public ni de votes: il y aura les oligarques 100x plus riches que vous et le 99% qui possédera le 10% du reste. Quand on pense que le noble de 92 n’était en moyenne que 2 à 3 x plus riches que le paysan,(ce qui payait qlq canassons pour la guerre), que Versailles a coûté moins cher que ce qu’il rapporte à la Gueuse maintenant…C’est à se demander si c’était pas plus égal dans ce temps-là, tant qu’à la liberté, vous avez maintenant le servage d’État: quoi que vous produisiez de plus que vous avez besoin, le Léviathan le prendra, l’ÉCHELLE SOCIALE n’ayant été OUVERTE que durant une brève période économique de monopole tECHNOLOGIQUE OCCIDENTALE. Maintenant, le veau gras est mort et les bourgeois doivent continuer à s’enrichir: le butin de l’honneur et la foi ont été ramassés: à la classe moyenne et aux tiers mondes maintenant. Et notez l’absence de la fraternité, sur ça, rien à dire, mais foutre rien: l’histoire de France le démontre assez bien.

  13. Pas besoin de Dieu pour être heureux ici et maintenant, en effet. Juste la bonne dose dE drogue, soma ou TV pour vous endormir, ou des putes en plus, ou des androides-pute-quoi?, la robophilie ne serait pas une liberté égale aux autres?-Ajoutons-y un hologramme super perfectionné télécharger dans votre cerveau et les robots n’auront plus qu’à récolter votre énergie. Quoi? Vous serez libre dans votre hologramme, égals aux autres batteries humaines, stimulés hormoneusement comme les autres (heureux quoi) et traiter comme une fraternité (un genre de collections d’humains quoi) et n’aurez rien à envier à aucun humain fier d’exister pour une raison supérieure, fier de leur personne et de leur honneur…

    Mais le scénario de la matrice est peut-être trop éloigné…Alors que dire des guerres pour s’emparer des ressources premières de pays en développement ou chasser les gouvernements qui ne veulent pas nous les livrer à (suffisament) bas prix pour soutenir votre ‘heureuse’ qualité de vie? Car les économies occidentales sont à bout de souffle et pour le maintenir, il faut tordre l’économie des pays pauvres pour vous le conserver (injustement) et que certainement, puisse qu’il n’y a ni Dieu, ni justice inhérente sauf celle que nos élus font, vous êtes sûrement heureux que nos (plus sombres) batteries humaines nous donnent leur jus.

  14. @Sophie Drouin

    On a pas besoin de Dieu en théorie – et il n’existe possiblement pas – pour avoir une éthique et morale. Attention aux théocrates qui se présentent en libérateurs.

    Attention aussi au Néoluddisme et au Nouvel Obscurantisme (les robots et intelligences artificielles, si on crois des penseurs orientaux et occidentaux, pourraient aussi être ‘humains’ au final, même une ‘âme’), autant au dogmatisme anti-plaisirs et pro-plaisirs – la Voix du juste millieux, tout simplement.

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