Les murs dans notre esprit
Partout, on construit des murs. Des murs pour nous protéger de l’autre qui nous fait peur. Des murs pour ne pas voir la misère de notre prochain. Des murs pour nous isoler dans nos croyances face aux idées perturbatrices qui remettent en question notre conception de la vie et de la société.
L’Histoire regorge d’exemples en ce sens : les limes de l’ancien Empire Romain cherchant à protéger ses frontières des invasions barbares; le mur de Berlin concrétisant la scission entre les idéologies capitaliste et communiste; les remparts autour des palestiniens séparant le peuple hébreu de ces derniers; les clôtures des quartiers bourgeois de nos sociétés occidentales protégeant les riches des hordes de démunis; les cloisons entre le Mexique et les États-Unis voulant flouer l’immigration illégale de pauvres gens espérant une amélioration de leur niveau de vie; etc.
En fait, ces murs ne sont que l’expression de nos propres craintes intérieures que nous édifions dans l’érection de barrières physiques sur cette terre qui est la nôtre. Ils ne sont que le reflet concret de notre manque de compassion et de compréhension envers autrui et du désir de ne pas voir opérer des transformations dont nous avons peur.
Les murailles tombent quand l’injustice et la tyrannie sont trop grandes ou lorsque la vérité éclate enfin au grand jour. Et lorsque cela arrive, le dénie de certains d’entre-nous ne peut arrêter la vague de changement qui déferle sur les digues de l’esprit humain éclatant alors sur une nouvelle perspective. Le monde a besoin d’ouverture, non seulement économiquement, mais culturellement et socialement afin de progresser.
Les murs dans nos esprits nous empêchent d’avoir un regard ouvert sur les autres habitants de la planète et retardent l’ascension de l’Humanité à un nouvel âge d’or de paix et de justice.
Ouvrez vos esprits.
5 commentaires »
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Jimmy,
J’aime votre texte… Il rejoint l’un des miens, écrit hier, qui prône le “libéralisme moral” et qui rit bien des libéraux québécois dont le libéralisme s’arrête à leur notion de l’économie, mais dont les esprits sont trop souvent emprisonnés entre des colones de chiffres et des barrières économiques. Je vous remercie de contribuer à la chute des murs. Il faut croire que les esprits sans frontière se rencontrent…
Mía
Il faut certes faire tomber les murs, sans pour autant donner quelconque crédibilité au capitalisme, ce qui est de toute façon, impossible aujourd’hui, compte tenu des constats scientifiques quant aux changements climatiques perpétrés par l’activité humaine, du moins accélérés par celle-ci.
Nos esprits se rejoignent effectivement, si l’on oublie les différences qui nous séparent et que l’on se considère notre prochain, comme notre égal, ce que le capitalisme omettra toujours de faire.
Vive le socialisme, mort au capitalisme, afin que les barrières tombent une fois pour toute.
Sur ce, je me déboucherais bien une bière, mais il est tôt.
@Sylvain
Le capitalisme néolibéral est en question. Il n’est pas viable à long terme, et c’est ce que notre époque nous démontre de plus en plus.
Sans être totalement contre le marché, j’opterais plutôt vers une libéralisation économique partielle. Même l’ancienne URSS avait procédé en ce sens.
On nationalise toutes les ressources et on laisse le marché gérer ce qui n’est pas essentielle aux bien-être des citoyens tout en l’encadrant avec des barêmes sévères.
Pour en revenir à la question des murs, celui qu’Israël construit en Palestine est une véritable abomination dont le but est de chasser les Palestiniens de leurs terres pour s’en emparer.
A bas l’Apartheid israélien!