Le chacun pour soi


Dans cette civilisation ultra-individualiste qui est la nôtre, nous sommes seuls. Seuls devant la misère, seuls en face des problèmes qui nous affligent et seuls à combattre les maux qui tourmentent nos existences.

Les défis du genre humain sont de plus en plus globaux, sociaux et le capitalisme nous divise en centrant notre attention sur notre petite personne en écartant les besoins des autres et de nous-mêmes.

Le chacun pour soi, voilà le nouveau mot d’ordre. N’aidez pas votre voisin car cela ne vous rapportera rien. Ignorez le miséreux qui tend sa main vers vous car ce n’est qu’un rebut de la société qui ne mérite pas d’exister. Ne pensez qu’à vous, qu’à votre petit bonheur personnel et détournez votre attention de votre prochain car cela n’en vaut pas la peine.

La société capitaliste a introduit ces préceptes dans notre inconscient collectif et nous acceptons sans réticence ses nouveaux commandements.

Elle nous gave de propagande et de publicités abrutissantes nous faisant oublier ce qu’est vraiment un humain : un être social qui a besoin de l’autre pour vivre et exister. L’aide que l’on apporte à la personne en détresse nous revient un jour ou l’autre car nous sommes tous reliés à une grande chaîne de la vie.

La civilisation actuelle nous dévie des valeurs qui ont permis à l’humanité de survivre pendant des milliers d’années. L’avenir apparaît bien vacillant pour notre espèce car le capitalisme triomphant renie ce qui a fait d’elle la race dominante sur cette planète.

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15 réflexions sur “Le chacun pour soi

  1. Eh! oui, l’homme est un animal social et il faut le répéter et le répéter pour que les gens s’en souviennent.

  2. Même au travail, les gens semblent de plus en plus inconfortables avec l’esprit d’équipe. Comme il est maintenant « accepté » que l’emploi est précaire, c’est chacun pour soi. Même dans nos familles, c’est l’éloignement et l’oubli des liens fondamentaux. Un lavage des cerveaux par la télé et la soif de consommer a transformé la « bête ». Ça changera peut-être lorsque nous aurons épuisé le pétrole.

  3. Jimmy,

    Non pas que je sois en désaccord avec ce texte que tu viens de publier, mais je permets tout de même cette remarque :

    Il y a toujours eu des profiteurs et des exploités. Les monarchies et la papauté en sont de lugubres exemples. Les États-Unis, pays de « liberté » et des « droits de l’homme » (sur papier…) ont été construits essentiellement sur l’esclavage, pendant que l’on constitutionnalisait les deux beaux principes qui précèdent. L’Angleterre, berceau du parlementarisme, a érigé et consolidé son empire en exploitant « ses » colonies et les gens qui les habitaient ; à ce propos, pensons à l’Afrique du Sud, où les Anglais ont, jusqu’à tout récemment, nié tout droit aux noirs, lesquels ils ont exploités jusqu’à leur dernière sueur…jusqu’à leur dernière goutte de sang ! Et que dire des exploiteurs belges, français, espagnols, portugais ? Et de ceux de la Rome antique (qui n’a rien de romantique, soit-dit en passant), d’Athènes, de Sparte ? Je m’arrête, car la liste serait trop longue…

    Non ! L’avenir n’est pas rose, bien au contraire. Mais, notre passé non plus : je dirais qu’il était plutôt d’un gris tirant fortement vers le noir…

    Ce n’est donc pas d’aujourd’hui que la bêtise non seulement s’exprime, mais qu’elle a le haut du pavé. Et devant tant d’oppression, qu’ont fait les oppressés ? Pour s’en sortir et mettre un terme à tant d’injustice, au lieu de s’unir afin de barrer la route aux exploiteurs de ce monde, ils ont, la plupart du temps, préféré rêver de devenir, un jour, l’un de ceux disposant du fouet pour s’exprimer. Le principe « Lotto 6/49 » a presque toujours primé, hélas !

  4. Le comble que j’ai constaté sur cet individualisme est pendant le temps des fêtes…

    La dernière pub de La Baie:

    Enfant: « Maman, est-ce qu’il existe une telle chose que les ventes de Noël chez la Baie? »

    Maman: « Hum… Non… »

    Annonceure: « Avec les soldes de Noël chez la Baie, vous n’aurez pas envie d’être gênés dans votre magasinage. »

    C’est à peu près le message que j’ai entendu à la radio quelques fois pendant mes shifts de sauveteur cette année.

    Doit-on s’en étonner? Non, pas vraiment. Doit-on le critiquer? Il faut se rendre à l’évidence qu’il aurait fallu agir bien plus tôt.

    Je crois que l’on est rendus à un moment où il est devenu trop tard pour lancer des critiques. Beaucoup trop tard pour reprocher aux gens ou lancer des roches à l’étendard de l’individualisme.

    Il y a une solution? Je ne sais pas trop, mais j’en connais une… Prêcher par l’exemple ^^. C’est le temps des fêtes, de la dinde, des réunions entre amis et en famille. C’est le moment idéal d’être ensemble et de se parler. Organisez des choses et amusez-vous.

    P.S. Jimmy, je te laisse mon MSN…

    zahamyr@hotmail.com

    Prière aux autres de ne pas en abuser. Mais je crois que j’ai à te parler.

  5. Je vais reproduire ce commentaire sous forme de billet sur mon blogue.

    Moi je n’aime pas travailler en équipe (c.-à-d. toute la gang qui travaille à la même chose en même temps), mais ça tient plus à mon caractère de rat de bibliothèque. Je travaille seule chez moi, dans la paix et le silence — finis les commérages de bureau! Bien des gens seraient malheureux ainsi.

    Par contre je travaille très bien sur une partie de tâche qu’on m’a attribuée tout en coordonnant avec les autres et en les consultant pour harmoniser. J’ai besoin d’être le boss de mon affaire. Et j’ai horreur des réunions!

    Cela dit, je ne nie pas que l’analyse de M. Saint-Gelais est vraie pour bien des gens — trop de gens, en fait. Mais moi je suis une ptite rebelle, une révoltée (mon amoureux dit que je fais partie de la protest generation) et j’ai toujours refusé de m’endurcir contre les côtés laids de la vie.

    J’ai déjà participé à des manifs, à une action directe (3 gars de Greenpeace ont escaladé la bien-nommée Tour de la paix à Ottawa en1983 pour déployer une bannière Non aux missiles Cruise, moi je m’occupais d’avertir tous les postes de radio et de télé). Si j’étais plus jeune et que j’avais plus de temps, je le ferais encore (je travaille beaucoup trop ces temps-ci).

    Je suis incapable qu’on dise «les besseux c,est toutte des paresseux», «les Arabes c’est des ___________» (remplissez le blanc avec toutes les conenries qu’on entend sur eux ces temps-ci) Je suis incapable d’accepter que des gens se fassent torturer ou mettre en prison sans jugement. Alors j’écris des lettres pour Amnistie internationale, J’écris aux journaux. je blogue, je fais circuler des pétitions. J’ai toujours rêvé d’être journaliste, éditoraliste ou écrivain, ou encore de faire de la radio d’opinion, mais PAS comme André Arthur, le contraire!

    Je suis naïve? Oui et non. You may say I’m a dreamer…. I have a dream!

  6. @Renart

    Et oui, il faut le répéter!

    @Lutopium

    Le manque de ressources remettra tout en question, dont notre mode de vie.

    @Sociétés et décadence

    Il est certain que l’histoire passée de l’humanité est remplie de cruauté et de périodes sombres. Mais il semble que le capitalisme exacerbe les comportements les plus vils de l’être humain, comme l’égoïsme et l’indifférence, et c’est ce que mon billet met en évidence.

    @Manx

    La solution s’imposera d’elle-même avec le délabrement des richesses, dû moins je l’espère.

    @La Longueilloise

    Tu n’es pas naïve. Espérer un monde meilleur n’est pas naïf. Continue ton travail!

  7. Salut Jimmy,

    Très intéressante et très stimulante réflexion!

    Je suis d’accord avec ta critique de la publicité abrutissante, mais, pour le reste, je suis sincèrement désolé mais ta thèse du « méchant système capitaliste » n’a strictement aucun sens.

    Je pense que tu es un nostalgique de la vieille société tribale ou clanique, la société du « face à face » pour parler comme K. Popper.

    D’ailleurs, comment peux-tu savoir ou prétendre que les gens sont plus individualistes maintenant qu’ils ne l’étaient au 18è ou au 19è siècle? Quoiqu’il en soit, l’individualisme est un non-concept, tu ne pourras jamais l’opérationnaliser; tu auras toujours autant de définitions du concept d’individualisme que tu auras d’individus

    « N’aidez pas votre voisin car cela ne vous rapportera rien… » Et comme si c’était la faute du système capitaliste si mon voisin ne me prête pas sa souffleuse! Alloo?? Mais tout ça n’est qu’un banal problème de relations humaines.

    Et l’histoire des massacres, des guerres, des pogroms, etc. nous montre bien que des meutes de « bêtes » ont existé de tout temps, même dans les époques archaïques, pré-capitalistes.

    L’enfer a existé dans tous les régimes et sous toutes les latitudes.

    Chercher un « coupable » pour le blâmer est bien un vieux réflexe chrétien. Le capitalisme n’est pas bien ou mal, il est point. Il faut simplement apprendre à vivre avec et c’est, d’abord et avant tout, à nous de rendre notre vie communautaire plus douce et plus agréable, en commencant par donner un bon coup de main à notre voisin durant une tempête.

  8. @Arnold S.

    L’histoire de la souffleuse est la source de mon inspiration, mais non le fondement de ce billet. Il suffit d’une petite étincelle dans sa propre vie afin de dégager une constatation de son époque.

    Je m’insurge depuis toujours contre l’individualisme exacerbé et ce texte suit la ligne de pensée que j’ai toujours eu. Sortir une référence à un exemple personnel que j’ai cité sur un autre blogue ne mène à rien. Cela détourne le sujet de sa véritable raison d’être : celle de provoquer et d’éveiller les consciences.

    Je le répète encore : « il semble que le capitalisme exacerbe les comportements les plus vils de l’être humain, comme l’égoïsme et l’indifférence, et c’est ce que mon billet met en évidence ».

    L’humanité n’a pas toujours été axée sur seulement l’individu. L’entraide est aussi un de ses traits. Comme je le citais dans l’un de mes derniers textes : « une analyse plus objective démontre que les humains ont une prédisposition à s’entraider lorsque les conditions de vie sont difficiles (survie de la race oblige) et à s’éloigner ainsi qu’à ignorer la misère de l’autre lorsqu’une relative prospérité domine (comme depuis la fin de la deuxième guerre mondiale). Par exemple, les tribus primitives humaines chassaient en groupe et s’appuyaient collectivement dans le milieu hostile de la préhistoire. »

    Pour le reste, je respecte ton opinion, même si je ne suis pas d’accord!

  9. La sociobiologie ou la biopsychologie est à la mode en ce moment. On a fait des recherches pour déterminer quelle stratégie est la plus rentable au point de vue survie : être égoïste, ou être altruiste? J’ai lu quelque part que les animaux supérieurs sont naturellement altruistes parce que c’est un comportement payant au point de vue de l’évolution. Une espèce dont les membres se tiennent ensemble et s’entraident a davantage de chances de survivre. Donc les égoïstes se tirent dans le pied, même au point de vue de leur propre survie.

    Question : M. Saint-Gelais, est-ce que dans vos lectures vous auriez vu une façon pour une tite, titre entreprise d’obtenir une certification environnementale, qui ne coûte pas des milliers de dollars? J’aimerais, si je pouvais, faire certifier mon entreprise et inclure une déclaration environnementale dans mes états financiers. Je ne suis pas obligée de le faire mais ça me plairait.

  10. Merci Jimmy,

    Tu viens encore de publier un excellent billet qui nous amène à réfléchir. Et c’est tant mieux, que l’on soit ou non d’accord avec ce que tu écris.

    En effet, personnellement, je me vois mal commenter de cette manière un blogue parlant de recettes culinaires…ou de couches à changer… Je préfère de beaucoup ceux qui, comme le tien, nous font part des maux sociaux qui nous affligent, sans nécessairement apporter pour autant de recette miracle pour les estomper. Tu nous laisses de la place pour en discuter librement et ça, c’est une excellente façon de faire en sorte que, peut-être un jour, les humains feront un petit pas vers leur propre « humanisation » au sens strict du terme.

  11. Allo La Belette et Jimmy,

    « On a fait des recherches pour déterminer quelle stratégie est la plus rentable au point de vue survie : être égoïste, ou être altruiste? »

    Ces biologistes, qui expliquent les comportements animaux en ces termes d’altruisme ou d’égoïsme, sont tombés dans un bon vieux « panneau » philosophique : l’anthropomorphisme.

    Voici pourquoi: la survie est la problématique fondamentale de toutes les espèces animales. Donc, dans certains cas, ou dans certains conditions, ces comportements peuvent nous sembler, à nous humains, soit altruistes ou soit égoïstes. Mais cela n’est qu’une projection de nos idées et de nos sentiments sur une réalité animale, qui a sa logique propre et qui ne connaît strictement rien à ces catégories.

    Une analogie, si on veut, serait de parler du « raisonnement » chez un enfant de 24 mois…

    L’animal fait ce qu’il a à faire pour survivre le plus efficacement et le plus longtemps possible, tout le reste n’est qu’interprétation.

  12. @La longueuilloise

    J’aime bien cet ajout! Cela complète bien ce que j’évoquais dans « Altruisme et anthropologie ».

    Désolé, je ne peux t’aider concernant une certification environnementale. Mais tu devrais voir un CGA afin qu’il te conseille.

    @Sociétés et décadence

    Merci! J’aimerais apporter des solutions, mais elles sont difficiles à découvrir. La seule viable à mon avis est de réduire la consommation et de généraliser le recyclage.

    @Arnold S.

    « L’animal fait ce qu’il a à faire pour survivre le plus efficacement et le plus longtemps possible, tout le reste n’est qu’interprétation. »

    Peut-être. Cependant, les concepts de l’égoïsme et de l’altruisme sont présents aussi chez l’animal. Les loups chassent en bande, les fourmis travaillent ensemble, les singes coopèrent. Rien à voir avec l’anthropomorphisme.

    Comme le disais la Longueuilloise, il est parfois rentable pour une espèce de s’entraider.

  13. « le chacun pour soi » je le vis au quotidien. L’individualisme, cette maladie existe chez les pauvres comme chez les riches, chez les « croyants » comme chez les « athées ». Chez les jeunes et chez les moins jeunes..Je suis très âgées. L’expérience m’ouvre les « yeux » C’est déplorable. Véritable décadence humaine…..

  14. Je fais chaque jour avec consternation la même observation. Il n’y a en effet qu’une règle qui régisse les rapports humains à notre époque : l’indifférence avec le mépris et l’égoïsme qui constituent désormais des valeurs. Comment supportes-tu d’être aussi lucide ?

  15. Bonjour !

    Je comprends, j’ai envie d’y croire et pourtant…
    Tous les jours les personnes qui m’entourent me rappellent ceci : » nous sommes tous persuader d’être juste et solidaire et nous parlons et agissons comme tel ! Toutefois nous confondons justice et solidarité avec mensonge sur soi même et égoïsme ! »

    Ne vous méprenez pas, la consommation, la télévision, les médias… ne sont pas des causes mais des symptômes de notre ancestrale nature !

    Vous le dite vous même: l’homme est un animal social, pas un HOMME social !

    Je n’aime pas être cynique, et pourtant il faut pour notre propre santé apprendre à devenir nous aussi des hommes ! (sinon vive la corde au cou)

    Pour arrêter les nuits blanches apprenez cette maxime de coluche :  » l’horreur est humaine !  »

    et ma petite perso :  » GO FUCK YOURSELF !  » (même si j’ai encore du mal à ne pas être moral :(

    PS : Tu devrais lire machiavel !
    PS bis : désolé pour les fautes d’orthographes !

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